Samuel Montembeault à Edmonton?
Ouch.
S’il y a un scénario qui risque de faire grimacer bien du monde au Québec ce matin, c’est celui-là.
Pierre LeBrun, lors de son passage au balado Oilers Now, les Oilers d’Edmonton pourraient sérieusement se tourner vers Samuel Montembeault pour tenter de régler leur éternel problème devant le filet.
Et plus LeBrun en parle, plus une réalité inconfortable s’installe : ça sent peut-être réellement la fin pour Montembeault à Montréal.
LeBrun est même allé plus loin.
Montembeault ne jouera plus jamais un match avec les Canadiens de Montréal. Pas une très grosse surprise.
Quand un informateur de ce calibre lance ça publiquement, ça fait juste confirmer le drame sportif pour Sam.
Et quand on regarde le portrait global, ça commence à faire beaucoup de fumée.
Jakub Dobeš a tranquillement pris le poste de numéro un. Jacob Fowler pousse comme le prodige de l'organisation et plusieurs voient déjà l’organisation lui ouvrir la porte pour un tandem 1A-1B.
Pendant ce temps, Montembeault est devenu l’homme de trop depuis des lunes... au point de faire pitié.
À 3,15 millions de dollars pour encore une année, il sera vendu à rabais. Ou plutôt donné... tellement personne n'en veut.
Et voilà que les Oilers apparaissent. Évidemment, car à Edmonton, rien ne fonctionne devant le filet depuis des années. Rien.
Stan Bowman a décidé de foncer tête première dans le dossier Tristan Jarry. Un désastre monumental.
Les Oilers ont payé cher pour un gardien en chute libre, déjà envoyé dans la Ligue américaine avec les Penguins de Pittsburgh, encore attaché à un contrat lourd, et le résultat a été catastrophique.
5,375 M$ par année jusqu'en 2028.
Jarry est une véritable honte et le DG Stan Bowman n'a même été foutu que les Penguins retienne du salaire. À partir de là, Edmonton n’a plus beaucoup de marge de manœuvre.
Connor McDavid et Leon Draisaitl coûtent une fortune. La masse salariale est serrée à l’extrême. Tu ne peux plus aller chercher un gardien à 7 ou 8 millions de dollars.
Tu dois trouver une solution… pas chère. Et soudainement, Samuel Montembeault devient intéressant.
Un gardien capable de jouer beaucoup de matchs selon Bowman. Un contrat abordable. Un gars qui a déjà prouvé qu’il pouvait survivre derrière une équipe imparfaite.
Le problème?
Edmonton est devenu un véritable cimetière de gardiens. Un trou noir où des carrières prennent feu rapidement.
Chaque gardien qui débarque là-bas finit par porter seul le poids d’une organisation incapable de défendre correctement devant lui.
Et là, imaginez la scène une seconde.
Samuel Montembeault. Sa conjointe enceinte, un nouveau bébé qui s’en vient, une vie installée à Montréal. Puis soudainement…
Boom.
Tu pars te geler à Edmonton au beau milieu de l’hiver albertain, dans une organisation en panique permanente où chaque but accordé devient un débat provincial.
Ouch.
On va se le dire franchement : si les Oilers échangent pour Montembeault, ce ne sera pas pour lui laisser du temps.
Ce sera : sauve-nous. Tout de suite.
Avec Connor McDavid qui commence déjà à perdre patience envers Stan Bowman. Avec une pression médiatique infernale. Avec une base de partisans qui n’accepte plus rien après les erreurs de Bowman.
Et la vraie question devient presque cruelle.
Est-ce que Samuel Montembeault survivrait à ça?
À Montréal, on l’a souvent vu connaître des séquences extraordinaires… avant de s’écrouler sous le poids des attentes.
À Edmonton?
La pression est dix fois pire. Tu n’as aucune marge d’erreur. Tu donnes un mauvais but et tout le pays du hockey te tombe dessus.
Et malgré tout ça, le scénario devient de plus en plus plausible. Le Canadien semble prêt à tourner la page. Les Oilers sont désespérés.
Pierre LeBrun ouvre officiellement la porte.
Et au final, ce qui est ridicule dans toute cette histoire, c’est qu’Edmonton semble vouloir convaincre Connor McDavid de rester… avec Samuel Montembeault comme solution devant le filet après le fiasco Tristan Jarry.
Quelle organisation honteuse. Et surtout… quel pari risqué pour le pauvre Monty.
