Impossible de passer à côté. Depuis que les Flyers de Philadelphie ont complètement fait exploser le marché en déposant une offre hostile de 18 millions de dollars par saison à Leo Carlsson, les scénarios les plus fous circulent partout dans la LNH.
Parmi eux, un revient sans arrêt dès qu’il est question du Canadien… Adam Fantilli.
Le jeune centre des Blue Jackets est admissible à une offre hostile et plusieurs partisans imaginent déjà Kent Hughes sortir le grand jeu.
Sur les réseaux sociaux, certains vont même jusqu’à évoquer un contrat de sept ans d’une valeur totale de 105 millions de dollars, soit 15 millions par saison.
@elite.media0 A $105 million Adam Fantilli offer sheet would force Montreal to choose between protecting the future or chasing a superstar now #NHL #MontrealCanadiens #AdamFantilli #KentHughes #ColumbusBlueJackets ♬ original sound - Elite Media
Une somme qui ferait immédiatement de Fantilli le joueur le mieux payé du Canadien.
Le simple fait d’imaginer un tel scénario suffit à enflammer Montréal.
Sur papier, la tentation est facile à comprendre. Fantilli n’a que 21 ans.
Choix de troisième rang au repêchage de 2023, il s’impose déjà comme l’un des meilleurs jeunes centres de la Ligue nationale.
Après une première saison de 27 points en 49 matchs, il a poursuivi sa progression avec une campagne de 54 points, avant d’atteindre 59 points en 82 rencontres l’an dernier.

En seulement 213 matchs dans la LNH, il totalise déjà 140 points et continue de franchir des étapes importantes dans son développement.
Le profil fait rêver.
Grand centre de 6 pieds 2 pouces et 205 livres, capable de produire offensivement tout en affrontant les meilleurs adversaires, il correspond exactement au type de joueur que toutes les organisations recherchent.
Le Canadien lui-même cherche depuis longtemps une solution durable derrière Nick Suzuki.
Voilà pourquoi son nom revient constamment dans les conversations.
Le problème, c’est que le hockey ne se joue pas uniquement sur une feuille de statistiques.
Depuis plusieurs jours, plusieurs intervenants rappellent que les Blue Jackets possèdent suffisamment d’espace sous le plafond salarial pour égaler pratiquement n’importe quelle offre hostile.
Don Waddell l’a lui-même laissé entendre. Columbus est prêt à défendre son jeune joueur.
Le véritable enjeu n’est donc pas de savoir si une offre hostile est légalement possible. Elle l’est.
La vraie question est de savoir si un directeur général comme Kent Hughes accepterait de renverser toute la philosophie qu’il construit depuis son arrivée à Montréal.
Tout indique que non.
Depuis quatre ans, Hughes répète le même message. Construire un noyau soudé. Garder une structure salariale logique. Éviter qu’un seul contrat vienne bouleverser l’équilibre du vestiaire.
Nick Suzuki a accepté un contrat de 7,875 millions de dollars par saison. Cole Caufield touche 7,85 millions. Juraj Slafkovský s’est inscrit dans cette même vision avec son contrat à long terme. Ivan Demidov finira lui aussi par négocier son énorme contrat un jour.
Dans ce contexte, imaginer Adam Fantilli débarquer à Montréal à seulement 21 ans avec un salaire annuel de 15 millions de dollars soulève beaucoup plus de questions que de réponses.
Comment expliquer à Suzuki, le capitaine, qu’un joueur arrivé la veille gagne presque le double de son salaire?
Comment maintenir cette culture où chacun accepte certains compromis afin de bâtir une équipe capable de gagner pendant plusieurs années?
C’est précisément ce qui rend ce scénario difficile à concilier avec tout ce que Hughes a mis en place depuis son arrivée.
Oui, le plafond salarial augmente rapidement. Oui, les contrats explosent partout dans la Ligue nationale depuis le précédent créé par l’offre hostile des Flyers envers Leo Carlsson.
Mais un directeur général ne construit pas seulement une masse salariale. Il construit aussi une hiérarchie, une culture et une crédibilité auprès de son groupe.
Fantilli deviendra probablement un joueur de très grande valeur. Personne ne remet cela en question.
La question est plutôt de savoir si le Canadien accepterait de payer ce prix, autant financièrement qu’à l’intérieur de son propre vestiaire.
Pendant ce temps, les partisans continueront de débattre.
Certains rêveront toujours de voir Kent Hughes frapper un coup historique.
D’autres rappelleront que les plus grandes équipes ne sacrifient pas leur identité au premier scénario spectaculaire qui apparaît sur les réseaux sociaux.
Une chose est certaine… tant que le contrat de Fantilli ne sera pas signé à Columbus, son nom continuera d’enflammer Montréal.
À suivre…
