Moment triste à St-Louis: Brendan Gallagher s’effondre devant nos yeux

Moment triste à St-Louis: Brendan Gallagher s’effondre devant nos yeux

Par David Garel le 2026-01-03

Le Québec en entier est mal à l'aise ce soir.

Voir Brendan Gallagher qui s'enfonce devant nos yeux à St-Louis, alors qu'on lui avait donné la tâche de remplacer Josh Anderson avec Phil Danault et Zachary Bolduc...est un désastre sportif... et humain...

Il fut un temps où prononcer le nom de Brendan Gallagher évoquait immédiatement une image d’abnégation, de combativité et de leadership brut.

Il était le cœur du Canadien de Montréal. Il était le joueur que tout le monde respectait, même ceux qui doutaient de son talent. Mais aujourd’hui, le constat est brutal : Brendan Gallagher est fini. Fini à la corde.Et tout le monde le voit.

Ce n’est plus une opinion. Ce n’est plus un débat. C’est un malaise national.

Une fin qui dérange tout le monde.

Chaque présence de Gallagher en 2025 et maintenant en 2026 est un crève-cœur pour ceux qui ont encore en mémoire le guerrier qu’il a été.

On ne le regarde plus jouer, on le regarde s’éteindre. On le voit peiner à compléter ses présences, plier le dos sur le banc, rater des jeux simples, arriver toujours une demi-seconde en retard. Et ce n’est pas faute d’efforts : il donne tout ce qu’il a. Mais ce qu’il a, aujourd’hui, ne suffit plus.

Il joue moins de 13 minutes par match. Il n’a inscrit que deux buts cette saison. Il n’a plus d’impact offensif, plus de vitesse, plus de mordant. Il en est réduit à tenter d’“optimiser les chances qui [lui] sont données”, comme il l’a lui-même dit cette semaine. C’est tout ce qu’il lui reste : des miettes.

Et ça fait mal. Pas seulement à lui. À tout le monde.

Il n’y a rien de honteux à vieillir, à perdre des plumes, à se rapprocher de la fin. Mais quand le corps lâche avant que le contrat finisse, le malaise s’installe. Gallagher coûte 6,5 millions par année. Il a encore un an à son entente après cette saison. Et dans un alignement jeune, rapide, affamé, il n’a plus sa place.

Le problème, c’est que personne n’ose le dire à haute voix.

Les médias le protègaient, mais depuis que Dany Dubé le décrit en ondes comme « plié en deux » et « à bout de souffle », tout le Québec est sur son dos.

Un ton inhabituel pour un joueur encore actif. La direction, elle, parle de “leadership” et d’efforts. Et Martin St-Louis, malgré l’évidence, tente de camoufler la chute avec des mots bienveillants.

Mais le vestiaire le sait. Les fans le voient. Et Gallagher lui-même le sent.

Alors, que faire?

Laisser traîner le malaise jusqu’à la fin du contrat? Le racheter? Le rayer discrètement de l’alignement sous prétexte de blessure? Tout est possible… sauf l’option qui sauverait l’honneur de tous : la retraite volontaire.

Gallagher a tout donné à cette organisation. Il mérite de sortir par la grande porte. Mais s’il choisit de s’accrocher, si son orgueil prend le dessus, s’il impose à l’équipe le fardeau de trancher, son héritage sera terni. C’est injuste, mais c’est la réalité du sport professionnel. Personne ne mérite de finir comme une caricature de lui-même.

Et c’est exactement ce qui se passe actuellement. Brendan Gallagher est devenu l’ombre douloureuse de sa légende. Et la Ligue nationale entière le voit.

Si Brendan Gallagher a encore un minimum de respect pour ce qu’il a représenté, et pour ce que représente encore l’uniforme qu’il porte, il sait ce qu’il doit faire. La retraite .

Pas pour faire plaisir aux partisans, ni pour arranger les médias, ni même pour faciliter la vie à Martin St-Louis ou à Kent Hughes. Il doit le faire pour lui-même, pour protéger son nom, son legs, sa place dans l’histoire du Canadien.

Parce que s’il ne le fait pas, la fin sera laide. Le malaise deviendra insoutenable. Il finira dans les gradins. Puis oublié. Puis moqué. Ce n’est pas ce qu’il mérite. Mais ce sera inévitable si son orgueil prend toute la place.

Et soyons honnêtes : il n’a plus besoin de cet argent.

Il reste 4 millions à son contrat en argent réel l’an prochain? Qu’il les laisse sur la table. Gallagher, ce n’est pas un joueur qui a vécu chèque par chèque. Et surtout, sa conjointe, Émilie Fortin, vient d’un des plus grands empires financiers du Québec.: Jean Fortin: Syndic Autorisé en insolvabilité, un portefeuille colossal. Il n’a pas à s’inquiéter pour le futur. Ni pour celui de sa fille et de ses enfants futurs.

Brendan Gallagher n’a rien à prouver. Il a prouvé cent fois plus que 90 % des joueurs qui passent dans cette ligue. Il a tout. Il ne lui manque que la sortie. La vraie. Celle qui se fait debout, pas plié en deux sur le banc pendant que les médias rient doucement de son corps brisé.

Et s’il tient à rester dans l’organisation, il y aura une place. Kent Hughes et Jeff Gorton seraient fous de ne pas lui offrir un rôle dans le développement, comme ils l’ont fait pour Francis Bouillon. Ou une mission d’encadrement, comme Paul Byron. Il peut rester dans l’entourage, inspirer les jeunes, transmettre l’ADN Gallagher. Mais pas en patins.

Pas en train de devenr la honte de la LNH en jouant neuf minutes et termine à -2.

Voir la déchéance du guerrier nous brise le coeur. Il faut stopper l'hémorragie.