Depuis que tous les insiders de la LNH aient révélé que les Flames de Calgary étaient prêts à écouter les offres pour Zach Whitecloud et Morgan Frost, une idée revient constamment.
Et si Arber Xhekaj était la pièce maîtresse d’une transaction?
Plus on analyse la situation, plus ce scénario fait du sens.
D’un côté, Montréal cherche toujours un défenseur droitier fiable pour compléter sa brigade en attendant que David Reinbacher soit prêt à assumer un rôle à temps plein.
Whitecloud coche pratiquement toutes les cases. Il joue à droite. Il est robuste. Il bloque des tirs. Il frappe. Il possède de l’expérience des séries éliminatoires et il a déjà gagné la Coupe Stanley. Avec un salaire annuel de 2,75 millions de dollars pour encore deux saisons, son contrat est également très raisonnable.
De l’autre côté, Calgary est en pleine reconstruction.
Et les Flames recherchent exactement le genre de joueur qu’Arber Xhekaj représente.
Un défenseur intimidant.
Un joueur qui protège ses coéquipiers.
Un gars capable de changer complètement l’énergie d’un match avec une seule mise en échec.
Un profil qui devient de plus en plus rare dans la LNH.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Calgary est associé au Shérif.
Le nom de Xhekaj est revenu à plusieurs reprises dans les rumeurs entourant les Flames au cours des derniers mois. Ce n’est donc pas un scénario inventé de toutes pièces. Il existe déjà un intérêt connu.
Mais il y a un autre élément qui rend cette histoire encore plus folle.
Arber Xhekaj est toujours sans contrat.
Plus les semaines passent, plus les questions se multiplient.
Pourquoi le dossier traîne-t-il autant?
Pourquoi aucune entente n’a encore été annoncée?
Kent Hughes garde-t-il volontairement toutes ses options ouvertes?
Impossible de le savoir.
Une chose demeure toutefois évidente.
Depuis plus d’un an, Martin St-Louis n'a jamais accordé à Xhekaj la confiance que plusieurs partisans estimaient qu’il méritait.
On l’a vu être laissé de côté à plusieurs reprises. Pire encore, certains soirs, il jouait à peine une minute.
On l’a même vu être utilisé comme attaquant lors d’un match.
Pendant ce temps, plusieurs équipes de la LNH continuent de voir en lui un défenseur tellement précieux.
Ouch.
À Montréal, on débat constamment de sa place dans l’alignement.
Ailleurs dans la ligue, plusieurs directeurs généraux voient un joueur capable de transformer l’identité physique de leur équipe.
Et s’il y a bien une ville où Arber Xhekaj deviendrait instantanément une immense vedette…
C’est Calgary.
On parle de la province de l’Alberta.
Le Stampede.
Les chapeaux de cowboy.
Une ville qui adore les joueurs physiques, les guerriers et les fortes personnalités.
Imaginez une seconde le potentiel marketing.
Le Shérif à Calgary.
Rien que le surnom semble avoir été inventé pour cette ville.
Les campagnes publicitaires s’écriraient pratiquement toutes seules.
Les partisans tomberaient immédiatement en amour avec son style.
Son image exploserait.
Et il ne se ferait pas punir par son coach... pour être populaire.
Au moment où Arber Xhekaj multipliait les contrats publicitaires et voyait sa popularité exploser, son utilisation sur la glace diminuait de façon spectaculaire.
Coïncidence? Impossible. Martin St-Louis avait même été invité au lancement de son burger et il ne s'était pas pointé.
Martin St-Louis a toujours détesté l’attention médiatique entourant le Shérif. Il avait même clamé que le surnom "Shérif" n'existait pas.
Pendant que Xhekaj devenait une véritable vedette auprès des partisans, il perdait graduellement la confiance de son entraîneur, alimentant un débat qui continue encore aujourd’hui.
St-Louis a toujours aimé être le centre de l'univers. Est-il jaloux de la popularité de Xhekaj?
Pendant qu’à Montréal, son utilisation est digne d'un moins que rien, à Calgary, il pourrait devenir l’un des nouveaux visages de la reconstruction.
Voilà pourquoi un échange impliquant Zach Whitecloud et Arber Xhekaj mérite d’être pris au sérieux.
Selon plusieurs recruteurs autour de la LNH, il faudrait rajouter un choix de 2e ronde minimum à Xhekaj pour que la négociation Montréal-Calgary devienne sérieuse.
Et il ne faut surtout pas oublier Morgan Frost. Depuis que le centre des Flames est lui aussi disponible, Calgary devient encore plus intéressant pour Kent Hughes.
Oui, Frost n’est probablement pas le fameux deuxième centre de rêve que recherchent les partisans du Canadien. Il n’a jamais explosé offensivement comme plusieurs l’espéraient après avoir été un choix de première ronde des Flyersen 2017 (27e au total).
Mais avec une saison de 22 buts et 43 points et seulement une année de contrat avant de devenir joueur autonome, il représente exactement le type de solution temporaire que Montréal pourrait envisager en attendant l’arrivée de Michael Hage.
Si les Flames apprécient réellement Arber Xhekaj et que le Canadien continue de démontrer de l’intérêt pour Zach Whitecloud, pourquoi ne pas profiter de la même transaction pour discuter aussi de Morgan Frost?
Kent Hughes réglerait alors deux besoins d’un seul coup : ajouter un défenseur droitier fiable et aller chercher un centre capable d’occuper un rôle au sein du top-9 en attendant que Hage soit prêt à prendre le relais.
Quand deux équipes possèdent exactement ce que l’autre recherche, ce sont souvent les conditions idéales pour conclure une transaction importante.
Il faut juste trouver les éléments (choix, espoirs B) à rajouter avec Xhekaj pour convaincre les Flames.
Kent Hughes est-il prêt à échanger un joueur devenu l’un des favoris des partisans?
Quand il regarde à quel point son coach le méprise, la réponse est définitivement... OUI...
