Rejet New York-Colorado: Patrik Laine se tourne vers une 3e équipe

Rejet New York-Colorado: Patrik Laine se tourne vers une 3e équipe

David Garel
Le 2026-08-03

Patrik Laine n’a plus le choix. Sa dernière porte semble désormais s’appeler… Edmonton.

Les mauvaises nouvelles se succèdent pour pauvre Finlandais.. Les Islanders de New York lui ont fermé la porte en refusant de lui offrir un contrat garanti. Le Colorado a ensuite adopté exactement la même position, préférant l’idée d’un simple essai professionnel (PTO) plutôt que de s’engager envers l’ancien marqueur de 44 buts.

Deux refus.

Deux humiliations.

Et une réalité qui saute maintenant aux yeux : les destinations commencent sérieusement à disparaître.

Aujourd’hui, une équipe revient de plus en plus souvent dans les discussions : les Oilers d’Edmonton.

Plusieurs analystes d’Edmonton considèrent désormais le Finlandais comme l’un des meilleurs paris encore disponibles sur le marché des joueurs autonomes.

Et plus les jours passent sans signature…

Plus cette possibilité devient crédible.

Sur papier, le mariage est excitant.

Imaginez Patrik Laine recevoir des passes de Connor McDavid ou de Leon Draisaitl. Même diminué, même ralenti par les blessures, son lancer demeure l’un des plus dangereux de toute la LNH. Lors de sa dernière saison complète à Montréal, il avait inscrit 20 buts en seulement 52 matchs, dont 15 en avantage numérique.

Peu de joueurs encore disponibles peuvent offrir une telle menace sur un seul lancer.

C’est exactement ce qui intrigue Edmonton.

Les Oilers n’ont pas besoin que Laine transporte la rondelle sur 200 pieds. Ils ont déjà McDavid et Draisaitl pour créer l’attaque. Ils ont simplement besoin d’un finisseur capable de profiter des espaces que leurs vedettes créent.

À faible coût, le pari devient extrêmement séduisant.

Mais il y a un énorme “mais”.

Si les Islanders et le Colorado ont refusé de lui garantir un contrat, ce n’est pas parce qu’ils doutent de son tir.

Ils doutent de tout le reste.

Depuis 2019, les blessures s’accumulent. Une opération importante aux muscles du tronc a écourté sa dernière saison après seulement cinq matchs. Au total, il n’a disputé qu’environ 75 rencontres au cours des trois dernières saisons.

Ajoutez à cela une vitesse qui n’est plus la même, un jeu à cinq contre cinq devenu beaucoup moins dominant et une disponibilité constamment remise en question.

Voilà pourquoi le marché est devenu aussi cruel.

Même Edmonton, si jamais le dossier avance, ne devrait considérer qu’un contrat d’un an au salaire minimum, accompagné de généreux bonis de performance. Un salaire de base autour de 850 000 $ à 1 million de dollars représente probablement le maximum garanti que les Oilers accepteraient de lui offrir.

Au-delà, le risque devient trop grand.

Il faut aussi reconnaître que le fit n’est pas parfait.

Laine est à son meilleur dans le cercle gauche, là où il décoche ses célèbres frappes sur réception. Le problème? Cette zone appartient déjà à Leon Draisaitl sur l’avantage numérique. Si Edmonton signe Laine, il devra démontrer qu’il peut produire davantage à cinq contre cinq et accepter un rôle différent de celui qu’il occupait à Montréal.

C’est loin d’être acquis.

Ce qui rend cette histoire encore plus difficile, c’est le parcours humain derrière le joueur.

Patrik Laine a eu le courage de parler publiquement de sa dépression, de son épuisement mental et de son besoin de s’éloigner du hockey pour retrouver un équilibre. Peu de vedettes de son calibre ont accepté de montrer une telle vulnérabilité.

Revenir ensuite sur le marché des joueurs autonomes représentait déjà un immense défi.

Mais voir les Islanders lui dire non.

Voir ensuite le Colorado lui répondre exactement la même chose.

Puis constater qu’il ne reste pratiquement plus qu’Edmonton comme possibilité crédible…

Il est difficile d’imaginer l’impact psychologique d’une telle descente.

Autrefois, les équipes se battaient pour lui offrir des dizaines de millions de dollars.

Aujourd’hui, il espère simplement qu’une organisation acceptera de lui donner une dernière chance.

Edmonton pourrait être cette dernière chance.

Sinon, Patrik Laine devra peut-être accepter une réalité qu’il refusait encore il y a quelques semaines : un essai professionnel… ou regarder sérieusement vers l’Europe.

Quelle chute pour l’un des plus grands francs-tireurs de sa génération.