Patrick Roy vient de recevoir la claque la plus difficile depuis son congédiement par les Islanders de New York.
Depuis plusieurs jours, son nom circulait sérieusement du côté de Toronto.
Comme un véritable finaliste.
Darren Dreger avait rapporté que son entrevue s’était très bien déroulée. Elliotte Friedman avait parlé d’une excellente impression laissée aux décideurs des Maple Leafs. Plusieurs journalistes croyaient même que Roy avait enfin retrouvé une porte d’entrée vers la LNH après des semaines très pénibles où il avait arrêté de manger et perdu énormément de poids tellement il était déprimé d'avoir perdu son emploi à Long Island.
Toronto a finalement engagé Jim Hiller.
On parle de l'ancien coach des Kings qui n’a jamais gagné une seule série éliminatoire comme entraîneur-chef dans la LNH.
Son passage à Los Angeles s’est terminé par un congédiement alors qu'il avait perdu sa chambre. Rappelons que c'est Hiller qui avait traité Phil Danault comme un moins que rien, allant même jusqu'à l'envoyer dans les gradins.
Danault ne lui a jamais pardonné et cela a mené à la transaction l'envoyant à Montréal.
Hiller a été choisi car il a été l'adjoint de Mike Babcock à Toronto pendant longtemps et qu'il connait très bien Auston Matthews et William Nylander.
Patrick Roy est détruit mentalement aujourd’hui.
Difficile de ne pas penser à l’homme qui, selon plusieurs témoignages, était au fond du trou émotionnellement, et avait même refusé de porter la flamme au Centre Bell pendant les séries, lui qui s'est isolé chez lui en Floride.
Son ami Ray Cloutier racontait récemment que Roy avait été ébranlé comme jamais auparavant.
Il n’avait jamais vécu un congédiement de sa vie.
Au Colorado, il avait lui-même choisi de quitter.
Chez les Islanders, on lui a retiré son équipe alors qu’il était encore en pleine course aux séries.
Cette blessure est encore présente.
Et maintenant, la porte qui semblait la plus prometteuse vient de se refermer d Un coup.
Le plus cruel dans cette histoire, c’est que Roy cochait plusieurs cases recherchées par Toronto.
Les Maple Leafs cherchent du caractère, du leadership, une culture plus exigeante, quelqu’un capable de supporter la pression du plus gros marché de hockey au monde.
S’il existe une personne dans le hockey qui comprend la pression médiatique, les attentes démesurées et l’obligation de gagner, c’est bien Patrick Roy.
Il a vécu Montréal en tant que meilleur gardien au monde.
Il a vécu Québec, le plus gros marché de la LHJMQ, en tant que coach-DG.
Il a vécu New York et leurs médias sans pitié comme coach d'une équipe vieillissante et sans avenir.
Il n’aurait certainement pas été intimidé par Toronto.
Les Maple Leafs ratent la chance d'une vie.
Roy venait de traverser une période difficile.
Il avait quelque chose à prouver.
Il arrivait avec une motivation immense.
Une colère intérieure.
Une envie de revanche.
Le genre d’entraîneur qui entre dans un vestiaire avec le couteau entre les dents.
Pendant ce temps, Toronto choisit la sécurité sans courage,
La familiarité et le confort ne mènent jamais à des Coupe Stanley.
Pour Patrick Roy, la porte de la LNH se referme... pour de bon?
Les postes disponibles disparaissent un à un.
Los Angeles et Toronto sont réglés.
Edmonton attend Mike Babcock.
À 60 ans, Patrick Roy se retrouve dans une position qu’il n’a presque jamais connue dans sa vie. Avec rien devant lui.
Il a passé toute sa carrière à provoquer des réactions, à attirer l’attention et à faire parler de lui doit maintenant regarder les autres obtenir les emplois qu’il convoitait.
Pour un compétiteur comme Patrick Roy, cela doit être horrible.
Nos pensées sont avec lui.
