La ville de Montréal est en train de vivre un week-end complètement fou.
D’un côté, les Canadiens de Montréal sont en pleine finale de l’Association de l’Est, avec le Centre Bell prêt à exploser comme rarement. De l’autre, le Grand Prix de Formule 1 transforme déjà la métropole en véritable chaos touristique, sans oublier le Cirque du Soleil qui bat son plein.
Restaurants pleins.
Hôtels pleins.
Centre-ville bondé.
Circulation infernale.
Et dans tout ce bordel, il y a une équipe qui risque de trouver le séjour un peu moins glamour que prévu : les Hurricanes de la Caroline.
En raison du Grand Prix, l’organisation de Rod Brind’Amour a été incapable de trouver suffisamment de chambres au centre-ville de Montréal pour loger tout son groupe dimanche soir.
Même de Brossard à Laval, presque tout affichait complet.
Quand on parle d’une équipe de la LNH, on ne parle pas de dix chambres : il faut pratiquement réserver une soixantaine de chambres pour les joueurs, entraîneurs, personnel médical, équipementiers, communications et dirigeants.
La solution?
Les Hurricanes vont devoir coucher près de l’aéroport Montréal-Trudeau.
Non seulement c'est loin du Centre Bell et du centre-ville.
Et surtout… directement au milieu d’un autre immense casse-tête montréalais.
En ce moment, les abords de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau sont devenus un véritable champ de bataille routier.
Les travaux massifs liés au REM et au gigantesque chantier de modernisation de l’aéroport provoquent une congestion monstre.
Aéroports de Montréal le reconnaît lui-même : les automobilistes peuvent patienter sur des centaines de mètres simplement pour atteindre les débarcadères, particulièrement en fin d’après-midi et en soirée.
Le président d’Aéroports de Montréal, Yves Beauchamp, a même admis publiquement que les voyageurs devront faire preuve de “patience, d’observation et d’une bonne dose de planification” pendant encore plusieurs années.
En langage montréalais?
Prépare-toi au trafic de l’enfer.
On peut tout de suite vous dire que les Hurricanes ne vont pas profiter d’un traitement royal pour contourner tout ça.
Pas de tapis rouge. Pas de miracle logistique. Même du côté de la LNH, certains reconnaissent qu’avec le Grand Prix et la congestion autour du Centre Bell, plus tu approches du centre-ville, plus avancer devient un véritable cauchemar.
Le plus fou dans tout ça?
Dans les bureaux de la LNH, on poussait presque un soupir de soulagement quand les Sabres de Buffalo ont forcé un septième match contre les Canadiens de Montréal.
Si le CH avait terminé sa série plus tôt, les matchs #3 et #4 auraient été disputés en plein cœur du week-end du Grand Prix.
Ça aurait été un désastre total.
À un certain moment, les Hurricanes envisageaient même des solutions extrêmes. Mike Sundheim, vice-président des communications de l’équipe, a révélé que l’organisation avait considéré… Mont-Tremblant.
Imaginez la scène : une équipe en finale d’association obligée d’aller presque dormir dans une station touristique à 1h45 de Montréal (sans trafic) parce que Montréal déborde complètement.
Mais honnêtement, avec le trafic dimanche soir à Trudeau, mixé avec la fin du Grand Prix, ce sera l'enfer dimanche à Montréal.
Surtout pour une équipe qui va loger à l'aéroport. Clairement, les Hurricanes ne s'entraîneront pas dimanche. Et lundi, ils ont trouvé un hôtel au Centre-Ville puisque la F1 est parti.
Ouch.
Avant même de devoir composer avec une foule complètement déchaînée, avec 21 000 personnes prêtes à leur rendre la vie infernale et avec un Canadien de Montréal qui pourrait débarquer au Centre Bell avec une avance de 2-0 dans la série… il y a déjà un premier cauchemar logistique qui les attend.
Les Hurricanes vont vivre la vie d'un Montréalais... pendant 24 heures...
Imaginez. Les automobilistes peuvent attendre sur des centaines de mètres simplement pour accéder aux débarcadères.
En langage montréalais?
Prépare-toi à souffrir.Le démantèlement du stationnement étagé, les travaux massifs du REM, les voies congestionnées, les débarcadères chamboulés… tout ça crée déjà un trafic infernal qui doit durer jusqu’en 2028.
Et les Hurricanes vont le découvrir en pleine figure.
Pour une fois que la honte de notre ville... deviendras un avantage...
Qui l'aurait cru?
