Arrivée d'un train à Montréal: Kent Hughes veut faire mal

Arrivée d'un train à Montréal: Kent Hughes veut faire mal

Par David Garel le 2026-01-08

Quelque chose est en train de changer à Montréal. Le Canadien de Montréal est en train de devenir un prétendant à la Coupe Stanley et Kent Hughes le voit chaque soir sur la glace, il le sent dans la courbe de progression de son équipe, mais il sait qu'il lui manque un élément.

Le Canadien gagne, résiste, revient de l’arrière, mais il manque encore un type de joueur bien précis pour être crédible quand le hockey devient sale, lourd, étouffant. Pas un autre artiste, mais... un train. Un joueur qui frappe, dérange, fatigue l’adversaire… et qui peut marquer.

C’est exactement ce que rapporte RG Media, par la plume de Marco D’Amico, citant une source de la LNH : le Canadien cherche toujours cette combinaison rare de robustesse et production offensive pour son deuxième ou son troisième trio.

Rien pour épater la galerie. Une pièce fonctionnelle, pensée pour les séries. Quand on regarde l’alignement du CH, c'est clair comme de l'eau de roche : il n’y a pas, présentement, de gros ailier capable d’imposer physiquement le tempo et de faire payer l’adversaire sur la feuille de pointage.

Josh Anderson n’est pas un finisseur naturel. Zachary Bolduc était supposé être de gars, mais il déçoit comme jamais. On dirait qu'il joue avec la peur au ventre.

Et en séries, la peur... ça se paie cash.

C’est pour ça que deux noms circulent depuis des semaines : Kiefer Sherwood et Blake Coleman. Deux profils très appréciés à l’interne, deux joueurs capables de jouer dans la boue, de frapper sans sortir du cadre et d’apporter une contribution réelle quand l’espace disparaît.

Coleman, en particulier, coche presque toutes les cases : double champion de la Coupe Stanley, leader naturel, joueur de séries reconnu, sous contrat raisonnable à 4,9 M$ encore pour une autre saison. Il n’est pas flashy, mais il est exactement le genre de joueur que tu détestes affronter dans un match 7.

Selon de plus en plus d'insiders, Zachary Bolduc pourrait être sacrifié dans une transaction pour Sherwood ou Coleman, alors que Martin St-Louis n'est pas du tout en amour avec son joueur.

Mais sacrifier un jeune de 22 ans rempli de potentiel pour un trentenaire "plombier style joueur d'énergie" ? Connaissant Kent Hughes, il ne fera pas cette erreur.

Mais voilà que le dossier prend une autre dimension. Selon la même source citée par RG Media, un nom plus lourd, plus explosif, beaucoup plus dispendieux commence à flotter dans l’air : Alex Tuch.

Pas parce que Buffalo veut absolument s’en débarrasser, mais parce que les discussions de prolongation de contrat ne seraient pas réglées.

Et si Tuch devient réellement disponible, Montréal serait très intéressé. Logique. Tuch, c’est exactement ce que le Canadien n’a pas : un ailier puissant, rapide pour sa taille, capable de marquer 30 buts et de jouer un hockey de séries sans ralentir.

Mais soyons clairs : Alex Tuch coûterait la lune. Un espoir majeus, un choix de 1re ronde et peut-être même un joueur établi.

Sherwood et Coleman, eux, sont des options beaucoup plus réalistes à court terme, tant au niveau du prix que du risque. Tuch vaut la lune. Et c’est précisément pour ça que Hughes n’est pas pressé.

Le contexte joue en faveur du Canadien. Le club n’est pas sous pression. Il n’est pas en mode panique comme Toronto, New Jersey ou Los Angeles.

Les blessés reviennent. Le noyau est jeune. La reconstruction est, selon Hughes lui-même, en avance sur l’horaire. Montréal contrôle le tempo. Il peut attendre. Il peut écouter. Il peut refuser. Il peut surtout négocier en position de force.

Et c’est là que Kent Hughes doit commencer à avoir le sourire facile. Il voit son équipe gagner sans avoir encore ajouté cette fameuse pièce lourde.

Il sait qu’il a des espoirs de qualité, des choix au repêchage, de la flexibilité contractuelle. Il sait aussi ce qu’il ne veut plus revivre : une série comme celle contre Washington, où le Canadien s’est fait brasser, user, étouffer. Cette leçon-là est encore fraîche.

Mais attention à une chose : vouloir ajouter un train et réussir à le faire, ce sont deux mondes différents. On l’a vu l’été dernier avec la quête du centre de deuxième trio. Hughes voulait agir. Il n’a pas pu. Le marché dicte toujours la loi. Même avec tous les actifs du monde, il faut le bon partenaire de danse, au bon moment, au bon prix.

Ce qu’on sait, par contre, c’est que le plan est clair. Le Canadien ne cherche plus une vedette fragile, ni un joueur de saison régulière. Il cherche un gars qui frappe, qui dérange, qui marque, et qui ne disparaît pas quand les arbitres rangent leur sifflet.

Bref, Kent Hughes veut faire mal... avec une vraie peste...

Coleman est peut-être l’option la plus logique. Sherwood, la plus prudente. Tuch, la plus explosive… et la plus dangereuse à payer.

Dans tous les cas, Kent Hughes n’est plus en mode survie. Il est en mode opportunité. Et quand un DG a du temps, des actifs et une équipe qui gagne, ça sent le coup de circuit.