Malaise des serviettes: Dany Dubé démolit Martin St-Louis

Malaise des serviettes: Dany Dubé démolit Martin St-Louis

Par David Garel le 2025-03-26

La claque de 6-1 subie par le Canadien à St. Louis a laissé des traces. Mais c’est la réaction de Dany Dubé après la rencontre qui a vraiment secoué l’environnement montréalais.

Sans aucune pitié, Dubé a démoli Martin St-Louis en direct sur les ondes du 98,5 FM, exposant les failles profondes d’un club qui, selon lui, vit dans l’illusion du succès. Et pendant que l’équipe se fait humilier sur la glace, le vestiaire, lui, continue de fonctionner comme un country club.

Écoutez bien ce que Jean Trudel, l’un des animateurs du Balado Stanley 25, a révélé cette semaine : les serviettes des séries éliminatoires sont déjà prêtes au Centre Bell.

Regardez l'extrait vidéo suivant pour tous les détails:

Oui, les fameuses serviettes qu’on distribue aux partisans, qu’on agite dans l’euphorie d’un but ou d’une entrée sur la glace en avril. Elles sont imprimées. Emballées. Stockées. Prêtes à être lancées.

Le problème ? Il reste trois semaines à jouer, et le CH est à peine sur la corde raide. La course est infernale. Chaque point compte. Et eux ? Ils préparent le spectacle.

C’est bien beau d’être fins, de rire avec les journalistes à l’hôtel, de faire les morning skates optionnels, mais à un moment donné, il faut se regarder dans le miroir, a laissé entendre Dubé, visiblement écoeuré.

Depuis quelques semaines, l’ambiance autour du CH s’est détendue. Trop détendue. L'équipe a la dernière place en séries, les matchs sont serrés, les jeunes produisent… mais les mauvaises habitudes reviennent.

C’est exactement ce que Dany Dubé dénonçait entre les lignes après la dégelée à St. Louis. Ce sentiment général de se penser trop bon.

Cette impression que le groupe se pense déjà arrivé. Qu’il se voit déjà en séries alors qu’il n’a encore rien prouvé. Ce genre de détail – comme des serviettes prêtes trop tôt – c’est provoquer les dieux du hockey. Et on le sait tous : le hockey, ça pardonne rarement l’arrogance.

Le hockey, c’est une game de punition. C’est baveux. C’est cruel. C’est brutal. Pas un tapis rouge avec des serviettes brodées et des sourires dans les halls d’hôtel.

Et le résultat ? 6-1. Un écrasement total dans le match le plus important de la saison. Un rappel violent que les séries, il faut les mériter. Pas les anticiper. Et si le CH continue de jouer comme s’il avait déjà sa place assurée, alors ces serviettes ne serviront à rien…

Elles finiront à la poubelle.

Et ce que Dany Dubé a révélé en ondes est inquiétant : pendant que les Canadiens encaissent défaite après défaite, Martin St-Louis rit aux larmes avec les journalistes dans les hôtels, comme si la pression n’existait plus.

Pire encore : les morning skates sont désertés, presque systématiquement. Les journées d’entraînement optionnel sont devenues… optionnelles pour tout le monde.

Seul Lane Hutson, jeune recrue affamée, chausse les patins seul pendant que les vétérans et les vedettes font la grasse matinée ou relaxent en survêtements.

La gang de St-Louis doit wake up a lâché Dubé. Et il a raison.

Derrière l’image de jeunes souriants et de trios “dynamiques”, la réalité est brutale. En première période depuis la pause, le CH tire en moyenne 8 fois au filet… et en concède 15. C’est presque le double.

Contre les Blues ? 5 tirs pour. 14 contre.

Comment prétendre vouloir jouer en séries avec ce genre de départs ? Comment croire qu’on peut “s’en sortir à un but près” quand on se fait étouffer dès la mise en jeu initiale ?

Dubé a aussi souligné un autre point alarmant :

« Le 4e trio des Blues a bouffé tout rond le 1er trio du Canadien. »

Caufield, Laine, Suzuki… dominés par des joueurs de soutien. Pendant ce temps, le CH continue d’insister sur des combinaisons qui ne produisent rien, et refuse de revoir sa structure.

Ce que Dany Dubé a mis en lumière, c’est le retour du country club à Montréal. Un vestiaire où la hiérarchie est molle, où la routine est trop confortable, où personne ne semble craindre pour son poste.

On se fait battre ? Pas grave. On rit le soir-même à l’hôtel. On se fait dominer en première période ? Ce n’est qu’un “apprentissage”. On donne six buts ? Ce sont “des erreurs de jeunesse”.

Mais à force de protéger les joueurs, de leur éviter la pression, Martin St-Louis est en train de leur faire croire qu’ils sont meilleurs qu’ils ne le sont. Et c’est là que réside le vrai danger.

Ce club, qui devait incarner le retour de l’effort, du sacrifice et de la fierté, commence à se penser trop beau, trop fin, trop correct.

Martin St-Louis est peut-être un excellent motivateur, un ancien joueur respecté, un communicateur apprécié. Mais en ce moment, il est en train de perdre le contrôle de son groupe.

 Pas sur la glace, mais dans les détails. Dans les habitudes. Dans le ton. Dans la culture.

Ce n’est pas en souriant dans les corridors d’hôtel qu’on gagne des matchs en mars. Ce n’est pas en laissant les joueurs décider de leur implication que le CH va faire les séries.

Ce soir, Dany Dubé n’a pas simplement critiqué une performance. Il a allumé un incendie. Et si St-Louis ne secoue pas son vestiaire rapidement, il risque de se brûler avec.