Oui, on le sait.
Plusieurs partisans du Canadien commencent à être fatigués d’entendre parler de Matthew Knies.
Le dossier traîne depuis des semaines, les rumeurs se multiplient et aucun dénouement ne pointe à l’horizon.
Pourtant, l’histoire continue de faire jaser partout dans la LNH.
Pourquoi?
Tout simplement parce que Matthew Knies serait toujours disponible selon Darren Dreger, l’un des informateurs les plus respectés du circuit.
Lors d’une récente intervention, Dreger a affirmé que le directeur général des Maple Leafs, John Chayka, refuse encore de dévoiler son véritable prix pour l’attaquant vedette.
Pire encore.
Selon Dreger, plusieurs directeurs généraux ne prennent même plus la situation au sérieux.
Voilà où le dossier devient particulièrement intéressant pour le Canadien de Montréal.

Imaginez la position de Kent Hughes.
Le directeur général du CH cherche activement un attaquant capable d’évoluer dans un top-6. Matthew Knies représente exactement le type de joueur recherché.
Jeune.
Gros.
Talentueux.
Physique.
Capable de produire offensivement tout en jouant un style de hockey taillé pour les séries éliminatoires.
Le problème est que Hughes travaille pratiquement dans le noir.
John Chayka ne dit rien.
Il écoute.
Il accumule les offres.
Il discute avec plusieurs équipes.
Mais personne ne sait réellement ce qui pourrait convaincre Toronto de passer à l’action.
Cette façon de faire commence à agacer plusieurs organisations.
Un directeur général peut accepter un prix élevé.
Un directeur général peut accepter de perdre une négociation.
Ce qui devient difficile à gérer, c’est lorsqu’il est impossible de savoir si une offre est même proche de la cible recherchée.
Kent Hughes pourrait être prêt à sacrifier des actifs importants.
Kaiden Guhle.
Alexander Zharovsky.
Le 28e choix au total.
Peut-être même davantage.
Mais comment construire une proposition sérieuse lorsqu’aucune référence n’existe?
Pendant ce temps, Chayka continue d’écouter le marché.
Selon plusieurs observateurs, il cherche pratiquement à provoquer une guerre d’enchères invisible entre les équipes intéressées.
Chaque formation est invitée à déposer ses cartes sur la table sans connaître celles de ses rivales.
Cette approche commence à soulever plusieurs critiques.
Il faut dire que John Chayka traîne déjà une réputation particulière à travers la ligue.
Son passage en Arizona a laissé des traces importantes.
Entre les controverses administratives, les décisions contestées et son départ abrupt de l’organisation, plusieurs personnes continuent de regarder ses méthodes avec scepticisme.
Depuis son arrivée à Toronto, cette perception n’a pas disparu.
Au contraire.
Les commentaires de Darren Dreger donnent l’impression que plusieurs dirigeants préfèrent maintenant observer la situation de loin plutôt que de participer activement à ce jeu.
Pour Kent Hughes, le défi est réel.
Le Canadien veut améliorer son équipe immédiatement.
La fenêtre compétitive commence tranquillement à s’ouvrir.
Chaque décision importante compte.
Chaque actif possède une valeur considérable.
Aucun directeur général ne souhaite surpayer dans un marché où les règles changent constamment.
Le plus ironique dans tout ça est que Matthew Knies demeure un joueur qui ferait rêver les partisans du Canadien.
Son profil correspond parfaitement aux besoins de l’organisation.
Plus les semaines avancent, plus la situation devient toutefois difficile à lire.
Kent Hughes tente d’avancer.
John Chayka refuse toujours de montrer ses cartes.
Résultat?
Le dossier Matthew Knies continue d’alimenter les discussions partout dans la LNH.
Une chose est certaine : tant que Chayka gardera le silence sur ses véritables exigences, les équipes intéressées continueront de travailler à l’aveugle.
Et visiblement, plusieurs commencent sérieusement à perdre patience.
Ouch...
