775 562 $.
Pas 8,7 millions. Pas 4,35 millions. 775 562 $.
C’est le vrai chiffre. Le vrai coût. Le montant réel que devrait débourser un propriétaire qui ferait l’acquisition de Patrik Laine à la date limite des échanges du 6 mars, si le Canadien de Montréal retient 50 % de son salaire.
Et c’est précisément ce calcul que Nicolas Cloutier (TVA Sports) a mis noir sur blanc en décortiquant la mécanique de la masse salariale de la LNH.
À partir de là, une chose devient claire : Patrik Laine ne “vaut” presque plus rien financièrement. Et c’est exactement pour ça qu’il sera échangé.
Sur papier, son contrat de 8,7 M$ fait peur. En réalité, à la date limite, il ne reste que 42 jours à la saison régulière sur 192. La masse salariale étant calculée au jour le jour pour les équipes qui n’utilisent pas la LTIR, une équipe qui a accumulé de l’espace peut absorber des contrats autrement impossibles.
Le calcul est brutalement simple :
8,7 M$ × (42/192) = 1 903 125 $
Avec 50 % de rétention salariale, on tombe à 951 562 $ sur la masse salariale.
Au sein de certaines équipes, Patrik Laine n'occuperait qu'une faible portion de la masse salariale après la date limite.
— Nicolas Cloutier (@NCloutierTVA) February 4, 2026
951 562$, tout au plus, si Montréal retient du salaire. https://t.co/d30lWwd8GY
Mais ce n’est même pas le chiffre le plus frappant.
En argent réel, en dollars qui sortent du compte bancaire du propriétaire, Laine coûterait exactement 775 562 $. C’est le montant net, incluant les subtilités liées au boni à la signature déjà versé le 1er juillet. Autrement dit : moins qu’un joueur de profondeur sur un contrat d’urgence.
Conclusion? Le narratif s’effondre.
Non, le Canadien n’aura pas à donner un choix pour s’en débarrasser.
Non, Laine n’est pas un contrat toxique à ce stade-ci.
Oui, c’est un salary dump, mais un salary dump… gratuit.
C’est pour ça que la patience est de mise.
C’est pour ça que le club n’a pas paniqué avant le gel des transactions.
Et c’est pour ça que l’agent de Laine peut respirer.
Le marché va s’ouvrir tout seul.
Les équipes qui rêvent à Artemi Panarin et qui réalisent que le prix est astronomique, que la prolongation est lourde, que les exigences sont extrêmes vont chercher un plan B. Un plan B offensif. Un marqueur. Un spécialiste de l’avantage numérique. Un pari à court terme sans engagement financier réel.
Et Laine coche toutes les cases.
Pour une équipe compétitive, c’est un billet de loterie à moins d’un million.
Pour une équipe en reconstruction, c’est un actif absorbable sans douleur.
Pour Montréal, c’est une sortie propre, sans humiliation, sans payer pour payer.
Le seul vrai bémol concerne les séries, où la masse salariale est recalculée différemment. Si Laine joue un match éliminatoire, son impact grimpe à 4,35 M$ (après rétention). Mais s’il n’est pas habillé, il ne compte pas. Et même dans ce scénario, le montant demeure gérable pour plusieurs clubs.
La conclusion est simple, même si elle dérange certains discours alarmistes :
Patrik Laine n’est plus un problème financier.
Il est devenu une opportunité de marché.
Oui, tout indique qu’il a probablement joué son dernier match à Montréal.
Oui, le Canadien devra retenir 50 % du salaire.
Mais non, il n’aura pas à ajouter un choix, un espoir ou un bonbon pour s’en départir.
À 775 562 $, Patrik Laine va trouver preneur.
Ce n’est plus une question de “si”.
C’est juste une question de quand.
