Kirill Marchenko refuse de parler aux médias: la tension explose entre Montréal et Columbus

Kirill Marchenko refuse de parler aux médias: la tension explose entre Montréal et Columbus

David Garel
Le 2026-09-16

Kirill Marchenko refuse de parler… et Don Waddell sort sa cassette pour calmer la tempête.

Ça pue à Columbus.

Il faut être honnête : personne ne croit vraiment que le dossier Kirill Marchenko est réglé à Columbus. Bien au contraire. Tout ce qui s’est produit depuis quelques jours donne l’impression que la tension est en train d’atteindre un sommet, et la dernière sortie de Don Waddell ressemble davantage à une opération de gestion de crise qu’à une véritable résolution du problème.

Marchenko a été au centre des rumeurs de transaction pendant tout l’été. Il a été rapporté qu’il n’était pas intéressé à prolonger son séjour à Columbus, alors qu’il lui reste encore une saison à écouler à son contrat de trois ans d’une valeur de 11,55 millions de dollars, soit 3,85 millions par année. Il a connu une énorme saison de 67 points en 76 matchs, avec 27 buts et 40 passes, et il deviendra joueur autonome avec compensation en 2027.

Puis, la semaine dernière, Marchenko n’était même pas présent au tournoi de golf des Blue Jackets. Il n’était pas obligé d’y participer, certes, mais dans un contexte où son nom circule constamment dans les rumeurs, son absence n’a évidemment fait qu’ajouter de l’huile sur le feu. La majorité des joueurs réguliers étaient présents. Marchenko, lui, était absent.

Et maintenant, le joueur refuse de rencontrer les journalistes.

Pendant ce temps, Don Waddell parle pour lui.

Oh que ça devient malaisant.

Waddell affirme avoir rencontré Marchenko et rapporte que l’attaquant lui aurait dit qu’il allait donner son maximum avec les Blue Jackets.

Le journaliste Aaron Portzline a rapporté cette information, et le message de Waddell est évidemment destiné à calmer la situation alors que le camp d’entraînement vient de commencer.

Mais regardons précisément ce que Marchenko aurait dit.

Il n’a pas dit qu’il voulait rester à Columbus.

Il n’a pas dit qu’il voulait signer une prolongation à long terme.

Il n’a pas dit qu’il était heureux de faire partie des Blue Jackets.

Il n’a pas dit qu’il avait changé d’idée.

Le message rapporté est essentiellement : il va travailler fort.

Et franchement, qu’est-ce qu’il pourrait dire d’autre?

Marchenko est encore sous contrat. Il doit se présenter. Il doit jouer. Il doit être professionnel. Donner son maximum sur la glace ne signifie absolument pas qu’il veut signer un contrat à long terme avec Columbus.

C’est précisément pour cette raison que la déclaration de Waddell ne fait pas disparaître les rumeurs.

Elle les maintient en vie.

Waddell est coincé.

Depuis le début de cette histoire, le DG des Blue Jackets répète qu’il ne va pas simplement donner Marchenko. Il a déjà expliqué que tous ses joueurs sont échangeables, mais que Marchenko demeure une pièce cruciale de son équipe. Il a notamment souligné son rendement offensif et son salaire très raisonnable de 3,85 millions de dollars.

Waddell a donc un problème.

Il veut maximiser la valeur de Marchenko.

Mais tout le monde sait maintenant que le joueur veut jouer avec Ivan Demidov à Montréal.

Et ça change complètement le rapport de force.

Un joueur de 26 ans qui vient de produire 67 points à 3,85 millions de dollars possède une énorme valeur sur le marché. Mais un joueur qui ne veut potentiellement pas signer à long terme avec ton organisation, qui est au centre des rumeurs depuis plusieurs mois et qui refuse maintenant de parler aux journalistes, c’est une patate chaude qui perd de la valeur jour après jour.

Waddell doit être le plus prudent quand il parle.

À chaque fois qu’il parle, il nous confirme que le joueur veut partir.

Même quand il sort la cassette.

« Il va donner son maximum. »

« Il est notre meilleur compteur. »

« Il est important pour notre équipe. »

« Nous ne pouvons pas le remplacer facilement. »

Personne ne le croit.

Et voilà que le coach Rick Bowness vient compliquer le tout.

Questionné par Aaron Portzline sur cet été mouvementé à Columbus, avec les dossiers Zach Werenski, Adam Fantilli et Marchenko, Bowness a fait une distinction importante : Werenski veut rester, Fantilli devrait signer, puis il a ajouté, en parlant du reste de l’équipe, que « les seuls gars que tu veux dans ton équipe sont ceux qui veulent être ici ».

Bowness n’a pas nommé Marchenko directement, mais tout le monde sait qu’il méprise le joueur.

D’ailleurs, lorsqu’on lui a demandé directement si sa relation avec Marchenko était bonne, il a répondu : « Prochaine question. »

Bowness a également expliqué ce qu’il attendait de Marchenko sur la glace : il veut qu’il devienne plus difficile à affronter, qu’il résiste davantage lorsqu’on le cible et qu’il atteigne un autre niveau physique dans les moments importants.

En d’autres mots, il le traite de « soft », alors que Marchenko s’est effondré pendant la course aux séries la saison dernière selon le coach.

« Si tu es ici, tu dois vouloir être ici et tu dois répondre aux exigences de l’équipe. »

Avec tout ce qui entoure Marchenko, cette déclaration prend une tout autre dimension et enflamme les rumeurs avec Montréal.

Le problème, c’est que Columbus veut du concret.

Waddell ne cherche pas seulement des choix de première ronde et des espoirs qui pourraient aider dans trois ou quatre ans. Il veut des joueurs capables de contribuer maintenant.

Le Canadien possède également des espoirs de grande valeur comme Alexander Zharovsky et Bryce Pickford, mais Columbus aurait besoin d’une pièce immédiate pour compenser la perte d’un joueur qui vient de produire 67 points.

Voilà pourquoi le nom d’Oliver Kapanen est sur toutes les lèvres en ce moment.

Dans tous les cas, la déclaration de Waddell ne me convainc pas une seconde comme résolution du problème.

Ça ressemble à de la gestion de crise.

Mais pendant que Waddell tente de calmer le jeu publiquement, Kent Hughes, lui, regarde attentivement.

Il y a quelque chose que Waddell ne peut pas contrôler :

Le temps peut devenir son pire ennemi.