Ambiance irréelle à Montréal : même les médias américains sont secoués

Ambiance irréelle à Montréal : même les médias américains sont secoués

Par André Soueidan le 2026-05-16
canadiens

Des journalistes américains qui parlent du Centre Bell comme d’un phénomène culturel… des partisans qui envahissent déjà les rues plusieurs heures avant la mise au jeu… et des Sabres de Buffalo qui commencent tranquillement à réaliser que le hockey, à Montréal, ce n’est pas juste un sport.

C’est une expérience psychologique.

Depuis 48 heures, quelque chose de complètement démesuré est en train de monter autour du Canadien de Montréal.

La victoire de 6 à 3 à Buffalo a changé le ton de cette série, mais surtout, elle a transformé le match numéro six de samedi soir en véritable événement provincial.

Et le plus fascinant là-dedans, c’est que même les médias américains semblent secoués par ce qu’ils voient présentement autour du Tricolore.

Le Washington Post a carrément publié un texte complet sur l’atmosphère du Centre Bell, en expliquant comment la tradition de “Fix You” de Coldplay avant les matchs du Canadien est devenue un moment presque irréel pour les joueurs visiteurs.

Les journalistes décrivent une foule qui chante avec une intensité émotionnelle qu’on ne voit pratiquement nulle part ailleurs dans le sport professionnel.

Quand les médias américains commencent à analyser une chanson d’avant-match comme si c’était un phénomène sociologique… c’est là que tu comprends que Montréal n’est plus dans une série normale.

Et là, imaginez le contexte.

Un samedi soir.

Deuxième ronde.

Le Canadien mène 3-2.

Une occasion d’éliminer Buffalo devant son monde.

Une ville entière qui sent qu’elle est peut-être en train de revivre quelque chose qu’elle n’a pas ressenti depuis des années.

Le Centre Bell risque de devenir complètement fou bien avant la première mise au jeu. Déjà vendredi soir, les réseaux sociaux débordaient de vidéos de partisans qui planifiaient leur soirée, de gens qui parlaient d’arriver au centre-ville dès la fin de l’après-midi et d’autres qui comparaient l’ambiance actuelle aux grandes années de 2010 et 2014.

Même les médias anglophones canadiens parlent du Centre Bell comme du bâtiment le plus intimidant des séries présentement.

Et honnêtement… comment leur donner tort?

Les Sabres viennent de vivre quelque chose d’humiliant à Buffalo. Jeudi soir, leur propre amphithéâtre s’est vidé pendant la troisième période pendant que les “Olé, Olé, Olé” des partisans du Canadien prenaient complètement le contrôle du KeyBank Center. Les vidéos ont circulé partout aux États-Unis et plusieurs comptes américains parlaient carrément d’une “invasion montréalaise”.

Ça, pour une jeune équipe comme Buffalo, ça laisse des traces.

Parce que plus la série avance, plus on sent que le Canadien joue librement pendant que les Sabres jouent avec le poids du doute sur les épaules.

Même Rasmus Dahlin l’a reconnu après la défaite de jeudi en admettant que Buffalo avait été mauvais à domicile depuis le début des séries. Et là, soudainement, cette équipe de 109 points commence à ressembler à un groupe qui doute de lui-même au pire moment possible.

Pendant ce temps-là, Montréal vit exactement l’inverse.

Nick Suzuki joue probablement le meilleur hockey de sa carrière. Cole Caufield est en train de devenir une superstar de séries devant les yeux de toute l’Amérique du Nord. Juraj Slafkovsky semble finalement comprendre à quel point il peut être dominant physiquement lorsqu’il décide d’imposer sa présence.

Et Ivan Demidov… mon Dieu.

Le jeune homme vient de marquer son premier but en carrière en séries éliminatoires et l’énergie autour de lui devient complètement incontrôlable à Montréal. Les partisans sentent qu’ils assistent au début de quelque chose de spécial avec lui.

Mais le détail le plus fascinant dans toute cette histoire concerne peut-être… la glace du Centre Bell elle-même.

Oui, sérieusement.

Depuis quelques jours, certains médias parlent des rebonds étranges près de certaines bandes et autour de la porte de la Zamboni. Même Jakub Dobeš aurait évoqué certains bonds imprévisibles qui compliquent la lecture du jeu.

Évidemment, plusieurs partisans trouvent ça drôle.

Mais en séries éliminatoires, ce genre de détail devient rapidement un élément mental supplémentaire pour une équipe visiteuse déjà nerveuse.

Parce qu’au fond, le Centre Bell n’est pas seulement bruyant présentement.

Le Centre Bell est vivant.

Chaque mise en échec devient un tremblement de terre. Chaque arrêt de Dobeš provoque une explosion. Chaque présence de Lane Hutson fait lever les gens de leur siège avant même qu’il touche à la rondelle.

Et samedi soir, les Sabres vont devoir survivre là-dedans avec une saison entière qui risque de basculer devant eux.

Buffalo joue maintenant avec la peur de l’élimination.

Montréal joue avec l’énergie d’une ville qui sent qu’elle peut redevenir le centre du hockey.

Et ça… ça devient dangereux pour le reste de la Ligue nationale.

AYOYE...