Nettoyage de la chambre: Martin St-Louis veut se débarrasser des deux frères Xhekaj

Nettoyage de la chambre: Martin St-Louis veut se débarrasser des deux frères Xhekaj

Par David Garel le 2025-11-28

Chaque geste posé par Martin St-Louis ou Kent Hughes représentent une logique sombre et silencieuse qui nourrit désormais ce que plusieurs, dans les coulisses comme dans les gradins, n’appellent plus une théorie mais bel et bien un plan organisé de "complot" visant les deux frères Xhekaj.

Et plus on accumule les indices, plus on se surprend à se demander s’il ne s’agit pas d’une simple coïncidence, mais plutôt d’un fil conducteur que l’entraîneur du Canadien déroule lentement, presque froidement, au vu et au su de tous, comme si l’élimination graduelle des deux Xhekaj constituait une sorte d’objectif non avoué mais parfaitement cohérent avec sa vision du hockey.

La réclamation au ballottage de Samuel Blais, dont la présence flotte immédiatement comme un avertissement adressé directement aux frères Xhekaj : vous n’êtes plus prioritaires, et peut-être même que vous êtes en trop.

C’est exactement là que la rumeur s’enflamme. 

Parce que ce rappel bien précis, combiné à l’exclusion immédiate d’Arber Xhekaj de l’alignement, a rendu ce complot crédible pour les "St-Louis haters": le coach n’a aucune intention de construire avec les Xhekaj.

Florian, à peine stabilisé sur un trio d’énergie, se voit déjà menacé par Blais lorsque l'équipe reviendra à Montréal.

Arber, lui, n’est même plus un projet : il est devenu un boulet pour le coach. Un fardeau qui finira pas être transigé...

Et quand une équipe alignée de six recrues se prive, volontairement, d’un homme aussi massif et expérimenté qu’Arber, quand elle préfère miser sur Engström  au détriment d’un défenseur qui a disputé 185 rencontres dans la LNH, quand on justifie cette décision non par la performance mais par une vague notion de “mathématiques”, alors là, même les amoureux de St-Louis cessent de rire.

C’est là que l’hypothèse la plus explosive prend forme : et si Martin St-Louis cherchait non seulement à sortir Arber Xhekaj, mais à sortir les deux frères en même temps, dans une seule et même transaction, afin de « nettoyer » complètement la composante robustesse de son vestiaire, une dimension qu’il n’a jamais aimée, jamais encouragée, et qu’il ne semble absolument pas vouloir tolérer dans son système?

Cette idée, autrefois farfelue, devient soudainement crédible.

Parce que dans un marché où chaque équipe cherche à redéfinir son identité, l’idée de récupérer “les deux frères Xhekaj” dans un package, un branding, une histoire clé-en-main, s’impose comme un produit irrésistible sur le marché des transactions:

Philadelphie, qui rêve de raviver l’âme des Broad Street Bullies; Chicago, qui a besoin de protéger Bedard et Nazar avant qu’ils ne soient affectés par trop de coups salauds; Boston et qui cherche désespérément une injection de méchanceté pour redevenir les "Big Bad Bruins"; Nashville, qui veulent ajouter un côté du physique et jeune pour leur reconstruction à venir; ou même les Islanders de Patrick Roy, qui a toujours eu un faible pour les joueurs qui jouent avec un cœur trop gros pour leur propre sécurité. Surtout depuis la blessure d'Alex Romanov, le roi Patrick veut encore plus protéger Matthew Schaefer.

Chaque équipe y trouverait son compte.

Chaque directeur général comprendrait la valeur du duo.

Et le CH se débarrasserait d’un problème que St-Louis semble vouloir régler depuis des mois.

Parce que plus on observe le comportement de l’entraîneur, plus on voit sa vision profonde se dévoiler : le hockey qu’il souhaite pratiquer est basé sur la fluidité, la transition, la lecture du jeu, pas sur la violence, la provocation ou l’intimidation.

Dans ce système-là, les Xhekaj ne sont pas seulement mal utilisés : ils sont incompatibles. 

Ils deviennent des failles à masquer. Pour St-Louis, les Xhekaj sont des irritants à éliminer, surtout depuis le rappel de Samuel Blais, un joueur capable de faire mal... mais aussi de jouer de façon "responsable".

Et voilà pourquoi la rumeur du “complot des Xhekaj” ne choque plus personne.

Parce que les signaux sont partout : Engström est déjà considéré pour le désavantage numérique et est tout proche de jouer avec Lane Hutson dans un futur rapproché, Struble est placé au-dessus d’Arber dans la hiérarchie, Blais rappelé pile au moment où le grand frère est sorti de l’alignement, et maintenant la possibilité très réelle que Florian lui-même perde son siège dès le retour à Montréal.

Dans un vestiaire où l’on s’apprête à réduire l’effectif à 18 patineurs, il est désormais clair que les deux seuls joueurs dont la place est en péril portent le même nom de famille.

On peut appeler ça une coïncidence.

Ou on peut appeler ça ce que tout Montréal appelle déjà : un plan... ou plutôt... la purge des deux frèes...

Le Canadien n’est plus en train de gérer deux joueurs.

Il est en train d’éteindre une identité.

Et si les deux frères quittent Montréal ensemble, ce ne sera pas une surprise : ce sera la conclusion logique d’une saison où ils n’auront jamais eu la moindre chance de correspondre à ce que Martin St-Louis souhaite construire.

Parce qu’à Montréal, aujourd’hui, les Xhekaj ne sont plus perçus comme des joueurs de hockey.

Ils sont devenus un problème structurel.

Et l’entraîneur a déjà choisi la solution: le nettoyage...