Arber Xhekaj accuse la LNH: le shérif a fini de rire

Arber Xhekaj accuse la LNH: le shérif a fini de rire

Par David Garel le 2026-01-12

Arber Xhekaj voit rouge.

Depuis le 1er janvier, le Shérif est premier dans toute la LNH pour les mises en échec. Pas chez le Canadien. Pas chez les jeunes défenseurs. Dans toute la ligue. Et quand on lui a mis ce chiffre sous le nez, sa réaction a été révélatrice.

« C’est le fun. On dirait que je joue un peu plus physique dernièrement. Des fois, tu frappes beaucoup et ça ne compte pas toujours, mais j’ai l’impression que cette fois-ci, ils les comptent toutes. Ça fait du bien. »

Ouch. Voilà une grosse accusation du shérif alors que les mises en échec représentent son pain et son beurre.

Et maintenant que la LNH les compte pour vrai, ce n’est pas un chiffre gonflé par un match. C’est une tendance lourde. Et surtout, c’est un retour aux sources. Parce que Xhekaj le dit lui-même : frapper, ce n’est pas un extra dans son jeu, c’est le moteur.

« Ça fait partie de mon jeu, donc je dois l’utiliser. Quand je frappe, j’embarque plus facilement dans le match. Ça m’aide à rester dedans, surtout quand je ne joue pas énormément de minutes. »

Cette phrase-là explique tout ce qu’on voit depuis plusieurs semaines. Xhekaj ne joue pas 22 minutes par match. Il ne part pas en avantage numérique. Il n’est pas protégé par un rôle offensif.

Mais quand il frappe, il existe. Il s’impose. Il se branche mentalement. Et ça se voit dans toutes les facettes de son jeu, pas seulement dans la robustesse.

Quand on lui souligne qu’il ne fait pas que frapper, mais qu’il joue mieux dans l’ensemble, sa réponse est sans détour :

« Oui, je sens que je retrouve mon jeu. Je me sentais en train de me battre avec moi-même, et là je me sens plus engagé. »

Ce mot-là est clé : engagé. Parce que pendant des semaines, on a parlé de doutes, de recul, de perte d’identité. Or, depuis janvier, ce qu’on voit, c’est un joueur qui a cessé de se demander comment il devait jouer… et qui a recommencé à jouer comme il est.

Même quand la cible s’appelle Patrick Kane.

Quand on lui demande s’il y a quelque chose de spécial à frapper deux fois de suite un futur membre du Temple de la renommée, sa réponse est aussi froide que mature :

« Peut-être qu’il y a trois ans, je n’aurais pas essayé de le frapper aussi fort. Mais maintenant, je joue tout le monde de la même façon. Je ne me soucie pas de qui est sur la glace. »

Ça, c’est une déclaration de joueur établi. Pas d’un kid impressionné. Pas d’un défenseur qui choisit ses victimes. C’est exactement ce que Marc Denis répète depuis des semaines à l’antenne : la robustesse de Xhekaj n’est pas un défaut à encadrer, c’est son levier principal. Son outil le plus visible. Celui qui fait basculer son match.

Et surtout, Xhekaj le dit clairement : on ne lui a jamais enlevé ça... à part quand la LNH décide de lui couper sa raison de vivre de façon malhonnête.

Il n’a jamais arrêté de frapper.

Il a juste traversé une période où il ne savait plus quand et comment le faire sans se nuire.

Mais que la LNH décide de lui enlever des mises en échec comme on retirait des buts à Maurice Richard... c'est inacceptable...

Depuis janvier, la réponse est évidente. Il frappe. Il assume. Il reste dans le match. Et le reste suit.

Les chiffres confirment ce que l’œil voit. Le langage corporel confirme ce que les statistiques racontent. Et ses propres mots confirment ce que plusieurs observateurs disaient déjà : quand Arber Xhekaj joue physique, il ne devient pas un problème… il devient une solution.

Ce n’est pas une séquence.

Ce n’est pas un hasard.

C’est un joueur qui vient de se rappeler exactement qui il est. Et qui rappelle à la LNH... d'arrêter de tricher...