Le dossier Kirill Marchenko vient de prendre une tournure digne des films d'Hollywood.
Selon Kevin Weekes, l’attaquant russe n’aurait pas l’intention de signer une prolongation de contrat avec les Blue Jackets de Columbus. Une information qui change complètement la dynamique des négociations à travers la LNH.
Pourquoi?
Parce que Columbus perd soudainement son principal levier.
Jusqu’à maintenant, Don Waddell pouvait répéter que Marchenko n’était pas disponible et bâtir son équipe autour de son ailier de premier trio. Mais lorsqu’un joueur de 25 ans refuse de prolonger son séjour, le directeur général doit au moins écouter ce que les autres équipes ont à offrir.
Et c’est précisément à ce moment que le Canadien de Montréal revient au premier plan.
Depuis jeudi, Frank Seravalli affirme que Kent Hughes a déposé une offre « MASSIVE » pour Marchenko. Une offre tellement importante que, selon ce qu’on lui a raconté, certains dirigeants autour de la LNH trouvaient presque que Montréal allait trop loin.
À ce moment-là, plusieurs se demandaient pourquoi le Canadien déposerait une proposition aussi importante pour un joueur que Columbus répétait ne pas vouloir échanger.
La réponse devient beaucoup plus claire aujourd’hui.
Si Marchenko refuse réellement de signer à Columbus, la valeur de cette offre change complètement.
Le dossier contractuel explique aussi pourquoi les Blue Jackets hésitent autant.
Marchenko entre dans la dernière année de son contrat de trois saisons qui lui rapporte seulement 3,85 millions de dollars par année. Après deux campagnes consécutives de 74 et 67 points, il sait qu’il est en position de négocier l’entente de sa vie.
Et selon ce qui circule présentement, il viserait un contrat de 7 ans avoisinant les 11 millions de dollars par saison.
77 millions de dollars.
C’est énorme.
OUCH.
Mais c’est aussi la nouvelle réalité de la LNH.
Quelques heures plus tôt, les Rangers de New York ont justement accepté de consentir un contrat de sept ans d’une valeur annuelle de 11 millions de dollars à Pavel Dorofeyev après l’avoir acquis de Vegas. Les salaires des meilleurs ailiers explosent avec la hausse du plafond salarial.
Marchenko regarde ce marché.
Son clan regarde ce marché.
Et il estime avoir droit au même traitement.
Du côté du Canadien, cette réalité ne semble pas refroidir les ardeurs.
Depuis des mois, Kent Hughes cherche désespérément un ailier capable d’accompagner Ivan Demidov pendant les prochaines années. Marchenko coche pratiquement toutes les cases. Il mesure 6 pieds 3 pouces, il dépasse les 200 livres, il vient d’enchaîner deux excellentes saisons offensives et il possède déjà une relation privilégiée avec Demidov à l’extérieur de la patinoire.
Montréal sait également qu’obtenir un joueur de ce calibre exige parfois un investissement majeur.
Le prix de la transaction sera élevé.
Le prochain contrat le sera tout autant.
Mais lorsqu’un attaquant de 25 ans capable de produire près de 70 points devient disponible, les occasions sont rares.
Voilà pourquoi ce dossier prend de plus en plus d’importance.
Le Canadien n’est plus simplement un observateur.
Le Canadien est déjà passé à l’action.
Et si Kevin Weekes a vu juste en affirmant que Marchenko ne veut pas poursuivre sa carrière à Columbus, Kent Hughes pourrait bien avoir déposé son offre massive au moment parfait.
Le marché vient peut-être de basculer.
Et plus les heures avancent, plus Montréal semble solidement installé dans cette course.
