Arber Xhekaj aura finalement obtenu son nouveau contrat avec le Canadien de Montréal. Après des semaines d’attente et de négociations, le défenseur a accepté une entente d’un an évaluée à 1,5 million de dollars.
Sur papier, Xhekaj obtient une augmentation.
Dans les faits, elle représente seulement 200 000 $ de plus que son précédent contrat, qui affichait une valeur annuelle de 1,3 million.
Pour un joueur de 25 ans qui possède déjà une certaine expérience dans la LNH, le résultat est difficile à avaler.
Tony Marinaro a d’ailleurs soulevé plusieurs questions après l’annonce. Selon lui, Xhekaj voulait probablement obtenir des garanties concernant sa place dans les plans du Canadien. La saison dernière, le défenseur a souvent été utilisé comme sixième ou septième défenseur et son temps de glace n’a pas toujours été à la hauteur de ses attentes.
Le véritable problème se trouve peut-être précisément ici.
Will Arber Xhekaj make the most of his last chance with the Habs?@TonyMarinaro reacts to the Canadiens signing Arber Xhekaj.#thesickpodcast pic.twitter.com/10ELtDxEDH
— The Sick Podcast with Tony Marinaro (@thesickpodcasts) September 15, 2026
Xhekaj ne cherchait pas seulement un meilleur salaire. Il voulait aussi savoir quelle place il occupe réellement dans l’organisation.
Le Canadien lui offre maintenant une seule saison pour répondre à cette question.
C’est difficile de ne pas voir cette entente comme une audition.
Kent Hughes conserve ainsi beaucoup de flexibilité. Le directeur général n’a pas engagé plusieurs années ni accordé une augmentation majeure à un joueur dont la situation demeure incertaine. Xhekaj devra donc profiter de chaque occasion qui lui sera donnée.
La concurrence sera encore présente.
Jayden Struble demeure dans l’équation. D’autres jeunes défenseurs poussent également derrière le groupe actuel. Le Canadien possède suffisamment de profondeur pour que chaque erreur de Xhekaj puisse avoir des conséquences sur son utilisation.
Son profil reste pourtant particulier.
À 6 pieds 4 pouces et environ 240 livres, Xhekaj apporte une dimension physique que Montréal ne possède pas en grande quantité. Ses 148 mises en échec lui ont permis de terminer au premier rang de l’équipe la saison dernière. Ses 116 minutes de pénalité démontrent également à quel point son style peut être intense.
Tony Marinaro rappelle justement que ce genre de joueur peut avoir une valeur importante autour de joueurs offensifs comme Ivan Demidov, Lane Hutson et Cole Caufield.
La protection de ces joueurs constitue une partie de son utilité.
Encore faut-il que Xhekaj puisse convaincre Martin St-Louis de lui donner régulièrement cette responsabilité.
C’est probablement la partie la plus inquiétante pour son avenir à Montréal. Le défenseur devra démontrer qu’il peut offrir davantage que son jeu physique. Les décisions avec la rondelle, le positionnement défensif et la capacité à demeurer fiable seront tout aussi importants.
Une bonne saison pourrait complètement changer la discussion.
Xhekaj pourrait alors retourner à la table des négociations avec beaucoup plus de pouvoir et réclamer une entente qui reflète réellement sa valeur. Une campagne difficile pourrait produire l’effet inverse et compliquer sérieusement son avenir avec le Canadien.
Voilà pourquoi le contrat d’un an fait aussi mal.
Xhekaj n’a pas obtenu la sécurité qu’il pouvait rechercher. Il n’a pas obtenu plusieurs saisons pour s’établir tranquillement dans la formation. Il devra encore prouver qu’il mérite sa place.
Le montant de 1,5 million $ n’est pas catastrophique financièrement pour un joueur de la LNH, mais l’augmentation de seulement 200 000 $ envoie un message clair sur le rapport de force actuel.
Kent Hughes garde toutes les cartes en main.
Xhekaj, lui, devra maintenant répondre sur la glace.
Le Shérif possède encore une occasion de renverser la situation. Cette fois, son prochain contrat dépendra beaucoup plus de ses performances que de son potentiel.
Ouch...
