Alexandre Texier avait connu un camp d’entraînement catastrophique. On pouvait encore lui trouver des excuses et se dire qu’il allait se replacer une fois les vrais matchs commencés. Deux rencontres plus tard, les excuses commencent à disparaître.
Hier soir à Pittsburgh, Texier a joué seulement 9 minutes et 14 secondes. Il a terminé avec un différentiel de -1 et n’a absolument rien apporté au Canadien dans une rencontre où Montréal a pourtant trouvé le moyen de remonter un déficit de quatre buts pour forcer la prolongation.
Pour un attaquant qui doit se battre pour conserver sa place dans l’alignement, c’est catastrophique.
Et le problème dépasse largement la feuille de pointage.
Texier est invisible.
Il ne gagne pas ses batailles. Il ne crée pas de chances. Il ne dérange pas l’adversaire. Il ne donne pas l’impression d’être prêt à payer le prix pour rester dans la formation.
Il possède pourtant le gabarit pour le faire.
C’est précisément ce qui rend la situation aussi frustrante. Texier n’a pas le profil d’un petit joueur incapable de jouer physiquement à 6 pieds 1 et près de 200 livres.
Il a déjà démontré qu’il pouvait évoluer dans un environnement physique, lui qui a connu de bonnes séries éliminatoires.
Mais depuis le début de la saison, on voit un joueur qui semble constamment vouloir éviter le contact et traverser ses présences comme s’il avait peur de se casser un ongle.
À un moment donné, il faut arrêter d’attendre que le déclic arrive.
Cette réputation ne vient pas de nulle part. Son passage à Columbus avait déjà laissé des questions sur sa constance, son courage et son implication.
Son parcours l’a ensuite mené ailleurs, à Saint-Louis, où il a résilié son contrat par lui-même, car les Blues ne voulaient plus rien savoir de lui.
Et maintenant, Montréal commence à voir exactement le même scénario.
Comme si Texier avait peur de tout sur la glace.
Il faut aussi parler de ce qui se passe autour de l’équipe.
Selon les informations qui circulent autour du Canadien, Texier serait un joueur très solitaire dans le groupe. Il participerait peu à la vie collective et resterait souvent dans son coin.
On ne le voit pas beaucoup se mêler au groupe et il ne serait pas intégré à la vie sociale de l’équipe.
Au moins, s’il était en couple, il pourrait au moins avoir un support quotidien, mais absolument personne ne l’a vu avec une femme depuis qu’il est à Montréal.
Même cet été, on ne l’a vu qu’avec ses amis français en vacances. Il est toujours entouré d’hommes, mais on ne le voit jamais avec la gente féminine.
Aujourd’hui, tous les joueurs du Canadien ont leur conjointe, leur famille, leur cercle social qui gravite autour de l’équipe.
Même Cole Caufield est en couple.
S’il y a une activité d’équipe avec les conjointes et les familles, il s'exclut lui-même parce qu’il est célibataire.
Il nous semble qu’une blonde pourrait lui faire du bien. À tout le moins, il devrait se tenir avec les gars de son équipe.
Mais il préfère constamment se retrouver avec son propre groupe d’amis.
Ça ne veut pas dire qu’il est dépressif ou qu’il est malheureux.
Mais pour un gars qui a déjà quitté le hockey pour des problèmes de santé mentale, disons que ça inquiète.
Sur la glace comme dans le groupe, Texier est en périphérie.
Et cette impression devient inquiétante lorsque son rendement est aussi faible.
Parce que Montréal commence justement à avoir de plus en plus de joueurs qui veulent prendre une place.
Lorsqu’Oliver Kapanen sera prêt à revenir, Texier va prendre le champ.
Si tu ne frappes personne, si tu ne crées rien, si tu ne gagnes pas tes batailles et si tu n’es pas dangereux offensivement, ton temps de glace va disparaître.
Surtout si tu es déjà rejeté dans la chambre.
