Une seule signature… et toute une organisation pousse un immense soupir de soulagement.
À Chicago, personne ne voulait revivre le cauchemar qui secoue actuellement les Ducks d’Anaheim avec Leo Carlsson.
Les Blackhawks ont donc décidé d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
Connor Bedard a officiellement signé une prolongation de contrat de cinq ans d’une valeur totale de 75 millions de dollars, soit un salaire annuel de 15 millions.

À seulement 21 ans, le visage de la concession est maintenant lié à Chicago jusqu’en 2031.
Le montant fera certainement réagir.

Quinze millions par saison représentent une somme colossale pour un joueur qui n’a disputé que trois saisons dans la LNH. Pourtant, du côté des Blackhawks, cette signature ressemble beaucoup plus à une police d’assurance qu’à une dépense excessive.
Depuis quelques semaines, toute la LNH suit avec attention le feuilleton Leo Carlsson.
Les Ducks se retrouvent aujourd’hui dans une position beaucoup plus inconfortable après avoir attendu avant de régler le dossier de leur jeune centre.
Cette attente a ouvert la porte aux spéculations, aux scénarios d’offre hostile et à une négociation devenue beaucoup plus coûteuse que plusieurs l’imaginaient il y a encore quelques mois.
À Chicago, personne ne voulait courir ce risque.
Les dirigeants savaient très bien qu’en laissant Connor Bedard approcher de l’été prochain sans nouvelle entente, les discussions auraient rapidement pris une tournure complètement différente.
Chaque but supplémentaire.
Chaque saison de plus.
Chaque explosion offensive.
Tout cela aurait fait grimper sa valeur.
Les Blackhawks ont préféré payer aujourd’hui plutôt que négocier demain.
Le débat sur le montant est déjà lancé.
Connor Bedard vaut-il réellement 15 millions de dollars par année?
Sur papier, plusieurs répondront non.
D’autres rappelleront toutefois que les chiffres racontent déjà une progression impressionnante.
Après une saison recrue de 61 points en 68 matchs, Bedard a produit 67 points en 82 rencontres avant d’exploser offensivement avec une campagne de 75 points, dont 30 buts, malgré une équipe encore loin de rivaliser avec les puissances de la LNH.
À seulement 21 ans, plusieurs croient que le meilleur reste encore à venir.
Voilà pourquoi cette signature dépasse largement le simple montant inscrit au contrat.
Elle ferme pratiquement la porte à tous les scénarios qui auraient pu compliquer la vie des Blackhawks au cours de la prochaine année.
Impossible de ne pas penser au dossier Leo Carlsson.
Les comparaisons vont se multiplier.
Certains soutiendront que Carlsson deviendra un meilleur joueur complet grâce à son jeu défensif et à son intelligence sur 200 pieds.
D’autres continueront d’affirmer que Connor Bedard possède un plafond offensif que très peu de joueurs dans la LNH peuvent atteindre.
Le débat est loin d’être terminé.
Mais s’il fallait choisir aujourd’hui entre les deux joueurs pour bâtir une concession autour d’eux, une immense majorité des directeurs généraux prendrait encore Connor Bedard avant Leo Carlsson.
C’est probablement ce que les Blackhawks se sont dit eux aussi.
Alors ils ont sorti le carnet de chèques.
Oui, 75 millions de dollars représentent un investissement gigantesque.
Mais imaginons maintenant un autre scénario.
Bedard connaît une saison de 100 points l’an prochain.
Le plafond salarial continue de grimper.
Les revenus de la LNH explosent.
À combien aurait ressemblé la prochaine négociation?
Dix-sept millions?
Dix-huit?
Davantage?
Personne ne possède la réponse.
Une chose est certaine toutefois.
À Chicago, on n’avait aucune envie de découvrir la facture.
Les Blackhawks ont préféré éliminer toute incertitude immédiatement.
Et si Connor Bedard devient véritablement le joueur générationnel que plusieurs annoncent depuis son adolescence, ces 75 millions de dollars pourraient même finir par ressembler à une véritable aubaine.
C’est précisément ce que Chicago espère aujourd’hui.
Ouf...
