Acquisition d'un monstre défenseur: le remplaçant d'Arber Xhekaj bientôt connu

Acquisition d'un monstre défenseur: le remplaçant d'Arber Xhekaj bientôt connu

Par David Garel le 2026-02-03

Parler aujourd’hui d’Arber Xhekaj comme d’un simple sixième défenseur serait déjà généreux. Ce qui se passe en ce moment autour de lui dépasse largement la question du temps de jeu.

Quand TVA Sports commence à dresser publiquement la liste de ses remplaçants potentiels, on n’est plus dans l’analyse technique. On est dans le signal clair. Le message est envoyé. Et à Montréal, ce genre de message est toujours cinglant.

Le chiffre fait mal : 5 minutes 51 secondes au Minnesota. Un défenseur de la LNH ne joue pas cinq minutes par accident. Il ne joue pas cinq minutes parce que le match est serré. Il joue cinq minutes parce que le coach ne lui fait plus confiance. Point final.

Et ce n’est pas un incident isolé : une seule fois lors des six dernier matchs au-dessus de 10 minutes. On n’est plus dans une phase d’évaluation. On est dans une mise à l’écart contrôlée.

La bombe, c’est que pendant que Xhekaj réchauffe le banc, les médias traditionnels préparent déjà sa succession.

TVA Sports l’a fait sans détour : le Canadien regarde ailleurs. Activement. Et quand on regarde la liste des noms évoqués, on comprend vite que le dossier Xhekaj est rendu à un point de non-retour.

Du côté de Blackhawks de Chicago, l’intérêt est réel et ancien. Chicago cherche désespérément à protéger ses jeunes joyaux offensifs, Connor Bedard et Frank Nazar.

Un défenseur intimidant, capable d’imposer le respect sans coûter un actif majeur, c’est exactement le genre de profil qui les attire.

Et c’est là que le nom de Connor Murphy devient intéressant dans l’équation. Murphy est disponible, Chicago écoute, et un échange impliquant Xhekaj comme pièce du puzzle n’a plus rien de farfelu.

Pour le Canadien, ce serait clair : un défenseur droitier établi, expérimenté, contre un joueur devenu incompatible avec son entraîneur.

Murphy est tout ce que le Canadien valorise présentement : stabilité, expérience, fiabilité. À 31 ans, il totalise plus de 800 matchs dans la LNH, presque tous à Chicago, où il a été utilisé pendant des années contre les meilleurs trios adverses.

Ce n’est pas un défenseur spectaculaire, mais c’est un joueur qui comprend les angles, ferme le centre de la glace et gagne ses batailles sans se mettre dans le trouble.

Offensivement, Murphy n’est pas un producteur (rarement plus de 3 à 5 buts par saison, autour de 15 à 20 points), mais ce n’est pas ce qu’on lui demande.

Son contrat de 4,4 M$ est lourd, oui, mais Chicago est prêt à retenir du salaire et il devient agent libre cet été. Surtout, Murphy est un droitier capable de jouer 15 à 20 minutes fiables dès le lendemain de son arrivée. Exactement ce que Xhekaj n’est pas... et ne sera jamais.

À Winnipeg, le contexte est encore plus explosif. Les Jets de Winnipeg sont parmi les équipes les plus souvent liées au nom de Xhekaj. Et les deux équipes s'affrontent demain soir.

Ce n’est pas un hasard. Winnipeg aime ce type de joueur. Physique. Intimidant. Capable de changer le ton d’un match.

En parallèle, le Canadien regarde Logan Stanley avec beaucoup d’intérêt. Gabarit rare, progression offensive surprenante, valeur en hausse.

Autre nom lourd de sens : Logan Stanley. Là, on change de catégorie physique. Stanley, c’est 6 pieds 7 pouces, 231 livres. Un colosse.

Mais contrairement à Xhekaj, son jeu est beaucoup plus structuré. Cette saison, après avoir plafonné offensivement pendant des années, Stanley a surpris tout le monde avec 9 buts, après n’en avoir inscrit qu’un seul par saison pendant cinq ans.

Il est encore jeune, 27 ans, et il lance de la gauche. Son contrat arrive à échéance, et les Jets savent qu’ils ne pourront pas garder tout le monde.

Sa valeur n’a jamais été aussi élevée, ce qui signifie une chose claire : Xhekaj seul ne suffirait jamais. Il serait un morceau secondaire, un « throw-in ». Mais le simple fait que Stanley soit mentionné montre que le Canadien regarde plus gros, plus stable, plus mature.

Évidemment, Stanley coûterait beaucoup plus que Xhekaj. On parle ici d’un package deal, où Arber ne serait qu’une pièce secondaire. Mais le simple fait que cette discussion existe montre à quel point Montréal est prêt à tourner la page.

À 28 ans cet été, le CH pourrait le signer à long terme et aurait un monstre droitier comme 6e défenseur. Après, tu peux te permettre de transiger David Reinbacher dans une transaction pour un attaquant top-6.

Le plan B à Winnipeg, plus modeste, serait Luke Schenn. Et c’est là qu’on comprend à quel point Xhekaj est rendu vulnérable.

Schenn, c’est un plan C, voire D. Une solution de dépannage. Un vétéran de 36 ans, utile, robuste, mais sans projection.

Et surtout : il ne coûterait pas Arber Xhekaj, mais un choix tardif de bas-étahe au repêchage. Autrement dit, si Montréal va dans cette direction, ce sera parce que Xhekaj aura déjà quitté, pas pour le remplacer directement. Schenn ne représente pas l’avenir. Il représente un trou à boucher.

À 6 pieds 2 pouces, 225 livres, Schenn peut bloquer des tirs et calmer un match. Son contrat de 2,75 M$ expire, ce qui en fait une acquisition à faible coût si Kent Hughes est en panique.

Le nom de Vincent Desharnais circule aussi, mais là encore, la logique bloque. Desharnais est apprécié à San Jose. Échanger Xhekaj pour Desharnais, ce serait logique pour le CH... mais pas pour les Sharks. À 6 pied 7, 226 livres, il est beaucoup plus fiable que le shérif de Montréal. On ne voit pas le fit pour une transaction.

À New York, le dossier Braden Schneider intrigue. À 24 ans, il serait le candidat parfait pour le CH. Mais il faut être lucide : si Schneider arrive à Montréal, Xhekaj ne serait qu’un throw-in, jamais la pièce centrale. Il faudra la lune qui vient avec le shérif des pauvres.

Et le contexte politique complique tout. La relation toxique entre Chris Drury et Jeff Gorton rend toute transaction CH–Rangers délicate. Possible, mais lourde, coûteuse, et très loin d’un simple échange un pour un.

Ajoutez à cela des noms que TVA Sports n’a même pas encore officiellement évoqués, comme Tyler Myers ou Colton Parayko, et le portrait devient brutal : le Canadien cherche le successeur de Xhekaj, pas à le relancer.

Le timing rend la chose encore plus cruelle. Montréal affronte justement Winnipeg. Une équipe intéressée. Une équipe qui observe.

Une équipe qui pourrait très bien se dire : on va le prendre maintenant, avant qu’il perde encore plus de valeur. Et pendant ce temps-là, Xhekaj joue moins de six minutes, sous l’œil des caméras, pendant que son organisation dresse publiquement la liste de ceux qui pourraient prendre sa place.

C’est un cauchemar de gestion d’actif. Et surtout, un aveu.

Quand une équipe commence à parler ouvertement des remplaçants d’un joueur encore sous contrat, c’est que la décision est déjà prise en interne. Il ne reste que la mécanique. Le marché. Le bon partenaire.

Arber Xhekaj n’est plus protégé par le narratif.

Il n’est plus protégé par le coach.

Et maintenant, il n’est même plus protégé par le silence.

TVA Sports a ouvert la porte.

Les rumeurs s’y engouffrent.

Et à Montréal, tout le monde commence à comprendre la même chose : la fin est proche.