La transaction de Jake Evans annoncée après le tournoi des 4 nations: l'attaquant jacasse

La transaction de Jake Evans annoncée après le tournoi des 4 nations: l'attaquant jacasse

Par Marc-André Dubois le 2025-02-16

Le départ de Jake Evans semble désormais inévitable. Chaque indice, chaque déclaration, chaque mouvement dans l’organisation du Canadien pointe vers une seule conclusion : Evans ne terminera pas la saison à Montréal.

Mais une question persiste : la transaction est-elle déjà conclue en coulisses?

Depuis quelques jours, une rumeur prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux. Certains croient que l’échange d’Evans est déjà réglé et qu’il ne manque que l’annonce officielle.

La pause du tournoi des 4 Nations empêche peut-être les Canadiens de finaliser l’opération immédiatement, mais tout semble s’aligner pour que l’annonce survienne dans les prochains jours.

Jake Evans a parlé au passé… une erreur ou un aveu? L’origine de cette rumeur? Jake Evans lui-même.

Lors de sa dernière conférence de presse, il a eu un lapsus révélateur, s’exprimant au passé lorsqu’il parlait de son passage avec le Canadien.

« C’était un honneur. C’est un endroit tellement incroyable pour jouer, c’est une ville où il fait bon vivre, et j’ai vraiment apprécié mon temps ici. Il y a tellement d’histoire, tellement de grands joueurs ont porté ce chandail avec fierté. C’est vraiment un honneur. »

Ce genre de déclaration ne laisse aucune place au doute. Il sait qu’il part, il se prépare à quitter Montréal, et il fait déjà son deuil du Canadien.

Quand un joueur parle comme ça, c’est fini. L’autre élément qui alimente les rumeurs? La performance d’Owen Beck à Laval.

Samedi soir, Beck a marqué deux buts et dominé le jeu, menant le Rocket de Laval à une victoire convaincante de 5-2 contre Rochester.

Tout le monde sait que Beck ne restera pas dans la AHL bien longtemps. Il a été cédé au Rocket uniquement pour continuer de jouer pendant la pause des 4 Nations, mais son rappel à Montréal est déjà prévu dès que la LNH reprendra ses activités.

Et qui remplacera-t-il? Jake Evans.

C’est écrit dans le ciel : Beck va monter et Evans va partir. Un échange prêt à être annoncé? L’autre élément troublant? Le silence du Canadien.

Habituellement, lorsqu’un joueur clé arrive à la fin de son contrat, on entend parler de négociations, d’efforts pour tenter de le garder. Mais dans le cas de Jake Evans, rien.

Au contraire, tout indique que les ponts sont déjà coupés entre le clan Evans et Kent Hughes.

Rappelons que :

- Pierre LeBrun et Elliotte Friedman ont confirmé que les négociations sont dans une impasse totale.

- Les dirigeants du Canadien ont laissé couler à Friedman qu’Evans demandait 5 ans à 3 M$ par saison, ce que l’équipe ne veut pas lui offrir.

- Le camp Evans a riposté, laissant fuiter que l’équipe et son client étaient très loin d’une entente, ce qui a refroidi les autres équipes sur le marché.

- Le téléphone de Kent Hughes sonne de plus en plus, signe que plusieurs formations veulent acquérir Evans.

Bref, tout laisse croire que le Canadien a déjà un accord en place et qu’on attend simplement la fin du tournoi des 4 Nations pour l’officialiser.

Qui pourrait accueillir Jake Evans?

Plusieurs équipes sont toujours dans la course :

- Devils du New Jersey : Déjà très agressifs sur le marché, ils cherchent un troisième centre fiable et défensif. Ils sont les plus intéressés à Evans.

- Kings de Los Angeles : Avec Marc Bergevin qui espionne le Canadien, difficile de ne pas voir un lien direct. Los Angeles veut solidifier sa profondeur défensive et Evans serait parfait derrière Danault.

- Wild du Minnesota : Équipe en quête de stabilité au centre sur le bottom 6 (en ce moment, Marat Khusnutdinov et Yakov Trenin sont les 3e et 4e centres).

Maple Leafs de Toronto : Brad Treliving cherche un joueur défensif pour sa ligne de centre et Toronto pourrait tenter un coup. Mais leur offre serait très décevante selon les insiders.

- Lightning de Tampa Bay : Nom surprenant ajouté par Jean-Charles Lajoie, ils pourraient profiter de l’occasion pour solidifier leur PK.

Là où ça devient intéressant, c’est que le timing du marché joue en faveur de Kent Hughes.

Pourquoi? Parce que Scott Laughton est la priorité absolue de plusieurs équipes, dont les Jets et les Leafs. Dès que Laughton sera échangé, l’équipe qui le rate pourrait immédiatement se tourner vers Evans.

Il faut donc rajouter Winnipeg si la formation du Manitoba perd la course pour l'obtention du plombier des Flyers de Philadelphie.

Hughes est en embuscade, prêt à capitaliser sur la demande grandissante pour des centres défensifs.

Si Jake Evans n’a pas encore été échangé officiellement, tout indique que c’est une question de jours, voire d’heures.

Dès la fin du tournoi des 4 Nations, son départ pourrait être annoncé et Owen Beck prendra sa place à Montréal. Le suspense ne durera pas longtemps.

Que ce soit New Jersey, Los Angeles ou Toronto, Minnesota, Tampa Bay ou Winnipeg, Jake Evans sait déjà qu’il vit ses derniers moments dans l’organisation du Canadien.

Reste à voir quand le couperet tombera.

Depuis que Jake Evans a parlé au passé, les spéculations fusent. Était-il réellement brisé émotionnellement, conscient que son aventure à Montréal tirait à sa fin?

Ou bien avait-il une intention cachée, une volonté de mettre Kent Hughes dans l’embarras en exposant leur guerre contractuelle au grand jour?

« Il y a définitivement des discussions avec le club, mais rien de concret. Je vous mentirais si je vous disais que ce n’était pas toujours dans ma tête. »

C’est une déclaration qui pourrait être perçue comme une tentative honnête d’exprimer son incertitude, mais aussi comme une façon d’accentuer la pression sur le DG du Canadien.

Dans un marché aussi féroce que Montréal, où chaque mot est disséqué, Evans savait exactement ce qu’il faisait en choisissant de parler au passé.

Si l’objectif était de forcer Kent Hughes à réagir, il a réussi son pari. En l’espace de quelques jours, l’intérêt pour Evans a explosé, et la possibilité d’une transaction imminente est devenue une certitude.

La vraie question : qu’espérait Evans en parlant ainsi?

Était-ce un moment de vulnérabilité, où la frustration et la tristesse ont pris le dessus? Ou était-ce un coup calculé, une ultime tentative de manipuler la situation à son avantage?

Dans une ville comme Montréal, chaque mot devient une arme. Et dans ce duel médiatique entre Evans et Hughes, il est clair que le joueur ne voulait pas partir sans faire entendre sa voix.

L’avenir de Jake Evans n’est plus une question de “si”, mais bien de “quand”. Et la vraie interrogation demeure :

A-t-il joué avec ses émotions ou avec les nôtres?