Pauvre Mike Matheson.
La situation est en train de devenir franchement malsaine autour du défenseur du Canadien. Après son match difficile à Pittsburgh, les critiques ont explosé une fois de plus, mais cette fois, on dépasse largement la simple analyse d’une mauvaise soirée de hockey.
Matheson est devenu la cible automatique.
Une erreur? C’est Matheson.
Une pénalité? C’est Matheson.
Un but accordé? Regardez Matheson.
Et maintenant, selon les informations qui circulent, certains partisans vont jusqu’à le prendre à partie dans la rue quand il est vu en public.
Imaginez. Se faire attaquer verbalement dans ta propre ville, avec ta femme et tes trois enfants
C’est rendu intense.
Matheson n’a pratiquement aucun droit à l’erreur auprès d’une grande partie des partisans du Canadien.
Le problème, c’est que ses erreurs sont tellement visibles qu’elles deviennent immédiatement des événements.
Et la pénalité contre Sidney Crosby?
Elle n'aurait jamais dû être appelée.
Soit les deux joueurs sont punis, soit il n’y a aucune pénalité sur le jeu. En séries, ça n’aurait jamais été appelé.
Matheson joue énormément.
Il affronte les meilleurs trios.
Il joue en désavantage numérique.
Il est constamment utilisé dans les situations importantes.
Avec autant de responsabilités, il va forcément commettre des erreurs.
Le problème, c’est que les erreurs de Matheson sont devenues des crimes aux yeux du public.
Et c’est exactement ce qui est en train de lui faire mal.
Matheson n’est pas parfait. Personne ne prétend le contraire. Il prend parfois trop de risques avec la rondelle. Il veut parfois réaliser la passe parfaite alors qu’un jeu simple aurait suffi. Son erreur à la ligne bleue est inacceptable.
Matheson aurait simplement dû remettre la rondelle profondément au lieu de vouloir créer une deuxième action.
Matheson n’a plus droit à l’erreur.
C’est encore plus inquiétant lorsqu’on se rappelle ce qui s’est produit lors des dernières séries.
Après le terrible revers de 6-1 contre la Caroline, éliminant Montréal des séries, Matheson s’était présenté devant les médias complètement vidé. Il savait exactement ce qui allait arriver.
Les réseaux sociaux allaient s’enflammer.
Les insultes allaient pleuvoir.
Les demandes de transaction allaient recommencer.
Et elles sont revenues.
Matheson avait même déjà reconnu publiquement à quel point tout ce bruit pouvait l’atteindre.
« Je le vois. Je vois comment les gens parlent de moi et c’est blessant. »
On oublie trop facilement qu’il y a un être humain derrière le chandail.
Un père.
Un mari.
Un joueur qui vit à Montréal et qui voit sa famille être exposée au même bruit lorsqu’une soirée tourne mal.
Prendre un joueur à partie personnellement parce qu’il a connu un mauvais match, c’est tout simplement horrible.
Le transformer en bouc émissaire chaque fois que le Canadien connaît une mauvaise soirée est inhumain.
Pauvre gars.
