On assiste à un énorme tremblement politique et sportif en France.
Le réputé journal L’Équipe sort de nulle part et détruit Alex Ovechkin sans aucune pitié.
Le quotidien établi à Paris a choisi l’attaque cinglante.
En détrônant la légende Wayne Gretzky comme plus grand buteur de l'histoire de la NHL, le tsar du hockey Alexander Ovechkin, soutien actif de Vladimir Poutine, est devenu un étrange héros du sport nord-américain
— L'Équipe (@lequipe) January 10, 2026
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Dans cet éditorial, Alexander Ovechkin n’est pas simplement présenté comme le meilleur franc-tireur de l’histoire de la LNH. Il est décrit comme un être humain horrible.
Le journal ne contourne rien : le soutien public à Vladimir Poutine, la création du mouvement Putin Team, l’absence de condamnation claire après l’invasion de l’Ukraine, la photo avec le dictateur toujours visible sur ses réseaux.
Le mot qui revient, celui qui choque, celui qui fait réagir, c’est cette idée d’un « monstre », non pas par le talent, mais par l’ombre qu’il traîne derrière lui.
La plume française est impitoyable. Elle rappelle que l’exploit sportif, aussi pur soit-il sur la glace, ne flotte pas dans le vide.
Elle compare ses buts aux milliers d'Ukrainiens qui ont perdu la vie, la célébration des exploits d'Ovie et les maternités bombardées, la baie vitrée frappée après un tir sur réception et les dissidents assassinés par Poutine.
C’est brutal. Volontairement. L’Équipe affirme que, lorsque l’athlète se fait militant, il entraîne le sport dans l’arène politique, qu’il le veuille ou non.
Ce qui frappe, surtout, c’est le contraste. Ici, en Amérique du Nord, on marche sur des œufs. On parle de « dilemme », de « zones grises », de « complexité géopolitique ».
En France, on tranche. On écrit que l’histoire du hockey est désormais détenue par un homme qui a mis sa notoriété au service d’un régime autoritaire.
On demande, sans détour, s’il est moralement acceptable de l'applaudir. On pose la question que beaucoup évitent : peut-on séparer Ovechkin de Poutine quand les deux hommes sont si proches?
L’éditorial va plus loin encore en soulignant le malaise du silence. Celui des ligues, des commanditaires, des cérémonies pour l'honorer.
Aux yeux de L’Équipe, les fans de la LNH sont complices des horreurs subies en Ukraine... en supportant le plus grand fan de Poutine.
La comparaison avec Wayne Gretzky est aussi cruelle et cinglante.
Gretzky, lui aussi, est rattrapé par la politique . Sa famille est d'origine ukrainienne. Il a bel et bien appellé au bannissement des équipes russes, mais sa proximité affichée avec Donald Trump a tout gâché aux yeux du monde entier... et surtout aux yeux des Canadiens.
Ces deux vedettes sont jugées : deux géants du hockey... mais deux minables politiques selon leurs propos.
En France, l’image d’Ovechkin s’effondre à grande vitesse.
