Cauchemar pour Alexandre Texier: détruit sur la place publique

Cauchemar pour Alexandre Texier: détruit sur la place publique

Par David Garel le 2025-11-29

Il y a parfois des soirs dans la LNH où la vérité se fait entendre... sans filtre... et sans pitié...

Le genre de soir, où un joueur réalise, d’un seul coup, que la réalité est beaucoup plus dure que l’euphorie d’un soir.

Alex Texier vient de vivre ce moment. Après que Martin St-Louis lui ait remis la rondelle du match à Vegas, après une simple passe sur le but de Jake Evans a servi de carburant pour une vague d’optimisme autour de lui, après que certains aient commencé à imaginer un “revival” improbable dans le bleu-blanc-rouge, il y a eu la claque. Une énorme claque.

Et elle porte le nom de Snake Boisvert.

Parce que Snake n’a pas juste commenté la performance du Canadien dans cette dégelée de 7-2 contre l’Avalanche du Colorado. Il a visé directement Texier, avec une précision chirurgicale et une franchise comme on n’en entend plus dans les médias québécois.

Et ce qu’il a dit reflète exactement le scénario que plusieurs, dans les coulisses, prédisaient dès son arrivée : une courte lune de miel suivie d’une chute brutale vers la réalité d’un joueur qui n’a jamais trouvé sa place à long terme dans la LNH.

Snake Boisvert n’a pas tourné autour du pot.

Il n’a pas pris de gants blancs.

Il n’a pas commencé à parler de “système”, de “confiance”, de “processus”.

Il a simplement dit ce que tout le monde a vu ce soir.

« Sur 82 matchs, Alex Texier n’est pas un joueur de la Ligue nationale. »

« Ce n’est pas un top 6, et c’est très difficile de jouer sur un quatrième trio quand t’es pas robuste, pas super énergique. »

« Il va te faire une passe, un beau flash, puis le lendemain tu le perds complètement. »

« Pour moi, c’est pas un joueur de la LNH à long terme. »

« Il n’est pas assez courageux. »

C’est brutal, mais terriblement... 'on point",,,

Et surtout : c’est exactement ce qui s’est passé.

Parce que Texier, c’est le prototype même du joueur qui peut séduire dans une soirée où tout fonctionne, où les lignes sont bien enlignées, où la pression est moindre, où les blessures forcent des options temporaires.

Et c’est précisément là que Snake Boisvert frappe le plus fort : Texier ne joue pas à Montréal parce qu’il a gagné son poste.

Il joue parce que le CH panse ses blessures, parce que Dach est absent, parce que Newhook n’est pas là, parce que Laine manque à l’appel, parce que ce club n’a simplement plus d’ailiers naturels expérimentés pour combler les trous.

Texier est ici par nécessité. Pas par mérite.

Et Snake l’a dit clairement.

Hier, la fiction tenait encore.

Il avait cette passe magique pour Evans, et la caméra captait St-Louis lui remettre la rondelle, comme pour valider le narratif du “nouveau départ”, du “garçon qui se relance”, du joueur qui surprend tout le monde en saisissant son opportunité.

Aujourd’hui, la fiction n’a pa survécu au rythme effréné du Colorado, à la non-pitié d’une équipe élite qui expose sans pitié les attaquants qui ne gagnent pas leurs batailles à la ligne bleue.

Texier n'était pas seulement ordinaire :

Il était invisible.

Il était submergé.

Exactement le genre de match qui confirme ce que Snake affirme depuis des années.

Et ce qui rend sa critique d’autant plus dévastatrice, c’est qu’elle vient au moment précis où Montréal voulait s’enflammer.

Hier soir, après Vegas, après un match émotif, après un groupe qui s’était serré, il y avait cette petite étincelle narrative que St-Louis adore créer : la rondelle remise, le câlin d’après-match, les paroles encourageantes, la belle histoire à raconter aux caméras.

Mais Snake Boisvert a détruit cette histoire en une phrase.

Sur 82 matchs, ce joueur-là n’a tout simplement pas sa place dans la LNH. 

C’est exactement l’argument que plusieurs dirigeants d’équipes répètent depuis des années.

Et c’est exactement ce que Montréal vient de découvrir, encore une fois, dans un match où la réalité du haut niveau n’a laissé aucune place à l’illusion.

Le plus fou dans tout ça?

Même dans une dégelée de 7-2, même dans un match où l’Avalanche a cassé le système comme s’il n’existait pas, même dans un contexte où l’on se serait attendu à voir les jeunes talents prendre plus de place offensivement, Texier a joué presque autant qu’Ivan Demidov.

Oui, tu as bien lu.

Texier : 13 minutes 41

Demidov : 14 minutes

Le prodige russe, celui que Nathan MacKinnon lui-même décrit comme « très spécial », « en plein contrôle », « un futur joueur extraordinaire », a joué… une minute de plus qu’un joueur que Snake Boisvert ne considère même pas comme un joueur de la LNH.

Et à Montréal, c’est devenu un running gag malsain : Demidov joue comme un 13e attaquant. Texier joue comme un bouche-trou. Et les deux finissent presque à égalité.

Il faut le dire clairement : ce n’est pas normal.
Ce n’est pas logique.

Ce n’est pas justifiable.

Et c’est exactement ce qui alimente la colère grandissante contre Martin St-Louis.

Parce qu’on peut pardonner à un coach de ne pas aimer un joueur.
On peut pardonner un système défaillant.

On peut pardonner des match-ups mal gérés.

Mais on ne peut pas pardonner à un coach de traiter un phénomène comme un figurant…
et un bouche-trou comme une solution viable.

Hier, Texier était la belle histoire.

Aujourd’hui, il redevient ce qu’il est : un passager, un joueur temporaire, une solution de courte durée.
Et Snake Boisvert, encore une fois, a dit ce que tout le monde voyait mais que personne n’osait articuler avec autant de clarté.

Pendant ce temps, Ivan Demidov, lui, reste coincé dans une utilisation incompréhensible, et voit son temps de glace stagner pendant que des joueurs de passage comme Texier reçoivent sensiblement les mêmes opportunités.

Hier, il a été moins utilisé que Texier. (12:07 vs 13:44). Aujourd'hui, Demidov a joué 14:12 et Texier 12:26.

Cette fin de semaine, tout a explosé en même temps :

Texier exposé.

Demidov sous-utilisé.

St-Louis critiqué.

Et un vétéran analyste qui dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Ouch...