Montréal et Columbus négocient pour un monstre russe: le profil parfait pour les Canadiens

Montréal et Columbus négocient pour un monstre russe: le profil parfait pour les Canadiens

David Garel
Le 2026-06-25

Depuis l’élimination du Canadien en finale de l’Association de l’Est, une conclusion revient constamment : il manque du poids, de la puissance et des joueurs capables de faire mal physiquement pendant quatre longues rondes de séries éliminatoires.

Kent Hughes l’a compris.

Et les recruteurs à travers la LNH commencent eux aussi à pointer dans la même direction.

Voilà pourquoi le nom de Dmitri Voronkov revient maintenant avec insistance lorsqu’on parle du Canadien de Montréal.

À Sportsnet, on affirme que Kent Hughes négocie avec le DG des Blue Jackets, Don Waddell, pour connaître le prix à payer afin d'obtenir le Russe.

Les analystes de la station ont même expliqué pourquoi Montréal représenterait probablement l’un des meilleurs endroits pour relancer la carrière du puissant attaquant russe.

À 25 ans, Voronkov correspond parfaitement à la tranche d’âge du noyau montréalais. Avec ses 6 pieds 5 pouces et ses 234 livres, il apporte une dimension physique que le Canadien ne possède pas parmi ses six premiers attaquants.

Surtout que Juraj Slafkovsky joue de manière aussi "soft".

Imaginez. Lors de son tout premier match dans la LNH, il avait ramassé Arber Xhekaj d'une solide mise en échec et avait accepté de jeter les gants contre le shérif.

C'est ce qui s'appelle avoir du courage.

Malgré une saison mouvementée à Columbus, il a tout de même inscrit 17 buts et 32 points en seulement 63 rencontres, tout en distribuant 105 mises en échec et en récoltant neuf points en avantage numérique.

Ce ne sont pas les statistiques d’un simple joueur de soutien.

Ce sont les chiffres d’un ailier de puissance capable d’occuper un rôle important lorsqu’il est utilisé correctement.

Alors pourquoi son nom circule-t-il autant?

Parce que tout a changé avec l’arrivée de Rick Bowness.

Avant son arrivée, Voronkov était considéré comme un joueur important chez les Blue Jackets. On le voyait comme un ailier capable d’évoluer sur un deuxième ou un troisième trio, un gros attaquant difficile à affronter et apprécié autant par ses entraîneurs que par les partisans.

Puis Rick Bowness est arrivé.

La relation entre les deux hommes n’a jamais décollé.

Voronkov a été laissé de côté pendant neuf matchs de suite.

Neuf matchs.

Pour les analystes de Sportsnet, ce n’est pas un simple détail.

C’est un immense signal d’alarme qui laisse croire que les deux camps se dirigent tranquillement vers une séparation.

Ce qui intrigue encore davantage, c’est que personne ne semble capable d’expliquer clairement ce qui s’est passé.

Les analystes de Sportsnet affirment avoir tenté de comprendre la situation en consultant les réactions des partisans de Columbus et en fouillant le dossier.

Résultat?

Très peu de critiques envers Voronkov.

Au contraire.

Ils rappellent qu’il demeure l’un des favoris des amateurs des Blue Jackets et qu’il était généralement perçu comme un joueur important avant le changement d’entraîneur.

La seule explication avancée concerne parfois son niveau d’implication.

Certains estiment qu’il peut donner l’impression d’être moins engagé sur certaines séquences.

Mais même cette critique est nuancée.

Les analystes soulignent qu’il s’agit souvent d’une perception associée aux très gros gabarits.

Un joueur de 6 pieds 5 pouces et 234 livres n’a pas besoin de patiner ou de bouger de la même façon qu’un attaquant de 5 pieds 10 pouces pour dominer physiquement un match.

« Ces joueurs-là sont différents. Il n’y en a presque pas dans la LNH. »

Sportsnet croit également que Martin St-Louis serait probablement beaucoup mieux placé que Rick Bowness pour tirer le maximum d’un joueur comme Voronkov.

Selon leurs analystes, ce qui s’est produit à Columbus ne se reproduirait probablement pas à Montréal.

Encore mieux.

Ils voient même Voronkov comme un ailier capable d’occuper une place sur le deuxième trio du Canadien, particulièrement aux côtés d’Ivan Demidov.

Deux Russes.

Deux joueurs capables de se comprendre naturellement sur la glace.

Deux profils qui pourraient se compléter parfaitement.

Le dossier devient encore plus intéressant lorsqu’on parle du prix à payer.

Sportsnet estime qu’un choix de première ronde tardif accompagné d’un choix de deuxième ronde représenterait une offre raisonnable pour tenter de convaincre Columbus.

Les analystes iraient même jusqu’à accepter immédiatement une telle transaction.

Pourquoi?

Parce qu’ils préfèrent miser sur un joueur de 25 ans déjà établi dans la LNH plutôt que sur les probabilités associées à des choix de fin de première ou de deuxième ronde.

Leur raisonnement est simple.

Oui, un choix tardif peut parfois devenir un Lane Hutson.

Mais les probabilités démontrent que plusieurs de ces choix ne deviendront jamais des joueurs d’impact dans la LNH.

Dans cette optique, échanger deux sélections pour un ailier de puissance déjà établi devient un pari parfaitement logique.

Et surtout, un pari qui permet au Canadien de conserver Michael Hage, Kaiden Guhle, David Reinbacher, Alexander Zharovsky et ses autres actifs les plus précieux.

Kent Hughes cherche depuis des mois une façon d’alourdir son attaque sans sacrifier le cœur de son projet.

Dmitri Voronkov pourrait bien représenter cette occasion.

Un joueur encore jeune.

Un contrat très abordable à 4,175 millions de dollars.

Une valeur qui semble avoir diminué uniquement parce que la relation avec son entraîneur s’est détériorée.

Dans la LNH, ce sont souvent ces dossiers qui permettent aux meilleurs directeurs généraux de frapper un grand coup.

Et si Columbus est réellement prêt à tourner la page, le Canadien aurait tout intérêt à être le premier à décrocher le téléphone.