Transaction Montréal-Vancouver: l'orgueil de Brendan Gallagher piétiné

Transaction Montréal-Vancouver: l'orgueil de Brendan Gallagher piétiné

David Garel
Le 2026-06-19

Le dossier Brendan Gallagher était supposé être simple.

Le Canadien avait ouvertement laissé entendre qu’il voulait aider son vétéran à trouver une nouvelle destination. Gallagher avait parlé avec émotion à la fin de la saison. Tout le monde comprenait qu’après toutes ces années de loyaux services, l’organisation voulait lui permettre de choisir la suite de sa carrière.

Vancouver apparait toujours comme la destination logique.

La famille.

La Colombie-Britannique.

Les Canucks en reconstruction et qui ont besoin d'un vétéran pour rendre le vestiaire plus sain.

Tout semblait s’aligner.

Puis voilà que le dossier ralentit.

Selon Pierre LeBrun, les discussions existent toujours entre les deux organisations, mais quelque chose bloque encore la transaction.

La question devient donc inévitable.

Qu’est-ce qui retarde réellement le dossier?

La réponse la plus logique demeure la compensation.

Les Canucks accepteraient volontiers d’accueillir Gallagher. Le problème, c’est qu’ils ne veulent pas absorber plus 6,5 M$ de salaire sans obtenir quelque chose en retour, même si l'argent réel est de 4 M$.

Les négociations sont devenus délicates.

Kent Hughes était peut-être prêt à joindre un choix de quatrième ou de cinquième ronde.

Vancouver demande-t-il davantage?

Un troisième choix?

Un deuxième?

Personne ne le sait pour l’instant.

Mais plus le temps passe, plus on comprend que les deux équipes ne sont pas encore sur la même longueur d’onde.

Pour Brendan Gallagher, cette attente doit être particulièrement difficile.

Imaginez la situation.

Toute la planète hockey parle déjà de votre départ.

Votre employeur annonce publiquement qu’il veut vous aider à trouver une nouvelle équipe.

Des rumeurs vous envoient partout à Vancouver depuis des semaines.

Et malgré tout, rien ne bouge.

Vous restez coincé entre deux organisations qui tentent de s’entendre sur votre valeur... négative...

Pour l’ego d’un compétiteur comme Gallagher, ce n’est probablement pas une situation agréable.

On parle d’un joueur qui a tout donné au Canadien.

Un joueur qui a joué blessé.

Un joueur qui a payé le prix physiquement pendant plus d’une décennie.

Voir sa carrière résumée à une négociation sur la valeur d’un choix au repêchage ne doit pas être facile à accepter.

D’un autre côté, Kent Hughes n’est pas reconnu pour distribuer des actifs gratuitement.

Même lorsqu’il tente de rendre service à un vétéran respecté, il refuse généralement de se faire imposer ses conditions.

Si Vancouver demande trop, il pourrait très bien décider d’attendre.

C’est ce qui explique pourquoi le dossier n’est toujours pas réglé aujourd’hui.

Plus les jours passent, plus la situation devient inconfortable pour tout le monde impliqué.

Pour Vancouver.

Pour le Canadien.

Et surtout pour l'ego Brendan Gallagher, qui attend toujours de savoir où il jouera son prochain match de hockey.

Alors qu'on lui rappelle à quel point il est un indésirable.