Perte de patience: Cole Caufield envoie promener les journalistes

Perte de patience: Cole Caufield envoie promener les journalistes

Par David Garel le 2026-05-07

Cole Caufield commence sérieusement à craquer sous la pression à Montréal.

Et même s’il a tenté de jouer la carte du calme devant les médias, son entrevue après l’entraînement optionnel envoyait exactement le message contraire.

Plus les questions avançaient, plus on sentait un joueur frustré, agacé, tanné d’entendre parler de son manque de production et surtout tanné de voir tout le Québec analyser chacune de ses présences.

Le problème, c’est qu’il a essayé de faire croire que les journalistes mélangeaient deux choses différentes… alors que lui-même avait l’air complètement atteint mentalement par ce qui se dit autour de lui.

Quand on lui parle du fait qu’il se fait frapper davantage et qu’il doit traverser des contacts plus physiques contre les Sabres de Buffalo, Caufield répond :

« Évidemment, tu vas te faire frapper. Il y a des moments où tu dois accepter les contacts pour faire des jeux. Tu dois être prêt pour ça. »

Une phrase normale en apparence.

Mais plus l’entrevue avançait, plus on sentait qu’il essayait presque de se convaincre lui-même.

On lui demande ensuite ce qui change entre Tampa Bay et Buffalo, et il admet clairement que lui et les Canadiens de Montréal ont été déstabilisés par le changement de style :

« Ce sont deux équipes complètement différentes. Après avoir joué sept matchs de suite contre Tampa, d’une certaine façon, puis d’arriver contre ce style-là… c’est différent. »

Puis arrive le moment le plus révélateur de toute l’entrevue.

Caufield reconnaît lui-même que son niveau est loin d’être acceptable :

« Comme groupe, ce n’est probablement pas là où je veux être. Évidemment, j’attends plus de moi-même. Mes coéquipiers aussi. »

Cette phrase-là est énorme.

Parce qu’il confirme lui-même qu’il sent la pression monter autour de lui dans le vestiaire. Ce n’est plus seulement les médias ou les partisans. Même ses coéquipiers en demandent davantage.

Et quand il explique ce qu’il essaie de faire pour survivre présentement, on comprend à quel point il est dans le doute :

« Tu ne marqueras pas à chaque match. Alors j’essaie de faire d’autres choses. Gagner des batailles pour la rondelle. Créer davantage. Jouer fort dans ma zone défensive. »

Ça ressemble presque au discours d’un joueur qui essaie de justifier pourquoi il ne produit plus offensivement. Surtout qu'il ne gagne pas une seule bagarre à un contre un ou dans les coins.

Il avoue aussi qu’il retourne sur la glace surtout pour retrouver confiance :

« Travailler. Lancer des rondelles. Retrouver de bonnes sensations sur la glace. »

Et plus les journalistes continuaient de lui parler de sa confiance, plus il devenait défensif.

À un moment donné, il finit par les envoyer promener :

« Je pense que vous essayez de mélanger deux choses différentes. Moi, je veux juste gagner des matchs de hockey. »

Ouch.

Il a clairement senti que les journalistes tentaient de relier son langage corporel, sa frustration et son manque de production offensive.

En regardant l’entrevue, c’était impossible de ne pas voir qu’il était frustré.

Au bord de la crise de nerfs.

Il avait le regard d’un joueur qui lit tout ce qui se dit sur lui présentement. Le regard d’un joueur qui sait qu’il se fait démolir partout au Québec depuis le début de la série.

Quand TVA Sports commence publiquement à parler de le séparer de Nick Suzuki…

Quand Maxim Lapierre et Antoine Roussel affirment qu’il évite les contacts…

Quand les réseaux sociaux le détruisent après chaque match…

Quand même les rumeurs Connor McDavid commencent à l’envoyer à Edmonton…

Ça finit par rentrer dans la tête.

Et même s’il répète que « la confiance est encore là », son entrevue envoyait exactement l’inverse.

On voyait un joueur qui essaie de garder le contrôle.

Un joueur qui tente de cacher sa frustration.

Un joueur qui commence à sentir que Montréal peut devenir très cruel quand les buts disparaissent.

Alors, Caufield, Hage et trois choix de 1re ronde pour McDavid? Qui le fait?