Tragédie dans le monde du hockey : Claude Lemieux s’éteint à 60 ans

Tragédie dans le monde du hockey : Claude Lemieux s’éteint à 60 ans

William Petit Lemay
Le 2026-05-28

Le monde du hockey québécois est en état de choc.

Claude Lemieux est décédé à l’âge de 60 ans. Une nouvelle impossible à croire quand on pense qu’il y a à peine quelques jours, il marchait encore sur la glace du Centre Bell sous les applaudissements d’un amphithéâtre entier.

Lundi soir, avant le troisième match de la finale de l’Association de l’Est entre le Canadien et les Hurricanes, Lemieux avait porté le flambeau devant des milliers de partisans debout. Le Centre Bell vibrait. Montréal saluait un guerrier. Un héros des séries de 1986. Un joueur qui aura marqué plusieurs générations de partisans par son intensité, son courage et son talent dans les moments importants.

Aujourd’hui, cette image fait mal au cœur.

Personne ne pouvait imaginer qu’elle deviendrait l’une des dernières apparitions publiques de Claude Lemieux.

L’Association des anciens joueurs de la LNH a confirmé la terrible nouvelle jeudi. Immédiatement, les réactions se sont multipliées partout dans le monde du hockey. Anciens coéquipiers, adversaires, journalistes et partisans ont tous exprimé la même émotion : l’incompréhension.

Soixante ans.

C’est beaucoup trop jeune.

Claude Lemieux n’était pas un joueur ordinaire. Il faisait partie de cette catégorie rare de hockeyeurs capables de changer complètement l’énergie d’une série éliminatoire.

Repêché par le Canadien de Montréal en 1983, le natif de Buckingham avait rapidement démontré qu’il possédait quelque chose de différent. Du caractère. Du feu. Une capacité à déranger l’adversaire tout en produisant offensivement quand les matchs devenaient les plus importants.

En 1986, il avait participé à la conquête de la coupe Stanley du Canadien avec une performance encore gravée dans la mémoire des partisans montréalais. À seulement 20 ans, il avait inscrit 10 buts et 16 points en 20 matchs éliminatoires.

Son but en prolongation contre les Whalers de Hartford reste l’un des grands moments de cette époque.

Par la suite, Lemieux a poursuivi sa carrière avec les Devils du New Jersey, l’Avalanche du Colorado, les Coyotes de Phoenix, les Stars de Dallas et les Sharks de San Jose.

Partout où il passait, il laissait une trace.

Quatre coupes Stanley.

Un trophée Conn-Smythe en 1995 après une série éliminatoire dominante avec les Devils.

786 points en 1215 matchs dans la LNH.

1777 minutes de punition.

Des statistiques impressionnantes, mais surtout une réputation de joueur incapable d’abandonner.

Claude Lemieux jouait avec émotion. Avec arrogance parfois. Avec passion toujours.

Il dérangeait ses adversaires comme peu de joueurs pouvaient le faire. Plusieurs le détestaient sur la glace. Tous respectaient son désir de gagner.

Même après sa carrière, il était resté impliqué dans le hockey comme agent de joueurs. Il continuait de vivre ce sport avec la même intensité.

Aujourd’hui, derrière les statistiques et les souvenirs de hockey, une famille souffre.

Une épouse.

Quatre enfants.

Des proches qui doivent maintenant traverser une douleur immense.

Le hockey québécois perd une figure marquante. Le Canadien perd un ancien héros. Les amateurs perdent un visage associé à certaines des plus grandes émotions vécues au Québec.

Et le plus difficile à accepter reste probablement cette image de lundi soir.

Claude Lemieux, debout au Centre Bell, acclamé par Montréal.

Comme un dernier salut.

Personne ne savait que ce moment deviendrait aussi bouleversant quelques jours plus tard.

Nos sympathies.