Plus les mois passent, plus une question nous hante : pourquoi Arber Xhekaj veut-il encore absolument rester à Montréal?
Honnêtement, si nous étions à sa place, nous commencerions sérieusement à nous demander si le Canadien est vraiment l’endroit idéal pour poursuivre notre carrière.
Depuis deux saisons, son utilisation est difficile à comprendre. Match après match, Martin St-Louis lui confie un rôle secondaire, limite son temps de glace, le laisse régulièrement de côté lors de rencontres importantes et refuse de lui donner la confiance que plusieurs estiment qu’il a pourtant gagnée.
Cette gestion envoie un message très clair : l’entraîneur méprise Xhekaj et le traite de manière inhumaine.
Et pourtant, malgré tout cela, Arber Xhekaj refuse de fermer la porte à Montréal. Son agent, Brian Bartlett, l’a répété sans détour :
« Il adore jouer à Montréal, il adore les partisans, il adore la ville. Notre souhait commun est de trouver une façon de poursuivre l’aventure avec le Canadien. »
Il a également rappelé une réalité que plusieurs oublient :
« Le Canadien fera ce qu’il croit être le mieux pour lui, et Arber fera ce qu’il croit être le mieux pour lui. Il reste encore beaucoup de temps avant le camp d’entraînement. Il n’y a aucune panique. » (suite de l'article sous la photo)

Pardon?
Ce sont des paroles qui démontrent que le clan Xhekaj privilégie toujours Montréal, même si plusieurs équipes continuent de démontrer de l’intérêt.
Ridicule. Depuis des semaines, Philadelphie, Calgary, Seattle, Pittsburgh, Chicago, les Rangers, Winnipeg, Ottawa et les Blues de Saint-Louis sont tous associés, à différents degrés, au dossier Xhekaj.
Il attend quoi pour demander une transaction?
Les directeurs généraux savent exactement ce qu’ils achèteraient : un défenseur de 6 pieds 4 pouces, près de 240 livres, capable de protéger ses vedettes, de changer le ton d’un match avec une seule mise en échec et de faire réfléchir l’adversaire avant d’aller frapper Lane Hutson, Ivan Demidov ou Cole Caufield. Ce type de joueur ne court plus les rues dans la LNH.
Xhekaj pourrait exiger de se retrouver dans une équipe comme les Flyers, qui vont le traiter comme un roi, vu la mentalité des Broad Street Bullies.
Mais non. Le shérif préfère rester à Montréal pour se faire maltraiter?
Il y a un épisode qui continue de nous revenir en tête lorsque l’on regarde le traitement réservé à Arber Xhekaj. La réaction de Martin St-Louis au sujet du surnom « le Shérif ».
Alors que tout le Québec utilise ce surnom depuis des années, que les partisans l’ont adopté et qu’il est même devenu une partie de l’image publique du défenseur, l’entraîneur du Canadien a tenu à prendre ses distances.
« Quand vous avez commencé à l’appeler ainsi, personne ne le faisait dans l’organisation », avait-il lancé aux journalistes, avant d’ajouter que « personne ne l’appelle le Shérif dans notre vestiaire. C’est vous qui l’appelez comme ça. »
Martin St-Louis a volontairement refusé d’embarquer dans un phénomène qui faisait pourtant le bonheur des partisans et qui contribuait à la popularité de son joueur.
C’est là que le malaise a commencé. Depuis ce jour, tout donne l’impression que Martin St-Louis refuse de faire de Xhekaj un visage important de son équipe.
Son utilisation sur la glace n’a jamais reflété l’amour que lui portent les partisans. Même lorsqu’il connaissait de bons matchs, il retombait rapidement dans un rôle secondaire. Même lorsqu’il répondait à un besoin évident de robustesse, il se retrouvait parfois sur le banc ou dans les gradins.
Réveille-toi Arber. Exige une transaction.
Si Kent Hughes refuse pratiquement toutes les offres, fixe un prix extrêmement élevé et considère Xhekaj comme un actif majeur, pourquoi Martin St-Louis continue-t-il de l’utiliser comme un défenseur de 4e paire?
Pourquoi un joueur que le directeur général protège autant ne reçoit-il pas un rôle qui reflète cette valeur du côté du coach? C’est cette contradiction qui nourrit toutes les rumeurs depuis des mois.
À notre avis, Xhekaj mérite beaucoup mieux. Non pas parce qu’il est parfait. Il commet encore des erreurs et son jeu peut continuer de progresser.
Mais parce que son impact dépasse largement la feuille de pointage. La robustesse, la protection des coéquipiers, l’intimidation et l’énergie qu’il apporte sont devenues des qualités rares dans la LNH moderne.
Montréal possède un joueur que plusieurs équipes convoitent, mais qui ne semble toujours pas obtenir toute la confiance de son entraîneur.
Si cette dynamique ne change pas un jour, il faudra accepter qu'au final, l'artisan du malheur d'Arber Xhekaj:
Martin St-Louis qui ne le respecte pas.
Arber Xhekaj qui s'accroche à Montréal alors qu'il devrait demander une transaction.
Et Kent Hughes qui n'a pas le guts d'affronter son coach sur l'utilisation ridicule du shérif... ou le courage de transiger Xhekaj pour lui offrir... une vraie carrière...
