Adam Fantilli met Zachary Bolduc dans l’embarras : le silence commence à inquiéter à Montréal

Adam Fantilli met Zachary Bolduc dans l’embarras : le silence commence à inquiéter à Montréal

André Soueidan
Le 2026-08-30

Le dossier d’Adam Fantilli vient soudainement mettre une pression inattendue sur celui de Zachary Bolduc.

Deux jeunes joueurs importants, deux contrats qui ne sont toujours pas signés à l’approche des camps d’entraînement… mais une différence commence tranquillement à déranger du côté de Montréal.

À Columbus, personne ne panique.

Le directeur général Don Waddell a confirmé publiquement que les discussions avec Fantilli se poursuivent et qu’il demeure convaincu qu’une entente sera conclue avant le début du camp d’entraînement.

Il reconnaît qu’il existe une divergence d’opinions entre les deux camps, mais son message demeure clair : les négociations avancent et Columbus s’attend à régler le dossier.

Fantilli n’est pourtant pas un petit dossier administratif qu’on peut régler entre deux cafés.

Le troisième choix au total du repêchage de 2023 arrive au terme de son contrat d’entrée dans la LNH après deux saisons de 54 et 59 points.

Pendant ce temps, Connor Bedard a signé un contrat évalué à 15 millions de dollars par année et Leo Carlsson a obtenu une entente qui aurait temporairement fait de lui le joueur le mieux payé de toute la LNH avec 18 millions annuellement.

Les chiffres donnent le vertige.

Fantilli a récolté 140 points en 213 matchs, contre 141 points en 201 rencontres pour Carlsson.

Son clan possède donc des arguments. Columbus, de son côté, ne possède pas une marge de manœuvre illimitée sous le plafond salarial et doit maintenant trouver le chiffre qui permettra aux deux camps de sortir satisfaits.

Malgré tout, Waddell parle.

C’est peut-être ce qui distingue le plus la situation de Fantilli de celle qui se déroule actuellement à Montréal.

Zachary Bolduc est lui aussi sans contrat alors que le calendrier avance dangereusement vers le camp d’entraînement.

Pourtant, contrairement à Columbus, le Canadien n’a toujours pas offert beaucoup d’explications publiques sur la lenteur des discussions.

Kent Hughes garde ses cartes près de lui et le silence commence naturellement à alimenter les questions.

Pourquoi est-ce que ça prend autant de temps?

La question devient encore plus intéressante lorsqu’on regarde le dossier de Bolduc.

Le jeune Québécois n’arrive pas au terme de son contrat d’entrée avec le même statut que Fantilli.

Il ne négocie évidemment pas une entente à 13 ou 14 millions de dollars par saison et ne possède pas encore deux campagnes de près de 60 points à son dossier.

La comparaison s’arrête donc rapidement lorsqu’on regarde les montants potentiels.

Mais le moment est le même.

Deux jeunes attaquants importants pour leur organisation respective.

Deux joueurs autonomes avec compensation.

Deux équipes qui doivent maintenant décider jusqu’où elles sont prêtes à aller avant de voir les négociations s’éterniser à quelques semaines du retour sur la glace.

La différence, c’est que Columbus vient de nous dire publiquement que le dossier Fantilli devrait être réglé avant le 16 septembre.

À Montréal?

Rien.

Ce silence ne signifie évidemment pas que les discussions sont bloquées ou que Zachary Bolduc prépare ses valises.

Kent Hughes a déjà démontré qu’il n’était pas du genre à négocier sur la place publique.

Le directeur général du Canadien préfère travailler loin des caméras et ne ressent absolument aucune obligation d’expliquer chacune de ses décisions aux partisans.

Mais plus le temps passe, plus les théories se multiplient.

Notre dernière analyse soulevait notamment une possibilité qui mérite toujours d’être considérée : Bolduc et Arber Xhekaj pourraient demeurer sans contrat parce que Kent Hughes souhaite conserver toute sa flexibilité en vue d’une transaction importante.

Pourquoi se menotter immédiatement avec de nouveaux contrats si le marché des échanges peut encore bouger?

Des joueurs peuvent devenir disponibles.

Une équipe peut soudainement changer ses plans. Une transaction inattendue peut complètement modifier les besoins du Canadien et la place disponible dans sa masse salariale.

Dans un tel scénario, garder Bolduc sans contrat pourrait offrir une certaine flexibilité à Hughes.

Le problème, c’est qu’à force de silence, les questions deviennent inévitables.

Adam Fantilli est dans une situation contractuelle autrement plus complexe que Zachary Bolduc, avec des comparables complètement absurdes autour de lui et une organisation qui doit surveiller chaque dollar sous le plafond salarial.

Pourtant, Columbus affiche publiquement sa confiance et affirme vouloir régler le dossier avant le camp.

À Montréal, le dossier Bolduc continue de flotter dans une étrange zone grise.

Personne ne parle.

Personne ne panique officiellement.

Mais les partisans commencent à regarder le calendrier.

Et Adam Fantilli vient peut-être de rappeler une chose embarrassante à Montréal : lorsqu’un dossier contractuel important tarde à se régler, le silence finit toujours par faire plus de bruit que les négociations elles-mêmes.

Ouf…