C'est la fin pour Brendan Gallagher: le vétéran vit la pire honte de sa vie
Brendan Gallagher. NHL.com

C'est la fin pour Brendan Gallagher: le vétéran vit la pire honte de sa vie

David Garel
Le 2026-10-05

C’est rendu difficile à regarder.

Brendan Gallagher a joué 7 minutes et 34 secondes hier soir dans la défaite de 3-2 des Canucks contre les Golden Knights de Vegas. Douze présences sur la glace. Dans une rencontre où Vancouver avait besoin de ses vétérans, Gallagher a pratiquement disparu de la rotation.

À ce stade-ci, ce n’est plus une mauvaise utilisation ponctuelle. Ce n’est plus une question de trouver le bon trio ou de donner quelques matchs à un vétéran pour qu’il retrouve son rythme. Gallagher n’arrive simplement plus à suivre.

Lorsqu’il reçoit la rondelle, il y a maintenant un malaise évident. Il ne semble plus savoir quoi faire avec elle. Il avance difficilement, il perd toutes ses ses batailles, il n’arrive plus à créer de séparation et n'est plus capable de provoquer quelque chose par son acharnement.

Le Gallagher qui fonçait dans tout ce qui bougeait, qui gagnait des rondelles impossibles et qui transformait chaque présence en bataille appartient au passé depuis trois ans déjà.

Mais là, on a l'impression de voir un vieillard à ses derniers jours. Quand il revient au banc, on dirait qu'il va être malade tellement il est blême comme un drap et plié en deux tellement il n'est plus capable de respirer normalement.

Et les partisans de Vancouver commencent à le dire ouvertement.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs fans des Canucks ressortent déjà le même refrain. On sent de la pitié et de la résignation dans leurs propos.

Pour eux, Vancouver a récupéré un vétéran fini à la corde dont le moteur n’est tout simplement plus capable de suivre le rythme de la LNH.

Ils sont en furie que Gallagher prenne la place d'un jeune en plein reconstruction.

Le plus triste, c’est que cette histoire ressemble énormément à ce que Martin St-Louis vivait avec Gallagher à Montréal.

L’an dernier, c’était le Canadien qui devait gérer ce malaise. Gallagher voulait encore jouer. Il voulait encore démontrer qu’il pouvait contribuer. L’organisation, elle, avait compris que c'était terminé depuis longtemps.

Maintenant, c’est Manny Malhotra qui se retrouve avec le dossier entre les mains.

Et une tension commence déjà à apparaître.

Gallagher n’a pas voulu parler aux médias après le match. Les journalistes voulaient évidemment l’entendre après une soirée de seulement 7:34, mais le vétéran a refusé de répondre aux questions.

Ce silence en dit déjà beaucoup.

Le malaise commence à s’installer entre Brendan Gallagher et Manny Malhotra. Comme avec Martin St-Louis, Gallagher n'accepte pas la diminution de son rôle. Et comme Malhotra est un coach recrue, Gallagher pensait pouvoir lui mettre de la pression psychologique.

Il n'en est rien. Le coach l'a envoyé promener et l'a puni devant tout le monde hier.

Le gars n'est pas capable d'accepter que c'est la fin.

Gallagher avait pourtant laissé entendre qu’il lui restait de l’essence dans le réservoir. Il voulait une équipe où il pourrait encore avoir du plaisir, jouer un rôle et terminer sa carrière sur une bonne note.

Pour l’instant, Vancouver est en train de lui offrir exactement le contraire.

Un quatrième trio.

Des présences de plus en plus courtes.

Un temps de glace qui fond.

Un entraîneur qui doit réduire son utilisation.

Et maintenant, le silence devant les médias.

Gallagher avait expliqué lors de son départ de Montréal que l’organisation ne voulait plus de lui. Il avait raconté qu’on lui avait demandé de ne plus faire partie du projet et qu’il cherchait simplement un endroit où il pourrait encore jouer, avoir du plaisir et aider.

Aujourd’hui, Vancouver lui montre exactement pourquoi Montréal avait tourné la page.

Ce n’est même plus une question de réputation ou de leadership.

Il faut pouvoir jouer.

Et hier, Gallagher faisait tellement de peine à voir.

À 34 ans, avec une dernière année de contrat devant lui, Gallagher est maintenant confronté à une réalité qu’il voulait probablement éviter à tout prix : la LNH est en train de lui fermer la porte.

Il voulait une dernière aventure et prouver que Montréal avait eu tort.

Il voulait montrer qu’il lui restait quelque chose.

Et malheureusement, chaque match qui passe ajoute à sa honte personnelle.

C’est une fin de carrière triste pour un joueur qui a déjà été l’un des guerriers les plus respectés du Canadien.

Mais le hockey ne récompense pas les souvenirs.

Il punit les "has been".