C’est maintenant officiel. Ce n’est plus une impression. Ce n’est plus une lecture entre les lignes. C’est un fait confirmé par Martin St-Louis.
Arber Xhekaj est laissé de côté. Encore. Et cette fois, il ne jouera pas 5 minutes. Il ne jouera pas du tout.
Ce matin à l’entraînement à Winnipeg, c’est Jayden Struble qui patinait aux côtés d’Alex Carrier. Xhekaj? Absent. Direction gradins. Juste avant la pause olympique. Juste au moment précis où les rumeurs de transaction explosent, où on parle déjà de ses remplaçants sur le marché des transactions (Tyler Myers, Colton Parayko, Braden Schneider, Luke Schenn, Logan Stanley, Vincent Desharnais, Connor Murphy), où son nom circule ouvertement sur le marché.
Cette fois, Martin St-Louis ne se contente plus de réduire ses minutes.
Il l’enlève carrément de l’alignement.
Et ça, dans le langage de la LNH, ça veut dire une chose : le coach a décroché.
Parce que soyons sérieux deux secondes.
Quand ton sixième défenseur joue 5 minutes 51 un soir, 7 minutes le match d'avant… puis finit par regarder le match du haut de la galerie pendant que son concurrent direct prend sa place à l’entraînement matinal, ce n’est plus de la gestion. C’est un verdict.
Martin St-Louis vient d’ajouter l’insulte à l’injure.
Au moment même où tout Montréal comprend que Xhekaj est devenu une patate chaude, St-Louis choisit Struble. Pas par accident. Pas par rotation. Par décision.
Et c’est là que le message devient brutal.
Struble, lui, est sous contrat l’an prochain (1,4 M$). Pas de dossier RFA compliqué. Pas de négociation tendue. Pas d’offres hostiles potentielles. Il est déjà signé à faible coût. Il est interchangeable. Il est facile à gérer. Le parfait 7e défenseur... pour ne pas dire le 8e défenseur quand Adam Engström montera et que le CH ira chercher un défenseur sur le marché des transactions.
Xhekaj, lui, entre dans un été explosif.
Joueur autonome avec compensation qui veut plus que son 1,3 M$ actuel. Un profil physique rare qui attire déjà des équipes. Et maintenant… un entraîneur qui ne lui fait plus confiance.
Le Canadien est pris dans un étau.
S’il ne le transige pas d’ici la date limite, il devra soit :
Lui soumettre une offre qualificative cet été, risquer une offre hostile, ou le garder… sans pouvoir l’échanger pendant un an s’il égalise.
Et dans tous les cas, avec Adam Engström qui pousse fort, David Reinbacher qui s’en vient, et une organisation qui cherche activement un défenseur droitier établi, il n’y aura tout simplement plus de place pour Xhekaj dans la hiérarchie.
La relation avec St-Louis est brisée depuis longtemps.
Ça ne date pas d’hier.
Ça remonte aux pénalités stupides dénoncées publiquement.
À l’épisode du burger et des campagnes marketing mal vues à l’interne.
Aux commentaires du coach sur ses “erreurs niaiseuses”.
À cette impression constante que Xhekaj n’a jamais été son joueur.
Aujourd’hui, on est rendu à l’étape finale : le banc des gradins.
Pendant que les médias parlent déjà de Tyler Myers, Colton Parayko, Connor Murphy, Logan Stanley, Luke Schenn et compagnie, pendant que les rumeurs relient Xhekaj à Chicago, Vancouver, Saint-Louis ou Winnipeg, Martin St-Louis le sort de la formation.
Ça veut tout dire. La fin du shérif est confirmée avant l'heure.
Le Canadien sait exactement ce qu’il fait : il prépare le terrain pour une transaction.
Parce que garder Xhekaj pour rien serait un désastre de gestion d’actifs.
Alors oui, il pourrait techniquement rester jusqu’à l’été.
Oui, il pourrait recevoir une offre qualificative.
Mais la réalité, c’est que chaque match passé dans les gradins rapproche Arber Xhekaj d’un autre vestiaire.
Ce soir, il ne joue pas.
Et symboliquement, c’est énorme.
À Montréal, quand un joueur robuste, émotif, visible, devient soudainement invisible… on sait comment ça finit.
Ce n’est plus une rumeur.
Ce n’est plus une hypothèse.
C’est le début de la fin d’Arber Xhekaj à Montréal.
Et cette fois, tout le monde le voit.
