20 millions de dollars: les destins de Connor McDavid et Cole Caufield sont liés

20 millions de dollars: les destins de Connor McDavid et Cole Caufield sont liés

David Garel
Le 2026-08-09

Connor McDavid entre dans l’année qui va tout décider… et le Canadien doit absolument être prêt.

Il y a une chose que personne ne peut ignorer en regardant la situation des sept équipes canadiennes : le Canadien de Montréal n’est plus très loin des Oilers d’Edmonton.

Jim Parsons, de The Hockey News, place justement Montréal au deuxième rang des équipes canadiennes les plus susceptibles de gagner la Coupe Stanley en 2026-2027, derrière Edmonton. Les Oilers demeurent favoris grâce à Connor McDavid et Leon Draisaitl, mais le CH arrive immédiatement derrière eux, devant Toronto et Ottawa.

Et cette hiérarchie pourrait devenir extrêmement importante au cours des prochains mois.

Parce que 2026-2027 représente la première année du nouveau contrat de deux ans de McDavid, signé à 12,5 millions de dollars par saison.

Ce contrat donne aux Oilers une fenêtre très claire : gagner maintenant. McDavid a accepté de demeurer sous le prix du marché précisément pour permettre à Edmonton de conserver suffisamment de marge de manœuvre autour de lui.

La LNH elle-même avait présenté cette entente comme une façon de maintenir ouverte la fenêtre de championnat des Oilers.

Mais il y a une date qui plane au-dessus de toute l’organisation.

L’été 2028.

McDavid deviendra alors joueur autonome sans compensation. Le contrat de deux ans crée volontairement une échéance. Le meilleur joueur de la planète a déjà expliqué que son objectif était de gagner, et son choix d’accepter seulement deux saisons supplémentaires à 12,5 millions a justement donné aux Oilers une période limitée pour lui démontrer qu’ils peuvent finalement bâtir une équipe championne autour de lui.

Voilà pourquoi la prochaine saison est tellement importante.

Si Edmonton gagne la Coupe, le discours change complètement. Si les Oilers retournent encore en finale, l’organisation pourra convaincre McDavid que le projet fonctionne.

Mais si Edmonton connaît une autre déception, surtout si l’équipe ne fait même pas un long parcours éliminatoire, les questions deviendront beaucoup plus sérieuses.

Et c’est exactement à ce moment que Montréal doit être prêt.

Parce qu’une information a déjà fait exploser le marché des rumeurs : l'informateur Marc-Olivier Beaudoin a rapporté qu’advenant une décision de McDavid de quitter Edmonton, le Canadien ferait partie des quelques équipes où il accepterait d’être échangé, ou avec lesquelles il pourrait considérer signer éventuellement.

Cela donne au CH une place centre dans toutes les rumeurs liant McDavid à une transaction.

Et si McDavid devient disponible, Kent Hughes ne pourra pas simplement arriver avec un choix de première ronde et quelques espoirs.

Il faudra vider une partie de la banque.

C’est là que Cole Caufield entre dans la conversation.

Caufield vient de connaître une saison de 51 buts, devenant seulement le septième joueur de l’histoire du Canadien à atteindre ce plateau. Et son contrat de 7,85 millions de dollars jusqu’en 2030-2031 devient chaque année plus intéressant avec l’explosion du plafond salarial.

Pour Montréal, c’est précisément ce qui pourrait rendre Caufield tellement attirant pour Edmonton.

Les Oilers ne voudront pas nécessairement repartir de zéro après McDavid. S’ils acceptent de l’échanger, ils chercheront probablement à demeurer compétitifs autour de Leon Draisaitl.

Ils auront donc besoin de joueurs capables de produire immédiatement. Un marqueur de 50 buts âgé de 25 ans, sous contrat à un salaire qui risque de devenir de plus en plus avantageux, représente exactement le genre d’actif qui pourrait intéresser Edmonton.

Et là, ça fait mal.

Car le Canadien ne pourrait probablement pas obtenir McDavid en protégeant tout son noyau.

Ivan Demidov serait évidemment au centre des discussions, mais le CH ne veut rien savoir de le sacrifier.

Lane Hutson est impossible à sacrifier. Juraj Slafkovsky est intouchable. Nick Suzuki aussi.

Cole Caufield semble être l'agneau sacrifié si McDavid débarque à Montréal.

Des choix de première ronde sont incontournables, en plus d'espoirs comme Alexander Zharovsky et/ou Michael Hage.

Mais il faudrai une vederre du noyau. Et avec ses difficulités en séries, Caufield le "petit poids" pour être le gros poisson dans une transaction de McDavid à Montréal.

Imaginez le scénario : McDavid arrive à Montréal avec une nouvelle entente à long terme qui pourrait éventuellement approcher les 20 millions de dollars annuels dans un plafond salarial qui continue d’exploser, pendant que Caufield quitte Montréal dans la direction opposée avec un "salaire de misère" sacrifié au nom du "collectif de Kent Hughes".

Ouch. Il aurait le coeur brisé.

Si Montréal attend que le joueur demande une transaction, 32 équipes vont appeler Edmonton.

Le Canadien doit donc faire quelque chose de beaucoup plus important cette saison : devenir meilleur que les Oilers.

Pas nécessairement en saison régulière. Pas nécessairement au classement.

Mais suffisamment pour démontrer à McDavid que Montréal possède déjà ce qu’Edmonton cherche depuis des années : un noyau jeune, une défensive de premier plan, un gardien capable de tenir le fort et une génération de joueurs qui arrive en même temps.

Lane Hutson, Nick Suzuki, Caufield, Slafkovsky, Demidov, Hage et compagnie doivent continuer leur progression. Le CH vient déjà d’atteindre la finale de l’Est à titre de plus jeune équipe à réaliser cet exploit en 33 ans. C’est précisément ce qui explique pourquoi Parsons place Montréal aussi haut parmi les équipes canadiennes.

Et pendant ce temps, Edmonton doit jongler avec une réalité financière beaucoup plus complexe.

Draisaitl compte pour 14 millions de dollars par saison jusqu’en 2033, tandis que McDavid occupe 12,5 millions. La fenêtre actuelle fonctionne justement parce que McDavid a accepté de rester à un salaire inférieur à sa valeur de marché.

Mais si, un jour, McDavid décide qu’il veut réellement être payé à sa pleine valeur, la facture pourrait devenir monstrueuse.

20 millions par saison?

Ce n’est pas une hypothèse absurde dans un plafond qui doit continuer à grimper.

Et avec la meilleure structure salariale de la LNH, Montréal doit regarder la situation d’Edmonton avec énormément d’attention.

Le Canadien ne doit pas espérer que McDavid quitte les Oilers.

Il doit être prêt s’il les quitte.

Parce que le jour où le numéro 97 devient réellement disponible, Kent Hughes n’aura probablement que quelques heures pour décider jusqu’où il est prêt à aller.

Caufield?

Hage?

Zharovsky?

Deux choix de première ronde?

Plusieurs espoirs?

Peut-être même un autre joueur établi?

Tout sera sur la table.

Mais avant de rêver à McDavid, Montréal doit faire son travail.

Battre Edmonton.

Parce que si les Oilers échouent encore et que le Canadien continue, lui, à progresser, la question ne sera plus seulement de savoir si McDavid pourrait quitter Edmonton.

Elle deviendra beaucoup plus dangereuse pour les Oilers :

« Et si Montréal devenait exactement l’équipe que Connor McDavid cherchait depuis toutes ces années? »