Annonce de TSN: Brendan Gallagher dans les gradins

Annonce de TSN: Brendan Gallagher dans les gradins

Par David Garel le 2026-03-12

La décision qui semblait impensable il y a encore quelques mois commence maintenant à se confirmer.

Et cette fois, l’information vient d’un observateur extrêmement branché autour des Canadiens de Montréal.

Selon Mitch Gallo, animateur sur les ondes de TSN 690, Brendan Gallagher ne sera plus un joueur utilisé à chaque match d’ici la fin de la saison.

« J’entends dire que Brendan Gallagher va désormais entrer et sortir de l’alignement du Canadien… attendez-vous à ce qu’il saute certains matchs. »

Autrement dit, le numéro 11 ne sera plus un régulier automatique dans la formation.

C’est une petite phrase… mais elle dit tout.

Parce que pendant plus d’une décennie, Gallagher a été l’un des joueurs les plus intouchables de l’organisation. Un guerrier respecté dans le vestiaire, un joueur qui a tout donné pour le chandail, qui a joué blessé, qui a accepté les coups et qui a toujours répondu présent.

Mais la LNH ne fait pas de cadeaux au temps.

Depuis plusieurs semaines, la réalité saute aux yeux : Brendan Gallagher n’avance plus. Il y a encore quelques éclairs d’énergie ici et là, quelques présences combatives devant le filet, mais la majorité du temps, le rythme de la ligue semble maintenant trop rapide pour lui.

Et les chiffres récents parlent d’eux-mêmes.

Moins de neuf minutes de jeu dans certains matchs.

Le joueur le moins utilisé de l’équipe.

Pour un vétéran qui compte pour 6,5 millions de dollars sur la masse salariale jusqu’à la fin de la prochaine saison, la situation devenait difficile à ignorer.

La solution choisie par l’entraîneur-chef Martin St-Louis semble maintenant claire : gérer Gallagher comme un vétéran dont le corps ne peut plus suivre un calendrier complet.

Il va jouer certains matchs.

Et en rater d’autres.

Particulièrement lors des séquences de deux matchs en 24 heures, où l’usure devient trop lourde.

C’est une décision courageuse. Parce que Brendan Gallagher n’est pas un joueur comme les autres à Montréal. Il est rendu à près de 900 matchs dans la LNH, avec plus de 240 buts et près de 240 passes. Un joueur qui a marqué une génération de partisans par son courage et sa hargne.

Mais l’équipe est rendue ailleurs.

Avec le retour imminent de Cole Caufield et la montée de joueurs comme Alexandre Texier, la compétition pour les postes devient trop intense pour continuer à fermer les yeux.

Et pour la première fois depuis très longtemps, le Canadien semble prêt à accepter une réalité difficile : l’ère Brendan Gallagher arrive tranquillement à sa fin.

Une fin qui ne se fera peut-être pas du jour au lendemain.

Mais une fin qui vient clairement de commencer.

Imaginez à quel point cela doit être difficile pour Gally.

Parce qu’on ne parle pas d’un joueur de passage. On parle d’un homme qui a consacré pratiquement toute sa carrière à l’organisation des Canadiens de Montréal.

Gallagher a fait ses débuts dans la LNH en janvier 2013 et, pendant plus d’une décennie, il est devenu l’un des visages du club. Il a vécu les séries de 2014, il a vécu la finale de la Coupe Stanley en 2021, il a traversé la reconstruction et il est aujourd’hui le vétéran le plus ancien de l’équipe.

Pendant des années, il a été l’âme du vestiaire.

Le joueur qui allait au filet quand personne ne voulait y aller. Celui qui acceptait les coups, qui jouait malgré les blessures, qui revenait après des fractures à la main, des blessures au visage, des commotions, des opérations.

Gallagher s’est littéralement détruit le corps pour rester pertinent dans la LNH.

Et c’est précisément pour cette raison que la situation actuelle est si cruelle.

Parce que Brendan Gallagher n’a jamais été un joueur de talent naturel dominant. Tout ce qu’il a accompli dans cette ligue, il l’a arraché avec son caractère, avec sa hargne, avec son refus d’abandonner.

Mais aujourd’hui, même cette détermination ne suffit plus.

La vitesse de la ligue est différente. Les matchs sont plus rapides. Les jeunes joueurs arrivent avec des patins explosifs, des corps frais, des jambes neuves.

Et pour un joueur qui a payé un prix physique aussi énorme pendant 14 ans, l’usure finit toujours par rattraper quelqu’un.

Le plus difficile, dans tout ça, c’est que Gallagher reste un compétiteur obsessionnel.

Il ne s’est jamais vu comme un joueur de rotation. Il ne s’est jamais vu comme un vétéran qu’on repose. Il s’est toujours vu comme un joueur de premier plan, comme un moteur d’équipe.

Alors apprendre qu’il pourrait maintenant “entrer et sortir” de l’alignement… pour un gars comme lui, c’est probablement l’une des réalités les plus dures à accepter.

Et il y a un autre élément qui rend la situation encore plus douloureuse.

Gallagher approche des 900 matchs dans la LNH. S’il jouait tous les matchs restants de son contrat, il pourrait atteindre exactement le plateau symbolique des 1000 matchs, tous avec le Canadien.

Une carrière complète avec une seule équipe.

Un symbole rare dans le hockey moderne.

Mais si l’organisation commence maintenant à lui faire sauter des matchs ici et là, ce scénario devient soudainement beaucoup moins certain.

Et pour un joueur qui a bâti toute sa carrière sur la loyauté envers une seule organisation, manquer ce plateau pour quelques matchs serait une ironie particulièrement cruelle.

Parce qu’au fond, Brendan Gallagher n’a jamais joué pour l’argent ni pour les honneurs.

Il a toujours joué parce qu’il aime le hockey.

Et découvrir que son corps ne peut peut-être plus suivre le rythme de la ligue… c’est souvent la blessure la plus difficile à accepter pour un athlète.