Alexandre Texier le prodige de 17 ans: une vidéo fait rage

Alexandre Texier le prodige de 17 ans: une vidéo fait rage

Par David Garel le 2026-01-09

Wow. Une vidéo d'Alexandre Texier à 17 ans fait le tour du web.

Il y a des images qui reviennent frapper plus fort que n’importe quelle statistique avancée. La vidéo ressortie cette semaine par l’INA, montrant Alexandre Texier à 17 ans en train de brûler le championnat de France, fait exactement ça.

Elle remet tout en perspective. Avant le tour du chapeau au Centre Bell contre les Panthers de la Floride, avant les débats sur son caractère, avant les étiquettes de joueur fragile et soft, Texier était déjà ce joueur-là : précoce, intelligent, culotté, capable d’imposer son rythme dans une ligue d’adultes alors qu’il n’avait même pas atteint la majorité.

Ce soir-là, pour ses 17 ans, sous les couleurs de Grenoble, il faisait vivre un enfer à Dijon. Trois buts. Du sang-froid. Du caractère. L’entraîneur adverse, Jonathan Paredes, lâchait devant la caméra : « Il est bon, ce petit… à ce rythme, il ne restera pas longtemps en France. »

Texier, sourire en coin, parlait déjà de caractère comme condition de survie dans un championnat professionnel. Ce n’était pas une punchline apprise. C’était une réalité vécue. À 17 ans, il affrontait des hommes, encaissait, répondait, jouait sans peur.

@ina.fr Alexandre Texier dans l’histoire de la NHL ! 🏒 En inscrivant un triplé avec le Canadien de Montréal, il devient le deuxième joueur français à réussir cet exploit dans le championnat nord-américain. ⏪ Retour en 2016 : à seulement 17 ans, le jeune espoir faisait ses premiers pas chez les professionnels avec les Brûleurs de Loups de Grenoble… déjà au grand désarroi de ses adversaires. #hockey #LNH #AlexandreTexier #montreal #tiktoksports ♬ original sound - INA

Dix ans plus tard, l’histoire se répète, mais à une autre altitude. À 26 ans, à Montréal, Texier signe son premier tour du chapeau dans la LNH, devenant seulement le deuxième Français à réussir l’exploit après Antoine Roussel.

La France entière s’arrête. L’Équipe parle de « triplé en NHL ». Le Monde explique à ses lecteurs que « selon l’expression locale, il a marqué un tour du chapeau, soit trois buts ».

France 3, Le Dauphiné Libéré, tous troquent temporairement le foot, le tennis et le rugby pour raconter l’histoire d’un gamin de Saint-Martin-d’Hères devenu figure de proue du hockey français à quelques semaines des Jeux olympiques.

Et ce qui frappe, ce n’est pas seulement la performance. C’est le timing. Texier explose maintenant, après avoir traversé les zones grises : blessures, détours de carrière pour santé mentale et problèmes de dépendance, changements d’environnement, périodes de doute.

Comme le rappelle l'ancien gardien du CH, Cristobal Huet, autre natif de la même région, s’imposer en LNH quand on vient d’un pays « périphérique » du hockey est un combat permanent.

À niveau égal, on favorise ailleurs. Les occasions dépendent des coachs. De la patience. De l’environnement.

« Le Canadien cherchait un joueur de son profil. Il a saisi sa chance et a eu un impact immédiat », résume Huet.

Cette phrase-là est capitale. Parce qu’elle renvoie directement à la vidéo du jeune Texier. À 17 ans, il n’attendait pas qu’on lui donne une place.

Il la prenait. Aujourd’hui, c’est la même chose, mais avec une maturité différente. Il ne force plus. Il lit. Il anticipe. Il se place. Il marque. Et quand la presse française redécouvre son histoire, elle comprend que ce n’est pas une surprise tardive : c’est une trajectoire.

Voir ce kid de 17 ans « brûler la ligue » française, puis voir l’homme de 26 ans faire exploser le Centre Bell, c’est la preuve que certaines carrières ne sont pas linéaires.

Alexandre Texier n’est pas apparu de nulle part. Il revient simplement à l’endroit où il a toujours été destiné : au sommet de ce que son hockey lui permet.

Et cette fois, tout le monde regarde.