Acquisition d'un petit centre russe: Kent Hughes surprend tout le monde

Acquisition d'un petit centre russe: Kent Hughes surprend tout le monde

David Garel
Le 2026-08-17

Le Canadien surprend tout le monde en "obtenant" gratuitement la chance de signer un petit centre russe tellement talentueux: Alexei Vlasov.

Le Canadien de Montréal vient de lui offrir une invitation à son camp des recrues, et ce choix n’a rien d’absurde lorsqu’on regarde ce que le jeune Russe vient de réaliser à Victoriaville.

Vlasov n’a pas été repêché au dernier encan de la LNH, malgré une saison de 44 buts et 80 points en 64 matchs, mais il faut comprendre pourquoi un joueur capable d’une telle production est tout de même passé entre les mailles du filet.

Il mesure seulement 5 pieds 9 pouces et pèse 179 livres, et son coup de patin n’est pas considéré comme une qualité dominante. C’est exactement le genre de combinaison qui fait peur aux recruteurs lorsqu’ils essaient de projeter un joueur vers la LNH.

Mais maintenant que le Canadien lui ouvre la porte, il a une occasion en or de démontrer que les recruteurs se sont peut-être trompés.

Après tout, on disait la même chose de Martin St-Louis... jamais repêché dans la LNH, soumis au ballottage avec les Flames, finalement réclamé par le Lightning pour devenir l'un des plus grands joueurs de l'histoire.

Vlasov n’a pas marqué 44 buts dans une équipe dominante où il aurait été entouré de cinq futurs joueurs de la LNH. Il évoluait avec les Tigres de Victoriaville, une formation qui a connu énormément de difficultés.

Malgré tout, le jeune ailier a terminé quatrième de toute la LHJMQ pour les buts, derrière Justin Carbonneau, Maxim Massé et Nathan Leek, et il a terminé à égalité au neuvième rang des marqueurs avec 80 points. Il a également été sélectionné sur l’équipe d’étoiles des recrues de la LHJMQ.

Cette vidéo prouve à quel point il a du talent dans le sang.

La Centrale de recrutement de la LNH l’avait classé 102e parmi les patineurs nord-américains, ce qui correspondait grosso modo à une projection de quatrième ronde, mais aucune équipe n’a finalement prononcé son nom.

Montréal ne prend aucun risque. Vlasov n’est pas un choix de première ronde auquel il faut absolument trouver une place. Ce n’est pas un contrat garanti. Ce n’est même pas un choix de repêchage qui appartient à l’organisation.

C’est simplement une occasion de l’amener à Montréal, de le placer dans un environnement professionnel, de le mesurer contre des joueurs de son âge et de voir si son talent offensif peut survivre lorsque le temps et l’espace disparaissent.

Cette organisation a déjà démontré qu’elle était capable de donner une chance à des joueurs de petit gabarit que plusieurs autres équipes avaient sous-estimés.

Ce qui ressort le plus dans le dossier Vlasov, ce n’est pas simplement son total de 44 buts. C’est la manière dont il les marque. Les rapports de dépistage décrivent un joueur possédant un tir particulièrement dangereux, capable de décocher rapidement même lorsqu’il n’est pas parfaitement positionné.

Il peut utiliser des écrans, changer son angle de tir et surprendre les gardiens avec des lancers qui partent dans des positions inhabituelles. Il possède également suffisamment de créativité pour vendre des feintes et manipuler les défenseurs lorsqu’il obtient un peu d’espace.

Selon les données disponibles, il dirigeait environ sept tirs vers le filet par match la saison dernière, dont environ 3,6 atteignaient la cible. Il jouait également beaucoup en avantage numérique, avec environ quatre minutes par match sur la première unité.

Son association avec Egor Shilov et Korney Korneyev a également contribué à son explosion offensive. Les trois Russes formaient une combinaison particulièrement dangereuse à Victoriaville, et Vlasov a démontré qu’il pouvait non seulement compléter ses compagnons de trio, mais aussi devenir lui-même le finisseur.

Shilov a terminé devant lui avec 82 points, tandis que Vlasov suivait avec 80. Ce n’est pas un détail : le Canadien invite un gars qui était pratiquement le deuxième meilleur joueur offensif d’une équipe de Victoriaville qui n’était pourtant pas une puissance de la LHJMQ.

Son parcours est également particulier. Né à Tcheliabinsk, en Russie, le 2 février 2008, Vlasov a commencé son développement en Russie avant de poursuivre son chemin en Amérique du Nord.

Il a joué avec le Sioux Falls Stampede dans la USHL avant de rejoindre les Tigres, qui l’avaient sélectionné au 12e rang du repêchage international de la CHL en 2025. Il est engagé envers l’Université du Connecticut et son développement peut donc encore prendre plusieurs directions.

Mais les recruteurs ne repêchent pas seulement une production junior. Ils essaient de prédire ce que deviendra le joueur lorsqu’il affrontera des hommes de 6 pieds 2 pouces, 6 pieds 3 pouces et 210 livres capables de patiner beaucoup plus vite et de fermer l’espace en une fraction de seconde.

Vlasov possède un excellent tir et un bon sens du jeu, mais son gabarit et son coup de patin créent un énorme point d’interrogation. S’il ne peut pas créer suffisamment d’espace au niveau professionnel, son tir risque de devenir beaucoup moins dangereux.

C’est probablement la raison pour laquelle certaines évaluations le voyaient comme un pari de fin de repêchage plutôt qu’un véritable espoir de premier plan.

NHL Central Scouting l’avait placé 102e parmi les patineurs nord-américains, alors que d’autres classements le situaient également dans cette zone. Il avait donc suffisamment de talent pour attirer l’attention, mais pas suffisamment de certitudes pour convaincre une équipe de lui consacrer une sélection.

Et maintenant, il arrive exactement dans le type d’organisation qui aime les paris de ce genre.

Vlasov est Russe, et son parcours nord-américain ainsi que son environnement à Victoriaville l’ont notamment amené à évoluer avec plusieurs compatriotes.

Il serai tellement logique qu'il rejoigne la "clique russe" (Ivan Demidov, Alexander Zharovsky, Gleb Pugachyiov et bientôt Kirill Marchenko?).

Et connaissant le Canadien, ou plutôt les Russes de Montréal, on va certainement lui donner toutes les chances de le prouver.