Négociations Montréal-Winnipeg: Jacob Fowler ou Jakub Dobes exigé par les Jets

Négociations Montréal-Winnipeg: Jacob Fowler ou Jakub Dobes exigé par les Jets

David Garel
Le 2026-06-19

Une véritable bombe commence à circuler dans les coulisses de la LNH.

Et si les Canadiens de Montréal étaient déjà impliqués dans des discussions entourant Mark Scheifele?

Depuis quelques jours, Winnipeg ressemble de moins en moins à une organisation convaincue que sa fenêtre de championnat est encore ouverte. Les questions s’accumulent. Les doutes aussi.

Connor Hellebuyck aurait demandé une transaction selon ce qui circule dans plusieurs médias américains. Pendant ce temps, des journalistes commencent à évoquer la possibilité que Mark Scheifele lui-même se demande combien de temps encore il veut attendre avant de poursuivre sa carrière ailleurs.

Lorsque les fondations d’une organisation commencent à bouger, les dominos peuvent tomber rapidement.

Et voilà que les Canadiens de Montréal sont sur toutes les lèvres.

Jeff Marek, Greg Wyshynski et Jimmy Murphy ont tous alimenté les spéculations entourant un intérêt potentiel du Canadien pour Scheifele sur les ondes de Dailyfaceoff:

Rien ne confirme qu’une transaction est imminente. Rien ne confirme que Winnipeg est prêt à l’échanger demain matin.

Mais lorsqu’un centre de premier trio ayant récolté plus de 100 points devient disponible, tous les directeurs généraux décrochent leur téléphone.

Kent Hughes ne fera certainement pas exception.

La question devient alors beaucoup plus intéressante.

Quel serait le prix?

Le dossier prend alors une une tournure spectaculaire.

Les Jets pourraient soudainement se retrouver avec un immense trou devant leur filet si Hellebuyck quitte l’organisation. Un club qui perd son gardien numéro un doit immédiatement penser à son successeur.

Voilà pourquoi les noms de Jacob Fowler et de Jakub Dobeš commencent déjà à circuler dans certains scénarios sur le marché des transactions selon Dailyfaceoff.

Fowler est considéré comme le gardien d’avenir de l’organisation.

Dobeš vient de démontrer qu’il peut jouer dans la LNH en tant que numéro un avec des séries extraordinaires.

Les deux possèdent une valeur énorme sur le marché.

Et dans une négociation impliquant un joueur du calibre de Scheifele, Winnipeg demanderait évidemment des actifs majeurs.

Michael Hage risque aussi de revenir constamment dans les discussions.

Ce n’est pas un hasard.

Depuis sa décision de retourner à l’Université du Michigan plutôt que de signer immédiatement avec le Canadien, plusieurs recruteurs se demandent si son nom est devenu plus disponible qu’auparavant dans les discussions de transactions.

Kent Hughes et Jeff Gorton adorent Hage.

Mais lorsqu’un centre établi de plus de 100 points apparaît sur le marché, les conversations changent rapidement.

Le problème demeure toutefois le même.

Mark Scheifele aura 33 ans et est signé pour 8,5 M$ jusqu'en 2031.

Montréal construit autour d’Ivan Demidov, Lane Hutson, Juraj Slafkovsky, Noah Dobson, Michael Hage, Jacob Fowler et plusieurs autres jeunes joueurs.

Scheifele ne suit pas nécessairement la même courbe d’âge que ce noyau.

C’est un joueur capable de transformer immédiatement une attaque.

C’est aussi un joueur qui se rapproche tranquillement de la fin de sa carrière plutôt que du début.

Kent Hughes doit donc répondre à une question fondamentale.

Est-ce qu’un centre de 103 points vaut le sacrifice potentiel d’un gardien d’avenir, d’un espoir élite et possiblement d’un choix de première ronde?

Ce n’est plus une simple décision hockey.

C’est une décision qui peut influencer toute la prochaine décennie du Canadien.

Les dirigeants du CH doivent décider s'ils sont à un Mark Scheifele d'une Coupe Stanley.

Une autre réalité mérite également d’être soulignée.

Winnipeg demeure l’un des marchés les plus difficiles de la LNH lorsqu’il est question de retenir ses vedettes à long terme. Les hivers sont interminables, la pression est constante et plusieurs joueurs ont déjà quitté l’organisation au fil des années.

Il y a donc un élément majeur que plusieurs oublient lorsqu’ils lancent le nom de Michael Hage dans tous les scénarios imaginables.

Contrairement à un vétéran sous contrat, Hage conserve le contrôle sur son avenir. En retournant à l’Université du Michigan pour une troisième saison, il a démontré qu’il n’était pas prêt à accepter n’importe quelle situation simplement pour devenir professionnel le plus rapidement possible.

Si Winnipeg exige son nom dans une transaction majeure, les Jets devront eux aussi se poser une question importante : Michael Hage voudra-t-il réellement s’engager à long terme avec l’organisation?

Après tout, son retour dans la NCAA au lieu de s'engager avec le CH était motivé en partie par le désir d’éviter un passage dans la Ligue américaine et de maximiser ses chances d’obtenir directement un rôle significatif dans la LNH.

Il voulairt aussi maximiser son portefeuille, alors qu'il sera payé entrr 400 et 500 000 dollars dans la NCAA. Il ne voulait pas prendre le risque d'être payé seulement 80 000 dollars dans la ligue américaine.

Est-ce que Winnipeg, la pire ville en Amérique du Nord niveau qualité de vie, va le tenter? Si hage décide de rester ses 4 ans à l'université, il deviendra agent libre et pourra signer avec l'équipe de son choix.

Dans un scénario où les Jets perdraient Connor Hellebuyck, entameraient une reconstruction et offriraient rapidement une place importante à Hage au centre, l’argument devient beaucoup plus séduisant au niveau sportif pour lui... même si la ville de Winnipeg est moche comme jamais.

Un jeune joueur ambitieux peut accepter bien des choses lorsqu’on lui promet une véritable opportunité. Reste que Winnipeg n’est pas Montréal. Les hivers, le marché, l’attractivité de la ville et la stabilité de l’organisation entrent aussi dans l’équation lorsqu’un espoir de cette importance réfléchit à l’endroit où il veut bâtir sa carrière. V

Voilà pourquoi son nom n’est pas une simple pièce d’échange comme les autres. Toute équipe intéressée devra également s’assurer qu’il est prêt à s’investir dans le projet à long terme.

Du côté des Jets, ils doivent agir vite. Si Scheifele commence réellement à regarder ailleurs, les Jets pourraient se retrouver devant une situation où ils devront agir avant que sa valeur ne diminue.

Quand toute la LNH sait que le joueur veut s'en aller, ça complique tout.

C’est exactement ce genre de scénario que Kent Hughes surveille constamment.

Il ne cherche pas seulement des joueurs disponibles.

Il cherche des organisations vulnérables et des situations qui peuvent exploser.

Et présentement, Winnipeg donne de plus en plus l’impression d’une organisation qui approche d’un moment charnière.

La présence de Fowler, Dobeš, Hage, Reinbacher et plusieurs autres jeunes actifs donne au Canadien les munitions nécessaires pour participer à n’importe quelle discussion majeure.

La vraie question n’est donc pas de savoir si Montréal peut payer le prix.

La vraie question est de savoir si Kent Hughes croit qu’un Mark Scheifele de 33 ans peut rapprocher suffisamment le Canadien de la Coupe Stanley pour justifier un sacrifice aussi énorme.

Wow.

Si les Jets ouvrent officiellement la porte aux discussions, le téléphone de Kent Hughes risque de sonner très rapidement.

Et celui de Jake Evans aussi.

Lorsqu’on parle de Mark Scheifele à Montréal, il est impossible d’oublier ce qui s’est produit au printemps 2021. Pour plusieurs partisans du Canadien, son nom restera toujours associé à cette mise en échec dévastatrice sur Jake Evans en séries éliminatoires.

Depuis la nuit des temps, les partisans ont vu Scheifele comme le méchant de l’histoire et le bourreau sanglant. Il faudrait une sacrée conversation pour tourner la page sur un souvenir qui est encore bien vivant dans la mémoire des partisans montréalais.

Mais pour la Coupe Stanley... les joueurs de hockey sont prêt à tout...

Même s'il faut pardonner l'impardonnable...