Transaction d'Alexander Zharovsky: Matvei Michkov avertit le Canadien de Montréal

Transaction d'Alexander Zharovsky: Matvei Michkov avertit le Canadien de Montréal

David Garel
Le 2026-08-17

Alexander Zharovsky vit probablement l’un des étés les plus étranges de sa jeune carrière.

À 19 ans, le jeune Russe devrait simplement être à Oufa, préparer sa prochaine saison dans la KHL et tenter de confirmer qu’il est réellement l’un des meilleurs espoirs de sa génération.

À la place, son nom est devenu la monnaie d’échange préférée du Canadien de Montréal.

Chaque fois qu’un gros joueur devient disponible et que le CH est impliqué dans les discussions, Zharovsky apparaît.

Matthew Knies?

Zharovsky.

Kirill Marchenko?

Zharovsky.

Drake Batherson?

Encore Zharovsky.

Et ce n’est pas une simple invention sortie de nulle part. Le dossier Knies est particulièrement troublant : selon David Pagnotta, Montréal avait effectivement une entente avec Toronto à la date limite qui aurait envoyé Zharovsky, un autre espoir (Bryce Pickford) et deux choix de première ronde aux Maple Leafs en retour de Knies. Elliotte Friedman a ensuite rapporté que la transaction avait été soumise trop tard à la Ligue.

Zharovsky a réellement été à quelques secondes de quitter l’organisation montréalaise.

Et imaginez ce que ça peut faire dans la tête d’un jeune joueur.

Tu arrives dans une organisation qui t’a sélectionné au deuxième tour en 2025. Tu connais une saison exceptionnelle en Russie. Tu débarques à Montréal, tu côtoies les joueurs du Canadien, tu comprends que l’organisation croit énormément en toi.

Puis, soudainement, ton nom devient celui qu’on met dans les gros paquets de transactions.

Tu n’es même pas encore en Amérique du Nord que tu es déjà devenu un joueur que Kent Hughes pourrait sacrifier pour faire passer le Canadien à un autre niveau.

Le plus triste est que Zharovsky devrait être un membre des Maple Leafs de Toronto au moment où l'on se parle.

À une minute plus tôt... si le courriel de l'ex-DG, Brad Treliving, avait été envoyé à 15h00 au lieu de 15h01, Zharovsky serait en blanc et bleu et non en tricolore.

Son avenir à Montréal est-il réellement assuré?

Ou est-il simplement le meilleur morceau de monnaie d’échange de l’organisation?

Après Knies, le nom de Zharovsky a circulé dans le dossier de Kirill Marchenko à Columbus.

Puis maintenant, il revient dans les discussions entourant Drake Batherson à Ottawa.

Zharovsky est devenu le symbole du virage du Canadien.

Kent Hughes n’est plus simplement en train d’accumuler des espoirs.

Le Canadien a maintenant un noyau capable de gagner.

À un moment donné, il faut arrêter d’accumuler les actifs et commencer à transformer ces actifs en joueurs capables de faire gagner.

Et Zharovsky est justement devenu l’un des actifs les plus précieux.

Mais voilà que Matvei Michkov lance un avertissement à Kent Hughes.

Michkov considère Zharovsky comme l’un des tout meilleurs jeunes joueurs russes qui n’évoluent pas encore dans la LNH.

Mieux encore, il pense qu'il est numéro un à l'extérieur de la LNH devant Yegor Surin (Devils) et Dmitri Simashev (Mammoth).

Et ça prend une toute autre dimension lorsqu’on se rappelle que Michkov était lui-même le joueur que Montréal avait choisi de ne pas sélectionner en 2023.

Le Canadien avait alors sélectionné David Reinbacher.

Aujourd’hui, Michkov est à Philadelphie.

Et pendant ce temps, il regarde un autre jeune Russe appartenant au Canadien et lui donne énormément de crédit.

Ouch.

Zharovsky n’est pas devenu intéressant uniquement parce qu’il porte le chandail du Canadien.

Il a connu une véritable explosion en KHL.

En 2025-2026, il a récolté 16 buts et 42 points en 59 matchs avec Salavat Yulaev.

Il a également terminé la saison avec 26 passes en 59 matchs, une production remarquable pour un joueur de son âge.

À un moment donné, il était même devenu l’un des joueurs de moins de 20 ans les plus productifs de l’histoire récente de la KHL.

Ce n’est donc pas un espoir qui attend simplement de montrer quelque chose.

Il l’a déjà montré.

Et plusieurs évaluateurs voient maintenant en lui un potentiel joueur du top-6, voire davantage. Une analyse de DobberHockey le plaçait dans une catégorie extrêmement rare après sa saison, soulignant notamment que sa production à cet âge le rapprochait de joueurs comme Kirill Kaprizov et Ivan Demidov.

Avec quelques dents en moins.

Le jeune espoir a récemment été aperçu avec une grille après avoir perdu des dents durant un match préparatoire ou une séance d’entraînement.

Et malgré ça, il a encore montré pourquoi Montréal est aussi séduit par son potentiel.

En tirs de barrage, il a complètement vendu une feinte au gardien de Barys Astana.

Il a fait exactement ce qu’il voulait faire.

Le gardien était battu.

Mais le poteau a sauvé le gardien.

Même sans inscrire de point dans la rencontre, Zharovsky a rappelé quelque chose d’essentiel : ses mains sont beaucoup trop talentueuses pour qu’on le réduise simplement à une pièce de transaction.

Plus Zharovsky progresse, plus la décision devient compliquée.

Parce que si Hughes l’échange maintenant et que le jeune Russe devient une vedette de la LNH ailleurs, le Canadien va devoir vivre avec cette décision pendant une décennie.

Et c'est le meilleur ami d'Ivan Demidov.

Exactement le genre de joueur que tu dois protéger lorsque sa valeur commence à exploser.

Si Montréal utilise Zharovsky pour obtenir Batherson, Marchenko ou un autre attaquant établi, Hughes pourrait accélérer la fenêtre de la Coupe Stanley.

Mais si Zharovsky devient une vedette ailleurs, les partisans ne vont jamais lui pardonner.