Les Sabres de Buffalo sont-ils en train de réussir le meilleur été de toute la LNH?
Sérieusement, plus les heures avancent, plus le DG Jarmo Kekalainen donne une véritable leçon de gestion à ses collègues.
Les Sabres de Buffalo viennent-ils encore de voler une équipe?
Honnêtement, plus les transactions s’enchaînent, plus il devient difficile de ne pas être impressionné par ce que Buffalo est en train de construire.
Après avoir déjà frappé un immense coup plus tôt cette semaine, les Sabres viennent maintenant de mettre la main sur Olen Zellweger, l’un des jeunes défenseurs offensifs les plus prometteurs de toute la LNH.
Et le prix payé fait énormément réagir.
Buffalo cède Anton Wahlberg, un choix de deuxième ronde (45e au total) et repart avec un défenseur de seulement 22 ans qui compte déjà 76 matchs d’expérience dans la LNH.
Pour plusieurs recruteurs, c’est tout simplement un vol.
Zellweger n’est pas un espoir.
Il est déjà un joueur de la LNH.
La saison dernière avec Anaheim, il a disputé 76 rencontres, récoltant 7 buts et 22 points, tout en démontrant pourquoi plusieurs le considèrent comme l’un des défenseurs les plus explosifs de sa génération.

Selon les données de NHL Edge, Zellweger figurait parmi les défenseurs les plus rapides de toute la ligue.
Il a terminé cinquième de la LNH pour les accélérations entre 20 et 22 mi/h, derrière seulement des monstres comme Cale Makar, Quinn Hughes, Jake Sanderson et Matthew Schaefer.
Il se retrouve également parmi les meilleurs défenseurs de la ligue lorsqu’il transporte la rondelle pour créer des occasions de marquer.
Son coup de patin est élite.
Sa mobilité est exceptionnelle.
Sa première relance est déjà de calibre LNH.
Et à seulement 22 ans, plusieurs recruteurs croient qu’il n’a pas encore atteint son plein potentiel.
Pendant ce temps, Anton Wahlberg demeure un projet de bas-étage.
Le centre suédois de 20 ans avait été repêché au 39e rang en 2023.
La saison dernière, il a inscrit 37 points, dont 9 buts, en 68 matchs avec Rochester dans la Ligue américaine.
Il possède une belle taille (6 pieds 4), un bon sens du jeu et un potentiel intéressant.

Mais il n’a toujours pas disputé un seul match dans la LNH et on le considère comme un espoir B.
Voilà pourquoi plusieurs trouvent l’écart de valeur énorme.
Au final, Buffalo a cédé le 45e choix au total obtenu en plus dans la transaction de Bowen Byram
Pour un défenseur de 22 ans déjà établi dans la meilleure ligue au monde, qui possède un plafond offensif extrêmement élevé.
Ouch.
Plus les heures avancent, plus Buffalo accumule les coups de circuit.
Pendant que Kent Hughes continue de chercher le coup parfait, Jarmo Kekäläinen, lui, accumule les victoires.
Le DG des Sabres n’attend pas que le marché vienne à lui. Il force le marché.
Quand une occasion se présente, il attaque. Quand un joueur perd de la valeur à long terme, il le transforme immédiatement en actifs majeurs. Quand une autre équipe panique, il en profite.
C’est exactement ce qu’il vient de faire avec Bowen Byram.
Il ne faut surtout pas analyser cette transaction uniquement sous l’angle de Bowen Byram.
Le véritable génie de Jarmo Kekäläinen, c’est d’avoir transformé une situation extrêmement délicate en énorme victoire.
Byram allait devenir admissible à une prolongation de contrat le 1er juillet. Son clan visait un contrat qui se rapprochait des 11 millions de dollars par saison, soit le salaire de Rasmus Dahlin. Un montant que Buffalo ne voulait tout simplement pas payer.
Plutôt que de risquer de surpayer son défenseur… ou pire encore, de le perdre éventuellement pour presque rien, Kekäläinen a choisi une troisième option : profiter de la valeur maximale de son joueur sur le marché.
Et il a complètement fait sauter la banque.
Les Sabres ont obtenu le quatrième choix au total, le 45e choix, le gigantesque défenseur droitier Louis Crevier et, en prime, Chicago a accepté d’absorber la dernière année du contrat de Jordan Greenway, libérant près de 10 millions de dollars d’espace salarial combiné.
C’est tout simplement monumental.
Le plus incroyable demeure toutefois le quatrième choix au total.
Selon plusieurs recruteurs, Buffalo pourrait maintenant mettre la main sur Chase Reid, un défenseur droitier considéré par certains comme le troisième meilleur espoir de tout le repêchage. Un joueur qui possède carrément le potentiel d’un défenseur numéro un dans la LNH.
En d’autres mots, Kekäläinen pourrait remplacer un défenseur qui allait coûter une fortune par un défenseur beaucoup plus jeune, sous contrôle pendant des années et possédant un plafond encore plus élevé.
C’est exactement le genre de décision qui change le futur d’une organisation.
Et ce n’est pas tout.
Louis Crevier passe presque sous le radar, mais plusieurs recruteurs adorent son potentiel.
À 6 pieds 8 pouces, droitier, capable d’écouler de grosses minutes en désavantage numérique, il sort d’une saison très encourageante malgré les difficultés des Blackhawks. Son différentiel de -2 sur une équipe qui affichait -64 en dit long sur son efficacité défensive. Il possède également un lancer extrêmement puissant et fait partie des défenseurs les plus rapides de son gabarit.
Autrement dit, Buffalo ne récupère pas seulement des choix.
Les Sabres récupèrent aussi un défenseur qui pourrait très bien devenir un élément important de leur top-4.
Pendant ce temps, Chicago prend un risque colossal.
Oui, Bowen Byram est un excellent défenseur.
Oui, il vient de connaître une saison de 42 points.
Mais il ne s’est jamais imposé comme un véritable défenseur numéro un. Il a souvent profité de contextes où d’autres vedettes comme Cale Makar ou Rasmus Dahlin absorbaient les missions les plus difficiles. Son jeu demeure spectaculaire offensivement, mais beaucoup plus inégal dans sa propre zone.
Surtout, Chicago vient de payer comme s’il acquérait un défenseur élite incontestable.
Le quatrième choix au total.
Le 45e choix.
Louis Crevier.
Et l’absorption du contrat de Jordan Greenway.
C’est un prix gigantesque.
Plusieurs analystes américains parlent déjà d’un véritable vol de Buffalo. Certains ont même attribué une note de A+ aux Sabres et un F aux Blackhawks, estimant que Kyle Davidson a payé beaucoup trop cher pour un défenseur qui n’a jamais démontré qu’il pouvait transformer à lui seul une brigade défensive.
Après le vol réalisé dans le dossier Byram, puis l’acquisition d’Olen Zellweger quelques heures plus tard, une chose saute aux yeux.
Jarmo Kekäläinen est probablement le directeur général qui domine complètement ce marché des transactions.
Pendant que plusieurs organisations hésitent encore, lui attaque.
Et jusqu’à maintenant, il gagne presque toutes ses batailles.
Au lieu de lui accorder un contrat gigantesque qui aurait pu devenir un boulet dans quelques années, il obtient le quatrième choix au total, un autre choix de deuxième ronde, un défenseur droitier de 6 pieds 8 pouces en Louis Crevier et près de 10 millions de dollars de flexibilité salariale.
Quelques heures plus tard, il remet ça en allant chercher Olen Zellweger, un défenseur de seulement 22 ans qui fait déjà partie des patineurs les plus explosifs de toute la LNH.
Pendant ce temps, à Montréal, Kent Hughes continue de multiplier les appels et les négociations, mais les résultats tardent à venir.
Oui, le Canadien aurait déposé une offre complètement folle pour Kirill Marchenko. Oui, Jeff Gorton et Kent Hughes travaillent très fort. Personne ne remet ça en question.
La différence, c’est que Kekäläinen, lui, transforme ses appels en transactions.
Il accepte de prendre des décisions difficiles. Il vend au sommet de la valeur d’un joueur. Il profite des équipes prêtes à surpayer.
Ironiquement, Louis Crevier représente exactement le genre de défenseur droitier que le Canadien recherche depuis des mois : grand, mobile, capable de jouer physique et de tuer des pénalités. Pourtant, c’est Buffalo qui a trouvé une façon de mettre la main sur lui... gratuitement...
Pendant que Montréal attend toujours le moment idéal pour frapper, Buffalo améliore déjà son équipe.
Au final, ce n’est pas toujours l’équipe qui fait la plus grosse offre qui gagne l’été.
Très souvent, c’est celle qui sait profiter du bon moment.
Et jusqu’à présent, cette équipe, c’est Buffalo.
Les Sabres sont en train de réussir le meilleur été de toute la Ligue nationale.
Pendant que plusieurs équipes hésitent encore, Buffalo continue d’être agressif.
Et il y a une impression qui commence sérieusement à circuler partout dans la LNH.
Les Sabres n’ont peut-être pas terminé de cuisiner.
Le téléphone continue de sonner.
Et plusieurs dirigeants s’attendent encore à voir Buffalo frapper un autre grand coup avant la fin du repêchage.
