Alerte transaction à Vegas: Kent Hughes la peur au ventre

Alerte transaction à Vegas: Kent Hughes la peur au ventre

David Garel
Le 2026-06-26

Le Canadien de Montréal vient peut-être de voir s’envoler l’un des joueurs qui faisait le plus de sens pour compléter son attaque.

Les Rangers de New York ont frappé un grand coup en mettant la main sur Pavel Dorofeyev. En retour, Vegas reçoit le 26e choix au total en 2026, le 92e choix au total ainsi qu’un choix conditionnel de première ronde en 2028 protégé.

Une transaction qui soulève immédiatement une question à Montréal.

Pourquoi Kent Hughes n’a-t-il pas été capable d’offrir davantage?

Le Canadien possédait pourtant le 28e choix au total, soit seulement deux rangs plus loin que celui des Rangers. Il détenait également un choix de troisième ronde et tous les actifs nécessaires pour construire une offre très compétitive.

La différence entre le 26e et le 28e choix demeure minime. Et il pouvait très bien offrir son choix de 1re ronde en 2027 (au lieu de 2028) pour battre l'offre des Rangers.

Kent Hughes dirige avec la peur au ventre en ce moment. Et il est en train de manquer énormément d'occasions.

Voilà pourquoi plusieurs partisans se demandent aujourd’hui si Montréal a réellement tenté de conclure cette transaction… ou si Kent Hughes a tout simplement décidé que le prix était trop élevé.

Il existe une autre explication qui circule déjà autour de la LNH.

Le problème n’était peut-être pas le coût de la transaction.

Le véritable problème était peut-être le prochain contrat de Dorofeyev.

Le Russe sort d’une saison de 37 buts, 27 passes et 64 points en 82 matchs. Il a ensuite ajouté 12 buts en 22 rencontres éliminatoires, confirmant qu’il est capable de produire lorsque la pression augmente. À seulement 25 ans, il arrive exactement au moment où un attaquant peut signer le plus important contrat de sa carrière.

Vegas savait qu’il n’aurait probablement pas les moyens de le conserver.

Montréal, de son côté, devait aussi regarder plus loin que la transaction.

Dorofeyev a signé pour 11 M$ par année... étalés sur 7 ans...

Ouch...

Le Canadien devra bientôt négocier avec Ivan Demidov plusieurs autres jeunes joueurs qui formeront le cœur de l’organisation pendant la prochaine décennie.

Ajouter un autre contrat gigantesque représente une décision beaucoup plus complexe qu’un simple échange de choix au repêchage.

Malgré tout, cette transaction laisse un goût amer.

Depuis des semaines, le nom de Dorofeyev revenait constamment à Montréal. Son profil plaisait énormément. Un ailier russe, capable de marquer près de 40 buts, encore jeune et qui aurait pu former un duo électrisant avec Ivan Demidov pendant plusieurs années.

Le scénario était presque parfait.

Finalement, c’est New York qui est passé à l’action.

Cette transaction envoie aussi un message très clair sur l’état actuel du marché.

Les directeurs généraux qui veulent améliorer leur équipe n’attendent plus le 1er juillet.

Ils paient.

Ils prennent des risques.

Ils règlent leurs dossiers avant que les joueurs autonomes deviennent disponibles.

Kent Hughes, lui, continue de chercher le coup parfait.

Depuis le début de la semaine, Montréal a été associé à Matthew Knies, Jason Robertson, Kirill Marchenko, Mason McTavish, Vincent Trocheck, Mathew Barzal et maintenant Pavel Dorofeyev.

Les Canadiens discutent avec tout le monde.

Mais les autres équipes, elles, commencent à conclure des transactions.

Pendant ce temps, le marché continue de se vider.

Dorofeyev est parti.

Knies demeure à Toronto.

Robertson a refusé Seattle et Saint-Louis.

McTavish pourrait quitter Anaheim d’un moment à l’autre.

Marchenko demeure au cœur d’une bataille féroce.

À un certain moment, Kent Hughes devra transformer toutes ces discussions en acquisition concrète.

Parce que les occasions disparaissent rapidement.

Et celle de Pavel Dorofeyev ne reviendra plus.