Alexandre Texier a gagné son pari. Totalement. Et à Montréal, ce genre de pari gagné-là ne passe jamais inaperçu, surtout quand il vient bouleverser l’équilibre déjà fragile d’un alignement… et condamner, presque mécaniquement, quelqu’un d’autre.
Les Canadiens de Montréal ont confirmé ce que tout le monde voyait venir : Alexandre Texier prolonge pour deux ans à 2,5 M$ par saison. Un contrat propre, net, sans artifices. Mais surtout, un contrat qui raconte une histoire de courage, de risque assumé… et de conséquences brutales pour les autres.
Le risque que peu de joueurs osent prendre
Il faut revenir quelques mois en arrière pour bien comprendre la portée de cette signature. À la fin novembre, Texier prend une décision que très peu de joueurs de la LNH osent prendre : il résilie son contrat avec les Blues de St. Louis.
À ce moment-là, il n’est pas un joueur en demande. Il sort d’un passage terne, son rôle est marginal, sa valeur est au plus bas. Il laisse sur la table plus de deux millions de dollars garantis. Il accepte un contrat d’un an à 1 M$ avec le Canadien. Un contrat minimal. Presque symbolique.
C’était un quitte ou double.
Et il a frappé le jackpot.
Une production qui force le respect
Depuis son arrivée à Montréal le 23 novembre, Texier n’a pas seulement “fait le travail”. Il a imposé sa présence.
7 buts, 9 passes, 16 points en 25 matchs
Utilisé sur le premier trio avec Nick Suzuki et Cole Caufield
Temps de jeu sur la première vague d’avantage numérique
Une séquence de six points en deux matchs, incluant un tour du chapeau
Impact visible dans les deux sens de la patinoire
On ne parle pas d’un joueur de soutien discret. On parle d’un attaquant qui a stabilisé le premier trio, qui lit le jeu à la même vitesse que Suzuki, qui n’étouffe pas Caufield, et qui apporte exactement ce que le Canadien cherchait : intelligence, constance, maturité.
À 2,5 M$ par année, c’est presque un vol.
Le choix du Canadien est clair
Et c’est là que ça devient brutal.
Hier à TVA Sports, Jean-Charles Lajoie et Philippe Boucher ont mis des mots sur ce que plusieurs pensent tout bas :
Texier n’est pas une bonne nouvelle pour Zachary Bolduc.
En fait, c’est pire que ça.
Texier prend exactement la place que Bolduc essaie désespérément de conserver. Même profil hybride. Même chaise potentielle dans le top-9. Sauf que l’un produit, sécurise le coach, gagne la confiance… et l’autre glisse, doute, disparaît.
Le Canadien vient, sans le dire, de faire un choix.
Congestion offensive : le compte à rebours commence
La situation devient étouffante pour Zachary Bolduc :
Retour imminent de Jake Evans
Kirby Dach qui se rapproche
Alex Newhook attendu plus tard
Ivan Demidov, Oliver Kapanen et Owen Beck déjà sous contrat d’entrée
Texier verrouillé pour deux ans
Bolduc, lui, RFA, exempté du ballottage, facile à envoyer à Laval
Dans ce contexte-là, la question n’est plus “est-ce que Bolduc a encore du potentiel?”
La vraie question est : est-ce que le Canadien a encore besoin de lui?
Et la réponse, depuis la signature de Texier, est de plus en plus inconfortable.
Le message est sans pitié
Texier a gagné son pari parce qu’il a accepté l’humiliation temporaire pour retrouver sa valeur réelle.
Bolduc, lui, risque de vivre l’inverse : voir sa valeur fondre au point où signer “pour des peanuts” garantis en LNHpourrait devenir une tentation… ou une nécessité.
Certains murmurent déjà le mot transaction. D’autres parlent ouvertement de Laval. Et ce ne sont plus seulement des opinions de partisans : ce sont des discussions qui circulent maintenant dans les médias établis.
Conclusion
Alexandre Texier n’a pas seulement signé un contrat.
Il a verrouillé sa place, gagné la confiance de Martin St-Louis, et envoyé un message froid et clair à toute l’organisation.
À Montréal, quand un joueur gagne son pari de cette façon, quelqu’un d’autre le perd.
Et présentement, tout indique que Zachary Bolduc est celui qui encaisse la facture.
