Les négociations entourant Samuel Montembeault s’intensifient et tout indique que le dossier pourrait se régler avant le 1er juillet.
Pierre LeBrun envoie Montembeault à Edmonton depuis des lunes.
Le journaliste affirme que les discussions les plus sérieuses doivent se dérouler dans les prochains jours.
Pierre LeBrun rajoute que la situation pourrait s'accélérer rapidement.
Une équipe revient constamment dans les conversations du journaliste : les Oilers.
Ce n’est pas compliqué à comprendre.
Edmonton est en mode urgence. Les Oilers ont Connor McDavid, Leon Draisaitl, une fenêtre pour gagner immédiatement et une situation devant le filet qui continue d’inquiéter. Ils cherchent un gardien capable de stabiliser le poste sans coûter une fortune sur la masse salariale.
Montembeault coche plusieurs cases.
Son contrat de 3,15 millions de dollars est abordable. Il n’est signé que pour une autre saison. Il possède de l’expérience. Il a déjà porté une équipe pendant certaines séquences à Montréal.
Le problème?
Sa valeur marchande n’est pas aussi élevée que certains voudraient le croire.
On parle d’un gardien qui n’a disputé que 25 matchs cette saison, avec une moyenne de 3,43 buts accordés et un taux d’efficacité de ,872. Ce ne sont pas les statistiques d’un gardien numéro un établi qui va permettre à Kent Hughes d’exiger une rançon.
Voilà pourquoi plusieurs recruteurs ont de la difficulté à identifier ce qu’Edmonton pourrait réellement offrir.
Un choix de milieu de repêchage?
Un espoir secondaire?
Difficile d’imaginer beaucoup plus.
Les Oilers savent que Montréal est coincé avec Jacob Fowler et Jakub Dobeš qui poussent derrière. Ils savent aussi que le Canadien risque davantage de perdre de la flexibilité en conservant trois gardiens qu’en acceptant une offre raisonnable.
Pendant ce temps, il y a un aspect humain qui demeure troublant dans cette histoire.
Malgré toutes les rumeurs, malgré la présence de Fowler, malgré l’ascension de Dobeš, malgré le fait que plusieurs voient déjà son avenir ailleurs, Montembeault n’a jamais caché son désir de rester à Montréal.
C’est probablement ce qui surprend le plus de gens autour de la ligue.
Plusieurs gardiens profiteraient immédiatement d’une occasion de devenir numéro un ailleurs. Edmonton pourrait lui offrir davantage de départs. Winnipeg pourrait éventuellement avoir besoin d’un gardien si le dossier Connor Hellebuyck prenait une tournure inattendue. Le Mammoth de l'Utah serait aussi intéressé, eux qui se cherche un gardien pour partager le filer avec Karel Vejmelka.
Pourtant, Montembeault continue de laisser entendre qu’il serait heureux de poursuivre l’aventure avec le Canadien.
D’un côté, le joueur souhaite rester.
De l’autre, l’organisation semble regarder vers l’avenir avec Fowler et Dobeš.
Montembeault a-t-il une once d'orgueil qui lui reste?
Kent Hughes doit maintenant déterminer si la meilleure décision consiste à récupérer un actif immédiatement ou à conserver une police d’assurance devant le filet pour une dernière saison.
TVA Sports a repris l'information de Pierre LeBrun en insistant sur la date du 1er juillet. Une fois le marché des joueurs autonomes ouvert, toute la dynamique change complètement.
Les équipes qui cherchent un gardien auront accès à des options gratuites, sans avoir à sacrifier un choix au repêchage ou un espoir dans une transaction.
Kent Hughes perdrait alors une bonne partie de son levier de négociation. Voilà pourquoi le DG doit conclure une transaction avec les Oilers avant le 1er juillet.
Attendre après le 1er juillet, c’est risquer de voir le marché se remplir d’alternatives et d'oiblier le Canadien de simplement conserver son gardien indésirable.
Les prochains jours sont la période la plus importante de tout le dossier. Le vrai marché de Montembeault existe avant le 1er juillet. Après cette date, les cartes sont complètement redistribuées.
Plus on approche du 1er juillet, plus la pression augmente.
Et si aucune transaction ne se matérialise d’ici là, les probabilités de voir Samuel Montembeault commencer la prochaine saison à Montréal vont grimper considérablement. Imaginez le malaise de revoir la 3e roue chez le CH. On va avoir envie de regarder par terre.
Reste qu'au fond, tout le monde a l’impression que cette histoire s’en va vers une séparation inévitable.
Tic-tac-tac. L'Alberta t'attend mon Sam.
