50e but de Cole Caufield: Stéphane Richer au Centre Bell?

50e but de Cole Caufield: Stéphane Richer au Centre Bell?

Par David Garel le 2026-04-03

Le Centre Bell pourrait vivre un moment chargé de symbolique dimanche soir. Pas seulement parce que Cole Caufield est à un but des 50, mais parce qu’un fantôme du passé pourrait refaire surface au moment parfait : Stéphane Richer.

Depuis 1990, personne n’a atteint ce plateau avec les Canadiens de Montréal. Trente-six ans. Une autre époque. Un autre hockey. Et depuis tout ce temps, le nom de Richer est resté seul, figé dans l’histoire comme le dernier vrai marqueur de 50 buts de l’organisation.

Aujourd’hui, Caufield est à la porte.

Deux buts au Madison Square Garden, un 49e inscrit au moment le plus important du match, une séquence offensive hallucinante (28 buts à ses 27 derniers matchs) et soudainement, tout converge vers ce moment-là. Le prochain match. Le prochain tir. Le prochain instant.

Et c’est exactement pour ça que l’idée d’inviter Stéphane Richer prend tout son sens.

Parce que ce ne serait pas juste un clin d’œil nostalgique. Ce serait un passage de flambeau.

Richer, c’était un marqueur pur. Un joueur capable de changer un match avec un tir, avec une présence. Un gars qui savait exactement où se placer, comment exploiter l’espace, comment frapper au bon moment. À sa façon, il incarnait ce que Caufield représente aujourd’hui : une menace constante.

Le voir dans les gradins, au Centre Bell, pendant que Caufield chasse ce 50e but, ce serait lourd de sens. Presque inévitable.

Mais ce qui rend la situation encore plus fascinante, c’est la manière dont Caufield approche tout ça.

Avec un calme presque déroutant.

Après le match à New York, alors que tout le monde parlait du 50e, lui regardait ailleurs. Il n’a même pas insisté pour retourner sur la glace quand le filet adverse était désert. Il l’a dit lui-même : il voulait les deux points avant tout. Rien d’autre.

Dans une ligue où les marqueurs cherchent chaque but, chaque occasion, lui choisit ses moments.

Et ça, ça en dit long.

Martin St-Louis l’a souligné aussi. Ce qui l’impressionne, ce n’est pas juste les buts. C’est l’attitude. La manière dont Caufield pense d’abord à l’équipe, comment il célèbre les autres, comment il s’inscrit dans un collectif qui est en train de gagner.

Mais même dans ce contexte-là, l’histoire pousse.

Parce que ce genre de plateau ne se contrôle pas. Il s’impose. Et quand tu es rendu à un but, avec un match à domicile qui s’en vient, avec une foule qui attend juste ça… l’énergie devient différente.

Tout le monde va le sentir.

Les coéquipiers vont vouloir lui donner la rondelle. Le banc va suivre chaque présence. Le Centre Bell va retenir son souffle à chaque tir.

Et si Stéphane Richer est là, quelque part dans les gradins, ce moment-là va prendre une autre dimension.

Ce ne sera plus juste un but.

Ce sera la fin d’une attente de 36 ans.

Et le début de quelque chose d’autre.