Commotion à Montréal: un DG anonyme vise Kent Hughes

Commotion à Montréal: un DG anonyme vise Kent Hughes

Par Marc-André Dubois le 2025-03-21

L’aveu a été lancé en toute confidentialité à Pierre LeBrun lors des réunions des directeurs généraux en Floride.

Un dirigeant de la LNH, dont l’identité demeure inconnue, a confessé qu’il voyait les Canadiens de Montréal comme une menace grandissante.

Une déclaration qui a instantanément secoué le monde du hockey, déclenchant une vague de spéculations. Qui, parmi les grands décideurs de la ligue, pourrait craindre la montée en puissance du CH?

« Ils arrivent plus vite que prévu. » aurait ajouté ce même DG, soulignant que l’équipe de Kent Hughes s’est transformée bien plus rapidement que les experts ne l’avaient anticipé.

 « Ils ont du talent, ils ont des jeunes, et en plus, ils ont de l’espace sous le plafond. Quand ils décideront d’appuyer sur l’accélérateur, ça va faire mal. »

Si, jusqu’à récemment, la reconstruction du Canadien était perçue comme un projet flou, il semble qu’un virage majeur ait été pris.

Montréal n’est plus simplement une équipe en transition – elle est sur le point de devenir un réel compétiteur, et certains dirigeants commencent visiblement à ressentir la pression.

« Ils sont mieux placés que nous à long terme. » aurait même confié ce DG, dans une autre déclaration captée par LeBrun. Une phrase lourde de sens, qui en dit long sur la frustration et l’inquiétude de certains rivaux du CH.

Alors, qui est cet homme de hockey qui tremble à l’idée de voir le Canadien se transformer en puissance? Qui observe la progression de Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Lane Hutson, Ivand Demidov et compagnie avec une appréhension grandissante?

Qui, dans les hautes sphères de la LNH, voit en Kent Hughes une menace pour son propre projet?

C’est la grande question qui agite le monde du hockey. Qui est ce DG qui craint le Canadien de Montréal?

Kent Hughes et Jeff Gorton ont fait tourner bien des têtes cette saison. Avec une reconstruction méthodique et une équipe jeune qui commence à prendre son envol, le Tricolore s’est hissé parmi les équipes les plus intrigantes de la LNH.

Pourtant, il semble que cette ascension donne des sueurs froides à certains de ses rivaux. Lors des réunions des directeurs généraux en Floride, Pierre LeBrun a recueilli une déclaration fracassante d’un dirigeant d’équipe qui, sous couvert d’anonymat, a admis : « Cette équipe me fait peur. »

Une phrase qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux. Qui, dans les hautes sphères de la LNH, a osé exprimer une telle crainte? Qui voit en Kent Hughes et en ses Canadiens une menace grandissante?

Le premier réflexe de plusieurs observateurs a été d’écarter certaines évidences. Non, ce n’est pas Marc Bergevin, puisque l’ex-DG du Tricolore est aujourd’hui assistant à Los Angeles.

Ce n’est pas non plus un dirigeant d’une équipe en pleine course pour la Coupe Stanley comme Jim Nill (Dallas) ou Chris MacFarland (Colorado), dont les préoccupations sont ailleurs. Alors, qui?

1. Le DG de l’Utah

C’est l’une des hypothèses les plus crédibles. L’équipe de l’Utah, anciennement les Coyotes de l’Arizona, est en reconstruction depuis bien plus longtemps que le Canadien.

Pourtant, malgré des années de transactions visant à accumuler des choix, leur avenir semble bien moins prometteur que celui de Montréal. Utah manque d’une identité claire et de jeunes talents élites capables de transformer leur équipe en prétendant sérieux.

Pendant ce temps, Montréal aligne des jeunes joueurs excitants et semble en bien meilleure posture à moyen et long terme.

2. Steve Staios (Senateurs d'Ottawa)

Si un DG devait avoir peur du Canadien, c’est bien celui des Sénateurs d’Ottawa. L’organisation d’Ottawa a entrepris sa reconstruction bien avant Montréal, accumulant des jeunes talents comme Tim Stützle, Jake Sanderson et Brady Tkachuk.

Pourtant, aujourd’hui, la situation des Sénateurs est loin d’être meilleure que celle du CH en terme de futur et d'espoirs. Leur bassin d'espoirs est no man’s land inconfortable. Pendant ce temps, le CH, qui est arrivé plus tard dans le processus, semble désormais mieux structuré et en meilleure position pour l’avenir.

3. Kevyn Adams (Sabres de Buffalo)

Buffalo est dans une situation similaire à Ottawa. L’équipe a mis des années à accumuler des talents, mais les résultats ne suivent pas.

Le récent échange de Dylan Cozens aux Sénateurs en est un exemple criant : le DG des Sabres espérait un gros retour, mais a dû se contenter de Josh Norris.

En parallèle, Montréal continue de s’améliorer, avec un noyau bien défini et une gestion méthodique de la part de Kent Hughes. Si Adams est l’homme derrière la déclaration de LeBrun, ce serait un aveu de faiblesse retentissant.

4. Un DG de l’Ouest?

Plusieurs DG de l’Ouest pourraient également ressentir une certaine crainte à voir le Canadien se structurer de la sorte. Seattle, Calgary ou encore Anaheim pourraient être des suspects. Les Ducks, par exemple, ont refusé d’échanger Mason McTavish et Leo Carlsson à Montréal, mais voient peut-être d’un mauvais œil le développement accéléré du CH, qui pourrait bientôt leur damer le pion en matière de jeunes talents.

Pourquoi les Canadiens font peur?

L’aveu de ce DG anonyme repose sur des faits concrets : le Canadien de Montréal est sur une trajectoire ascendante.

- Une reconstruction accélérée

Contrairement aux équipes qui s’enlisent dans des reconstructions interminables (Arizona, Ottawa, Buffalo), le CH a rapidement su établir une identité et une direction claire. Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky forment un noyau jeune et dynamique, tandis que d’autres jeunes comme Lane Hutson, David Reinbacher et Michael Hage viendront solidifier l’avenir.

- Une approche stratégique du marché des transactions

Kent Hughes a été méthodique à la date limite des transactions, préférant conserver ses actifs pour l’été plutôt que de se précipiter dans des échanges coûteux.

Il a affirmé qu’il ne signerait pas un joueur autonome à long terme surpayé, mais qu’il pourrait sacrifier certains choix ou jeunes pour aller chercher un deuxième centre de qualité.

- Une gestion exemplaire du plafond salarial

Avec une masse salariale bien gérée, Montréal sera l’une des rares équipes à pouvoir bouger intelligemment cet été. Pendant que plusieurs formations devront jongler avec des contraintes financières, Hughes aura les coudées franches pour améliorer son équipe sans s’endetter à long terme.

Et maintenant?

L’aveu de ce DG anonyme est plus qu’un simple commentaire : c’est une confirmation que le reste de la LNH commence à voir le Canadien comme une menace sérieuse.

Kent Hughes et Jeff Gorton ont patiemment construit un projet qui prend maintenant forme. Si un DG voit déjà le CH comme un danger, imaginez ce que ce sera dans un an ou deux, lorsque tous ces jeunes auront pris encore plus d’expérience.

Les Canadiens ne sont peut-être pas encore de retour parmi l’élite de la LNH, mais leur ascension ne fait plus aucun doute. Et visiblement, cela fait déjà trembler certains de leurs rivaux.