Cruelle décision à Montréal: Cogeco annonce la fin du ménage à trois

Cruelle décision à Montréal: Cogeco annonce la fin du ménage à trois

Par David Garel le 2026-01-04

Le Canadien a connu l’un de ses plus beaux voyages des Fêtes depuis une décennie, mais derrière les sourires, les célébrations et les performances offensives éclatées, une décision lourde se prépare.

Cette victoire pleine de caractère à Dallas, signée Lane Hutson en prolongation, sauvée par un Samuel Montembeault impérial dans les moments clés, referme un chapitre.

Et selon les informations qui circulent à Cogeco, via Martin McGuire, un autre va s’ouvrir dès que l’équipe posera les pieds à Dorval : le ménage à trois prendra fin, et c’est Jacob Fowler, pourtant le chouchou du Québec depuis deux semaines, qui devrait être renvoyé à Laval.

Le timing frappe comme un choc, parce que la soirée à Dallas tendait plutôt vers un conte de fées. Le vestiaire vibrait encore de la joie du voyage : Gallagher parlait d’une équipe “connectée, organisée, sans passagers”, St-Louis évoquait “une attitude irréprochable”, et les jeunes, Slafkovský, Hutson, Demidov, Kapanen, donnaient l’impression que Montréal était bel et bien prétendante à la Coupe Stanley.

Tout est parti du filet. Et le match de Montembeault a tout changé.

Il a été plus fort que ses propres démons. propres démons.

Un arrêt volé à Bourque du bout de la jambière, un autre à Johnston en échappée en prolongation, et surtout une sérénité retrouvée dans un amphithéâtre où il aurait eu toutes les raisons de s’effondrer.

Gallagher l’a dit sans détour :

« Nous ne gagnons pas ce match sans son brio. »

C’était plus qu’un compliment.

C’était un message : Montembeault vient de reprendre sa place dans l’ADN du CH.

Pendant ce temps, Dobeš se débat… et subit encore les moqueries

Même dans la victoire, même quand il ne joue pas, Jakub Dobeš est redevenu un punching ball médiatique.

José Théodore qui expliquait que ses pleurs “montraient un gardien psychologiquement au plancher”.

Maxime Talbot, qui riait de son “ange dans la neige” après un déplacement raté.

Et hier, Maxim Lapierre qui a frappé encore plus fort en disant que Dobeš “avait l’air de porter un casque de bain tellement il nageait devant son filet”.

Ce vocabulaire-là ne pardonne pas.

Ce genre de phrase, lorsqu’elle devient virale, colle à la peau d’un gardien des années.

Et pourtant, malgré ce tourbillon, malgré les cinq buts encaissés sur 25 tirs en Caroline, malgré les hésitations techniques, malgré la perception publique… c’est lui qui reste favori pour demeurer à Montréal.

Non pas parce qu’il est meilleur que Fowler.

Non pas parce que le vestiaire le voit comme l’avenir.

Mais simplement parce renvoyer le jeune prodige à Laval pour qu'il joue beaucoup de matchs est la décision facile.

Après tout, Dobes peut demeurer gardien numéro deux qui joue de temps en temps, vu qu'il ne représente pas l'avenir du CH devant les buts.

Peu importe si Fowler est renvoyé à Laval, On a vu un jeune de 21 ans, projeté dans la LNH presque malgré lui, s’emparer du filet du Canadien avec une maturité qui a confondu les vétérans.

On l’a vu, match après match, se transformer en phénomène culturel : ses highlights tournaient sur les réseaux sociaux, ses entrevues matures ont séduit le Québec.

Fowler vivait son rêve, et Montréal vivait ce rêve avec lui.

Mais le ménage à trois devait mourir, et pour les dirigeants, Fowler est le seul qu’on peut renvoyer sans risque immédiat.

Pas de ballottage. Pas de menace de briser son développement.

Selon les informations qui circulent, la décision serait même “enclenchée”. Le CH ramènerait Fowler à Laval dès le retour à Montréal.

Et cette logique, même si elle se comprend, fait grincer des dents partout au Québec.

Fowler a impressionné. Dobeš a déçu. Montembeault a renversé la saison.

Et pourtant, c’est le meilleur espoir de l’organisation, le plus aimanté par le public, qui reprendra l’autobus vers Laval.

Cruel...