La saga Jason Robertson est loin d’être terminée.
Au contraire.
À quelques jours de l’ouverture officielle du marché des offres hostiles, le dossier est en train de devenir l’un des plus explosifs de tout l’été dans la LNH.
On sait maintenant que Robertson a refusé une offre monstre du Kraken de Seattle.
Huit ans.
15 millions de dollars par saison.
Une proposition qui aurait fait de lui l’un des joueurs les mieux payés de toute la LNH.
Et pourtant, il a dit non.
Ce refus a complètement fait dérailler une transaction qui était pratiquement ficelée entre les Stars de Dallas et le Kraken. Seattle était prêt à envoyer le septième choix au total dans un échange majeur, un choix que Dallas comptait ensuite utiliser dans une autre transaction avec Toronto pour obtenir Matthew Knies. Tout est tombé à l’eau.
Mais ce n’est pas tout.
Selon ce qui circule maintenant dans les coulisses de la LNH, les Blues de Saint-Louis avaient eux aussi obtenu la permission de discuter avec le clan Robertson dans le cadre d’une transaction.
Là encore, les Stars étaient ouverts.
Là encore, une importante offre aurait été préparée.
On parle de trois choix de 1re ronde.
Et là encore…
Robertson a refusé de s’engager à long terme.
Le message devient de plus en plus clair.
Jason Robertson ne cherche pas seulement un énorme contrat.
Il veut également contrôler sa destination.
Il choisira lui-même l’organisation avec laquelle il veut poursuivre sa carrière.
Et évidemment, cela change complètement les règles du jeu.
À partir du 1er juillet, Robertson deviendra joueur autonome avec compensation.
Le spectre d’une offre hostile devient donc bien réel.
Plusieurs formations surveillent attentivement l’évolution du dossier.
Les Sharks de San Jose font partie des équipes qui reviennent constamment dans les discussions.
Le Mammoth de l’Utah surveille également la situation de très près.
Et selon Pierre LeBrun, le Canadien de Montréal continue lui aussi de monitorer le dossier pour une transaction ou une offre hostile.
Mais il faut être réaliste.
Oui, Kent Hughes suit ce qui se passe.
Oui, Montréal analyse toutes les possibilités.
Mais il est extrêmement difficile d’imaginer le Canadien offrir 14 ou 15 millions de dollars par saison à un seul joueur.
Depuis son arrivée, Hughes a toujours insisté sur l’importance de préserver une structure salariale équilibrée afin de conserver de la flexibilité lorsque viendra le temps de prolonger Ivan Demidov et compagnie.
Accorder un contrat de 15 millions à Robertson viendrait complètement bouleverser cette philosophie.
C’est pourquoi le Canadien demeure davantage un observateur attentif qu’un véritable favori dans ce dossier.
Pendant ce temps, Dallas continue de marcher sur une corde raide.
Le temps avance. Le repêchage a lieu ce soir.
Les négociations stagnent.
Les prétendants se multiplient.
Et plus les jours passent, plus une conclusion semble s’imposer.
Cette saga est loin d’être terminée.
Elle pourrait même devenir le plus gros feuilleton de tout l’été dans la Ligue nationale de hockey.
