Arber Xhekaj menacé : Kent Hughes lui trouve déjà un remplaçant

Arber Xhekaj menacé : Kent Hughes lui trouve déjà un remplaçant

William Petit Lemay
Le 2026-09-12

Arber Xhekaj n’a toujours pas de contrat avec le Canadien de Montréal.

Nous sommes le 12 septembre.

Le tournoi de golf annuel du Canadien aura lieu lundi, dans seulement deux jours, et le défenseur demeure encore sans entente. Pendant que plusieurs de ses coéquipiers se préparent pour le camp d’entraînement, le Shérif doit encore attendre de savoir où il poursuivra sa carrière.

Puis, une nouvelle pièce vient de s’ajouter au dossier.

Son nom : Owen Protz.

Le jeune défenseur de 20 ans vient de prononcer des paroles qui risquent de faire réagir les partisans de Xhekaj. Dans une entrevue rapportée par Anthony Martineau, Protz a ouvertement expliqué qu’Arber représente un modèle pour lui.

« Je suis au courant de ce qu’il a fait au camp des recrues en 2022. Je veux faire la même chose. Son frère et lui sont des modèles pour moi. J’espère jouer avec eux pour les Canadiens. »

La situation possède une certaine ironie.

Protz rêve de reproduire le parcours de Xhekaj, mais il pourrait éventuellement devenir celui qui menace sa place dans l’organisation.

Il faut évidemment rester prudent avec cette idée. Protz n’a jamais dit qu’il voulait remplacer Arber. Il souhaite plutôt suivre ses traces et démontrer qu’il peut lui aussi profiter d’un camp des recrues pour forcer la direction à lui ouvrir une porte.

Son profil explique toutefois pourquoi cette possibilité mérite d’être surveillée.

Sélectionné au 102e rang en 2024, Protz mesure 6 pieds 2 pouces et pèse 207 livres. Il possède une réputation de défenseur physique, difficile à affronter dans les coins et capable d’utiliser son gabarit pour compliquer le travail des attaquants adverses.

Son ancien directeur général à Brantford, Spencer Hyman, croit d’ailleurs énormément en son potentiel.

Hyman estime que Protz pourrait effectuer rapidement la transition vers le hockey professionnel et devenir un joueur dont Montréal sera fier. Son ancien patron souligne également son intelligence, son éthique de travail, sa mobilité pour un défenseur de son gabarit et sa fiabilité.

Ce profil ressemble suffisamment à celui d’Xhekaj pour créer une drôle de situation.

Les deux défenseurs ne sont évidemment pas identiques. Arber possède une personnalité unique à Montréal. Son histoire, son surnom de Shérif, son rôle physique et son lien avec les partisans ne peuvent pas être reproduits simplement en sélectionnant un autre défenseur robuste.

Kent Hughes le sait très bien.

Protz ne peut donc pas remplacer Xhekaj au sens littéral.

Cependant, si le directeur général décide éventuellement d’utiliser Arber comme monnaie d’échange, l’existence d’un jeune défenseur capable d’apporter une partie de cette dimension physique pourrait faciliter une telle décision.

C’est précisément ce qui rend le dossier intéressant.

Xhekaj est toujours joueur autonome avec compensation et demeure sans contrat. La congestion à gauche de la défense montréalaise ajoute aussi de la pression. Lane Hutson, Kaiden Guhle, Mike Matheson, Noah Dobson, Alexandre Carrier, Jayden Struble, Adam Engström et David Reinbacher font tous partie de l’équation, selon leur position et leur progression.

Protz pourrait justement passer une autre étape cette saison avec Laval et continuer son développement dans un rôle important.

Pendant ce temps, Xhekaj attend toujours.

Pour les partisans qui adorent le Shérif, cette situation devient difficile à regarder. Le joueur qui avait gagné sa place contre toute attente en 2022 se retrouve aujourd’hui dans une position beaucoup moins confortable.

Le plus ironique?

Le jeune homme qui rêve de devenir comme Arber Xhekaj pourrait éventuellement devenir celui qui permettra à Kent Hughes de tourner la page.

Rien n’indique que cette décision sera prise. Rien ne confirme non plus qu’Xhekaj quittera Montréal.

Mais avec Protz qui pousse derrière, un contrat toujours absent et une ligne bleue de plus en plus remplie, le Shérif a certainement une raison supplémentaire de surveiller ce qui se passe à Montréal.

À suivre...