Affront public: Arber Xhekaj devient attaquant

Affront public: Arber Xhekaj devient attaquant

Par David Garel le 2026-03-29

Il fallait que ça arrive comme ça.

Pas un retour triomphal. Pas une réhabilitation. Pas un vote de confiance. Non. Arber Xhekaj revient dans l’alignement… à l’aile.

Dans un contexte particulier, presque improvisé. Une absence à combler, un trou dans la formation, et voilà que le défenseur qu’on ne voulait plus vraiment utiliser devient une solution de dépannage à l’attaque contre les Hurricanes.

À voir son entrevue, il est en TA...

Et pendant qu’il tente de s’adapter à ce rôle complètement improvisé, une autre réalité le rattrape de plein fouet : les images tournent déjà partout.

Les séquences de Arber Xhekaj à l’aile circulent sur les réseaux sociaux, décortiquées, ralenties, commentées… et souvent tournées en ridicule.

Et dans une ligue où l’image colle vite, où les perceptions se forment en quelques clips, ça peut faire très mal, surtout pour un gars qui devient agent libre avec compensation.

Certains voient un gars qui essaie, d’autres ne voient qu’un défenseur perdu à l’attaque. Et ça, pour un joueur qui était autrefois respecté pour sa présence physique et son identité claire, c’est une chute brutale dans l’opinion publique.

Une décision qui en dit long.

Parce qu’on ne parle pas d’un ajustement stratégique réfléchi. On parle d’un joueur qu’on tente de garder impliqué… sans lui redonner sa place.

Et ça doit être étrange pour lui.

D’un côté, il enfile l’uniforme. Il redevient actif. Il retrouve l’adrénaline du match, le rythme, le contact. Pour un compétiteur, ça compte. Après des semaines à regarder les autres jouer, à voir Jayden Struble s’installer solidement dans le rôle de sixième défenseur, il y a forcément une forme de soulagement.

Mais de l’autre côté?

Le message est brutal.

Tu ne rentres pas dans l’alignement parce qu’on croit en toi comme défenseur. Tu rentres parce qu’on a besoin d’un corps vu que Josh Anderson est malade.

Parce qu’il manque quelqu’un. Parce que les circonstances l’exigent. Et même là, on ne te remet pas à ta position naturelle.

On te déplace.

On t’adapte.

On te bricole.

Et ça, pour un joueur qui était encore récemment un symbole, un favori du public, un gars autour duquel il y avait une identité… c’est une claque.

Parce que ça confirme tout.

Ça confirme que dans l’esprit de Martin St-Louis, le rôle de Xhekaj à la ligne bleue n’existe plus vraiment. Que la hiérarchie a changé. Que le groupe avance autrement.

Et pourtant, ironiquement, ce rôle à l’aile pourrait aussi réveiller quelque chose.

Parce que Xhekaj, dans un rôle simplifié, sans la pression des lectures défensives, sans les attentes de structure, pourrait redevenir ce qu’il a toujours été naturellement : un joueur d’énergie, physique, direct, capable de changer le momentum avec un seul geste.

Un forecheck. Une mise en échec. Une étincelle.

Mais même là, la question reste.

Est-ce que c’est une opportunité?

Ou un dernier détour avant la sortie?

Parce que quand une organisation commence à te tester ailleurs que là où tu es censé faire ta marque, c’est rarement anodin.

C’est souvent le signe qu’elle ne sait plus quoi faire de toi.

Et dans le cas d’Arber Xhekaj, tout pointe vers la même conclusion.

Même quand il joue… ce n’est plus vraiment sa place.