Témoignage émotif : Frederik Andersen révèle le dernier grand geste de Claude Lemieux

Témoignage émotif : Frederik Andersen révèle le dernier grand geste de Claude Lemieux

William Petit Lemay
Le 2026-06-01

Le monde du hockey tente toujours d’absorber la disparition de Claude Lemieux.

Depuis l’annonce de son décès, les témoignages se multiplient partout à travers la LNH. D’anciens coéquipiers, des amis, des membres de sa famille et plusieurs joueurs représentés par son agence ont pris la parole afin de raconter l’homme qu’il était loin des projecteurs.

Parmi tous les hommages entendus jusqu’à maintenant, celui de Frederik Andersen risque de toucher une corde sensible chez bien des amateurs.

Le gardien des Hurricanes de la Caroline s’est présenté devant les médias à quelques jours de la finale de la Coupe Stanley et il a raconté une histoire qui démontre parfaitement le genre de personne qu’était Claude Lemieux.

On se souvient qu’avant le début de la finale de l’Association de l’Est entre les Hurricanes et le Canadien de Montréal, Claude Lemieux avait été choisi pour porter le flambeau au Centre Bell dans le cadre des cérémonies d’avant-match.

Un immense honneur.

Une reconnaissance réservée à des personnalités marquantes de l’histoire du hockey québécois et de l’organisation montréalaise.

Plusieurs auraient accepté immédiatement.

Claude Lemieux, lui, a d’abord pensé à quelqu’un d’autre.

À Frederik Andersen.

Le gardien danois a révélé que son agent l’avait personnellement appelé avant de confirmer sa participation à l’événement.

Claude voulait connaître son opinion.

Claude voulait s’assurer qu’il n’y aurait aucun malaise.

Claude voulait vérifier que son joueur était à l’aise avec l’idée de le voir représenter le Canadien de Montréal quelques instants avant un match opposant justement Montréal à la Caroline.

Andersen a raconté la scène avec beaucoup d’émotion.

Selon lui, Claude Lemieux lui a expliqué que l’organisation du Canadien lui avait offert cette opportunité, mais qu’il refusait d’accepter sans avoir d’abord parlé avec lui.

Évidemment, la réponse du gardien a été immédiate.

Il lui a dit d’y aller.

Il lui a rappelé qu’il s’agissait d’un immense privilège et d’un honneur exceptionnel dans une organisation aussi prestigieuse que le Canadien de Montréal.

Mais ce n’est pas cette réponse qui marque le plus les esprits aujourd’hui.

C’est plutôt la démarche de Claude Lemieux.

Un ancien joueur respecté partout dans la LNH.

Un homme qui n’avait aucune obligation de demander la permission à qui que ce soit.

Malgré tout, son premier réflexe a été de penser à son client.

Son premier réflexe a été de protéger sa relation avec un joueur qu’il considérait pratiquement comme un membre de sa famille.

Depuis plusieurs jours, les témoignages décrivent tous le même homme.

Un agent présent.

Un conseiller impliqué.

Un mentor.

Un ami.

Andersen lui-même avait déjà affirmé que Claude Lemieux l’avait accueilli comme un fils dès le début de leur relation professionnelle il y a plus de quinze ans.

Cette nouvelle histoire ne fait que renforcer cette image.

Dans un milieu souvent associé aux négociations, aux contrats et aux affaires, Claude Lemieux accordait manifestement une place immense aux relations humaines.

Même dans un moment de célébration personnelle, il voulait s’assurer que les gens autour de lui étaient confortables avec sa décision.

Aujourd’hui, avec le recul, ce simple appel prend une signification encore plus grande.

Frederik Andersen a perdu beaucoup plus qu’un agent.

Il a perdu une personne qui l’accompagnait depuis une grande partie de sa carrière.

Une présence constante.

Un confident.

Quelqu’un qui prenait le temps de décrocher son téléphone pour discuter d’un sujet que plusieurs auraient considéré sans importance.

À travers les mots du gardien des Hurricanes, on comprend rapidement pourquoi autant de personnes sont bouleversées par cette disparition.

Le joueur vedette, l’agent influent et l’ancien champion de la Coupe Stanley laisseront évidemment leur marque dans l’histoire du hockey.

Mais à entendre Frederik Andersen raconter cette anecdote, on réalise que c’est surtout l’humain derrière Claude Lemieux qui laissera le plus grand vide.