Transaction de Cutter Gauthier: l'offre de Montréal serait explosive

Transaction de Cutter Gauthier: l'offre de Montréal serait explosive

David Garel
Le 2026-08-20

Le cauchemar de Pat Verbeek vient peut-être de prendre une tournure... catastrophique...

Et cette fois, ce n’est plus simplement une question de dollars pour le DG des Ducks.

Cutter Gauthier pourrait carrément ne pas être sur la glace lorsque le camp d’entraînement des Ducks d’Anaheim s’amorcera.

C’est la bombe lancée par Ross Joye, un podcasteur très suivi dans le marché de Philadelphie, qui suit évidemment le dossier Gauthier avec une attention particulière depuis que le jeune attaquant avait forcé son départ des Flyers.

Et ses informations sont particulièrement inquiétantes pour Anaheim.

« Il n’est pas sur la glace. Ce sera le premier joueur à boycotter le camp que nous avons vu depuis un bon moment. »

Puis vient le passage qui fait véritablement exploser le dossier :

« Je ne pense pas qu’il soit là pour jouer. Je pense qu’il campe sur ses positions. »

Gauthier aurait refusé une offre de 13 millions de dollars par saison des Ducks, selon les informations rapportées cette semaine.

D’autres informations ont fait état d’attentes pouvant grimper jusqu’à 16 ou 17 millions, tandis que l'ancien défenseur de la LNH, Keith Yandle, avait rapporté que Gauthier ne voudrait pas accepter un seul dollar de moins que les 18 millions de Leo Carlsson.

La réalité est que le clan Gauthier veut entre 15 M$ et 18 M$ par année.

Et maintenant, Anaheim doit composer avec une réalité terrifiante.

Le contrat de Carlsson a tout gâché.

Les Ducks ont égalé l’offre hostile de cinq ans et 90 millions de dollars déposée par les Flyers, donnant à leur jeune centre un salaire annuel moyen de 18 millions de dollars. Cette décision a laissé Anaheim avec un peu plus de 9 millions de dollars d’espace sous le plafond salarial avant même de régler le dossier Gauthier.

C’est exactement ce que Ross Joye met de l’avant.

« Anaheim est dans une position où il a le dos au mur à cause du contrat qu’ils lui ont donné. »

Et lorsqu’on lui demande ce que cela signifie pour Gauthier, la réponse devient complètement folle.

« La seule façon qu’il soit au camp d’entraînement lors de la première journée, c’est s’il est avec une autre équipe. »

Boom.

Si cette lecture est exacte, on ne parle plus d’une simple négociation difficile.

On parle d’un joueur qui pourrait forcer une deuxième transaction majeure de sa jeune carrière.

Après avoir forcé les Flyers à l’échanger avant même de disputer un seul match avec eux, Gauthier pourrait maintenant se retrouver dans une situation où il mettrait les Ducks devant un choix impossible : payer une fortune ou l’échanger.

Et c’est précisément ce qui rend le dossier tellement excitant pour le Canadien de Montréal.

Kent Hughes cherche toujours un joueur capable de transformer son top-6.

Et Cutter Gauthier vient de connaître une saison de 41 buts et 69 points en 76 matchs, avant d’ajouter 12 points en 12 matchs éliminatoires.

Il a 22 ans.

Il mesure 6 pieds 2 pouces.

Il possède un tir élite.

Il peut jouer au centre ou à l’aile.

Et surtout, il représente exactement le genre de joueur que Montréal n’a pas réussi à ajouter depuis plusieurs années.

Mais il y a un problème gigantesque.

Son prix.

Est-ce que le Canadien doit réellement donner 16 millions de dollars par saison à Cutter Gauthier?

Ross Joye n’est d’ailleurs pas le seul à croire que le joueur pourrait aller jusqu’au bout.

« Je pense que Cutter Gauthier finit dans un autre uniforme. »

Il ne faut jamais oublier l’histoire entre Gauthier et Montréal.

Lorsque son nom avait commencé à circuler avant son repêchage, certaines informations avaient laissé croire qu’il ne voulait rien savoir du Canadien.

La famille avait pourtant rapidement rejeté cette affirmation.

Gauthier avait même expliqué qu’il serait honoré d’être sélectionné par Montréal, soulignant ses liens avec la ville et le fait que son père parle toujours français.

La porte n’a donc jamais été aussi fermée qu’on a voulu le croire.

Et aujourd’hui, Montréal possède quelque chose qu’Anaheim pourrait éventuellement convoiter.

Des jeunes joueurs.

Des défenseurs.

Des choix.

De la profondeur.

Ross Joye résume parfaitement l’ampleur du problème :

« Après tout ce qui s’est passé ici, après l’avoir vu forcer son départ, maintenant il pourrait faire la même chose avec l’équipe qui l’a acquis. »

Imaginez le scénario.

Cutter Gauthier ne se présente pas au camp.

Les négociations restent bloquées.

Anaheim manque d’espace sous le plafond.

Le joueur campe sur ses positions.

Et Pat Verbeek commence à recevoir des appels.

Kent Hughes doit être l’un des premiers au bout du fil.

Si le prix devient Cole Caufield, oubliez ça.

Si le prix devient Ivan Demidov, oubliez ça.

Si Anaheim exige Michael Hage, David Reinbacher ou Kaiden Guhle et plusieurs choix importants, Hughes doit raccrocher?

Dans tous les cas, si Kent Hughes appelle Pat Verbeek, il faudra évidemment parler des défenseurs. C’est probablement là que le Canadien possède ses meilleures munitions.

Les Ducks ont une défensive qui demeure loin d’être parfaite et plusieurs de leurs jeunes défenseurs pourraient bénéficier d’un véritable renfort.

Montréal, de son côté, possède justement plusieurs joueurs qui pourraient intéresser Anaheim. Kaiden Guhle et David Reinbacher représentent les deux noms les plus importants.

Mais clairement, le CH veut sacrifier Alexander Zharovsky à la place de Michael Hage.

Il ne faut pas oublier non plus Adam Engström, qui possède une valeur intéressante sur le marché.

Si les négociations deviennent impossibles et que Gauthier exige réellement une fortune, Montréal doit au moins être capable de présenter une offre suffisamment agressive pour faire réfléchir Pat Verbeek. Et avec la quantité de jeunes défenseurs et d'un prodige comme Zharovsky/Hage dont dispose Hughes, il possède justement les pièces pour le faire.

Le Canadien doit foncer.

Et si Ross Joye a raison?

Si Cutter Gauthier n’est réellement pas à Anaheim pour le premier jour du camp?

Alors Kent Hughes devra décrocher son téléphone.

Le cauchemar d’Anaheimn devient l’occasion rêvée de Montréal.